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Full text of "Manuel pratique de vocation [microforme]"

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CIHM 
Microfiche 
Séries 
(l\Aonographs) 



ICIMH 

Collection de 
microfiches 
(monographies) 




Canadlan liwtituM for Htotorical Mlcronproducttora / Inttitiit eanadlwi d* microraproducttom MMofiquw 




1995 



TIM Inttinin hn anmpMd ta okMn «h* bm ori«iml 
oopy miliMt for lilmint. Fntunt of |M> eapy «thich 
IMV bt WMiofnpMollv antqiM, whMi nuy •hw any 
of Mm hnitn in «M rapraduetien. or «thWi luy 
HfiiHicntlv chr i|> «M uhhI mMhad of fitailni. m 



Colowtdconn/ 



D 



Couwrtui» wdoiiiiBuii 
I I CoMT* rotorod md/or lamirattd/ 



Commun mtNrét «^a prtkuMo 

Conr tHh miojnf/ 

U tHra dt cownrtur* minqiM 



D 



CMn féoirapliiqun <n eoutaw 



□ Cotourad ink (i.t. otiMr «un Mut or Umk)/ 
Encra àt couliur (i.t. wim qu* Mmt o<i noira) 

□ ColourMi platH and/or Ulustratiom/ 
P^mdw M/ou illunraiiam «i couhur 

□ BoundwWiotlwrmnirHl/ 
Rolié amc d'nnras doeumna 

QTifht Mndim mty eaiM ilMdoim or diitortian 
■lonf intirior macfin/ 

La raiiun nrrfa pwt cauHT da l-ombra ou dt la 
dtttorrion la loni da la maria intiritim 

□ BItnk laani addad durinf raitoralion may appaar 
wMiin tha taxt Wlwnanr poMiMa. thaM han 
baan offlinad front fihnini/ 
Il M paut qua eanamai pa(a< Manchai ^outiai 
Ion d-una ranauration m pariiiiaiit dam la taMa, 
mail, tonqm aala était poniM.. cas pa|a< n'ont 



D 



Additional eommanti:/ 
Commantairai luppléniantairai: 



Thij itam i< f ilnnd al dM raduetian ratio chackad balow/ 

Ca doeumant ast film* au taax da riduction indiqué ci-danom 

10X 



at biMioirapliiquM 

L'Inttitut a mienf ihné la mailtaur aumplaira qu'il 
■uiaélépaaaiMadaiaprocwar. Ui détaih da eat 
axampWra qui tant paw-Mia uniquaa du point da n 
OiMofrapiNqua. qui pauaant modif iar una inufa 



"»«dutta. ou qui paumnt axifar una modif Ication 
dam la méthoda normala da f ilmata lont Indiquéa 



ci daiauui. 

□ Cotourad pafai/ 
FaiM da coulaur 



Dît 

I [ fimi ranerad and/or laminatad/ 



muufta at/oH paUieuMaa 

nainadorfond/ 



daiadiad/ 
ditachtai 



0»HM>tlirou«li/ 
Transparanca 

0Qualitv of print ttiinl 
Qualité inéiala da l'impratuon 

□ Continuout paaination/ 
Faginatian continua 

□ Indudai indax(Ml/ 
Cofflprand un l.lat) indax 

Tida on haadar takan from:/ 
La titra da l'an-léta prônant: 



□ Titlapa«aofin 
Patada titra da 

I j Caption of iuua/ 



D 



inua/ 

la livraiwn 



Titra da départ da la li>raiMn 



1/ 
Cénériqua Ipériodiquaf ) da la li>rai<on 





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14X 

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2»X 


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17 X 



Th* copy fllmad har* ha* baan raproducad thanki 
to tha ganarotlty of : 

National Ubrary of Canada 



L'axamplaira filmé fut raprodult grtca i la 
générosité da: 

BibUothéqua nationala du Canada 



Tha Imagas appaaring hara ara ttia boat qualhy 
poaaibla eontidaring tha condition and laglblllty 
of tha original copy and In kaaping wMi tha 
fllming contraet spacificationa. 



Original coplaa in printad papar eovar* ara fllmad 
baginning with tha front covar and anding on 
tha lait paga wIth a printad or lliuatiatad Impraa- 
aion, or tha back eovar whan appropriata. Ali 
othar original coplaa ara fllmad baginning on tha 
firat paga wIth a printad or Iliuatratad Impraa- 
slon, and anding on tha laat paga wMi a printad 
or Iliuatratad impraaaion. 



Tha laat racordad frama on aaeh microficha 
■hall contain tha aymboi — »■ (maaning "CON- 
TINUED"), or tha aymboi y (maaning "END"), 
whichavar appiiaa. 

Mapa, piatas, charta, atc, may ba fllmad at 
diffarant raduction ratioi. Thosa too larga to ba 
antirahr includad In ona axpoaura ara fllmad 
baginning In tha uppor iaft hand comar, laft to 
right and top to bottom, aa many framaa aa 
raquirad. Tha foliowlng diagrama liluatrata tha 
mathod: 



l-aa imagea auh«antaa ont été raproduitaa avoe la 
plua grand aoln, compta tanu da la condition at 
da la nattaté da i'axamplaira filmé, at an 
conformité avae laa condltiona du contrat da 
fllmaga. 

l-aa axamplairaa originaux dont la couvartura an 
papiar aat imprlméa aont fiiméa an eommançant 
par la pramiar plat at an tarminant aoit par la 
darniéra paga qui comporta una amprainta 
dimpraaaion ou dlNuatratlon, *olt par la aacond 
plat, aaton la caa. Toua las autraa sxsmplairaa 
originaux aont fHméa an commençant par la 
pramiéra paga qui comporta una amprainta 
d'impraaaion ou d'Illuatration at an tarminant par 
la darniéra paga qui comporta una taila 
amprainta. 

Un daa symboles aulvanta apparaîtra sur la 
darniéra Image da chaque microfiche, aalon le 
cas: le symbole — »- signifie "A SUIVRE", le 
aymbole V signifie "FIN". 

Les cartaa, planchée, tableaux, etc., peuvent être 
filmée é dae taux da réduction différante. 
Loraque le document eat trop grand pour être 
reproduit en un aaul cliché, il eet flimé é partir 
da l'angle aupériaur gauche, de gauche é droite, 
et de haut an baa, an prenant le nombre 
d'Imagea néceeealra. Lee diagremmee auivants 
illustrent la méthode. 



1 2 3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



'•ŒOCOfr ItSOUITION Tin CHAIT 

{Mat ond ISO TEST CHART Ne. 2) 



1.0 



1.1 





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12.0 






l«3 Eoat Uain SiM 

RocSmI.., Nm Tort. 14009 US* 

(718) 483 - 0300 - PhoB» 

(718) ÏBe-5»é»-Fo. 



Manuel Pratique de Vocation 



Juin, itio. 



PERMIS D'IMPRIMER. 

t L. N. ArehcTéquc de Québec. 

PERMISaU 8UPBRIORUH. 



1^^: 



Bnrifinri eonfonniinent i l'«cte du Paiement du CuMda, eoncenuu» l> pro- 
rritti Uttérâlre, pu Louii Portier, au Mininire de l'agriculture et de U 
statiitiquc, i Ottawa. 






m 



Une Retraite de Vocation 



Manuel 

Pratique 



DE. 



Vocation 



Par le R. P. Louis Portier 

Rédcmptoristc 




QUBBBC 
Itnp, BrouiMau ft Occrochcra 









BiBuoTHÊQV€ oas Tuois mviÈeëft 



PREFACE 

Cet ouvrage s'adresse avant tout aux Jeunes 
Gens et Jeunes Filles qui ont déjà suivi une se™ 
Conférences sur le choix d'un état de vie, dans 1™°? 
de mieux connaître leur destinée. Il a Mur objet de 
continuer l^euv^ commencée dans une retS de 
vocation En effet, des Instructions de ce genrl 

et matériaux d'un choix judicieux ; mais eUes ne 
supposent pas toujours uiie décision définitive et 
immédiate. En attendant l'heure de la Sdence 
nos Jeunes Gens et Jeunes Filles aime^nT^ 
le mLt «, w"""?? '*"" réflexions et méditations sur 
• le même sujet. Nous avons essayé de résumer et de 
condenser en ces humbles pages, la plupart dw idéel 

îïfJL 1 ^ ™P"*^^' '^"^«"t incomplètes, on aura 
rl^l "f '"'""' F« ««""«el. H est destii^é à faire ' 
revivre le souvenir des moments heureux que l'on « 
consacrés, sous l'oeil de Dieu, à l'étude de cettS 
question : QneUe «rt m» TooaUon ? 

avoi^f^fr^f^iS'^J^^?* 'J*"* * "«"* e* * «eUes qui, sans 
avoir fait de Retraite de vocation, voudraient s^ 
truire par eux-mêmes sur cette mktière. Nous n^ 
so^es efforcé d'exposer, d'une n^ère cla?" 
abrégée, méthodique, la doctrine la pl^Sune d« 

P S,mï?^??? 5" f^ encourageantes paroles du 
-«^^ T^° des plus grands services qî^on puisse 
rendre aux Jeunes Gens est de les aider (ans le cS 
qu'ils doivent faire d'un état de vieT 

(Catech. spir. I. 33.) 
ÏTop heureux serons-nous, si nous parvenions à 
aider eflScacement une seule â^e en cette Sre 

J. KJ. A. 



MANUEL 
PRATIQUE DE VOCATION 



PREMIERE PARTIE 



De la vocation en général 

OEAPITBE PBEMIEB 

NOTIONS 

«h^iJ"^' X?.'*"î°:— <^e mot signifie appel. C'est le 

Srétieme ^""'" ""** "*"* ^'™ ^*"* ^® "^^ 

La diWne R-ovidence, de toute éternité, destine 
quelqu un à un état de vie chrétienne. Puis/le temps 

l^hJ" ^ Ç"??!'! ''^yjî^' «""^«"t même l'oblige à 
embrasser cet état de préférence à tout autre. 

2. Etat de vie chrétienne.— C'est une certaine 
mamere de vivre, stable ou perpétuelle, établie de 
Dieu mu, par l'ensemble des Sevoirs qu'elle impose 
des dlècultée qu'elle suscite et des grâcM Se 
procure, se distmgue notablement de toute autoe 
manière de vivre. ouue 

rJl™^r^î*îf«'' '''*' '"'"* n'entendons pas ici les 
diveneg fonctions ou conditions sodales par \Z 
quelles on aide ses semblables en se procurant les 
moyens d'existence, comme la profession de corn! 
merçant, de cultivateur, médecin, militaSe, ew- 



10 



MAmiKÏ, PBATIQUE DE VOCATION 



donnier, couturière. Ce sont là des manières de vivre, 
libres en gênerai, et que l'on peut changer à son jtrf 
quand les circonstances le conseillent ou l'exieeut ■ 
mais ';'';^ne sont pas des états de vie proprement dits j 
le mot état indique la stabilité. "ui, mw , 

—3. Nombre des états de vie chrétienne.— En 
considérant les devoirs, les difficultés et les grâces 
inhérentes aux diverses manières de vivre qui sont, 
de fait sûmes dans l'Eglise, et qui entrent dans le 
cadre de la dmne Providence, nous sommes conduits 
àreconnaitre quatre états de vie bien distincts : le 
OéUbat dans lo monde, le Mariage, la Vie Belioieiue et 
Je BMerdoce. Ces quatre états ont vraiment chacun 
des devoirs propres, des dangers particuliers et des 
^aces spéciales. Nous parlons ici de devoirs graves 
5U1 affectent et modiaent la manière de vivre, et qui 
influent sur l'ensemble de la conduite ; de dangers 
spirituels qui résultent de la position ; et de grlces 
annexées par la Providence à ces états. 

—4. Dieu destine à chacun un état de vie.— Oui 
Dieu a choisi de toute éternité pour chacun la place 
qu 11 doit occuper en ce monde. 

On le prouve : J^^par la raison ; 2o. par le témoi- 
ga^fi ; 3o. par l'Ecriture. 

1. La raison.- 1. Dieu en a le droit- n est le 

Créateur, le maître souverain, la fin dernière de tous 
les hommes : nous lui appartenons tout entiers : notre 
corp et notre ame, notre vie et notre temps, nos 
actions et nos facultés, tout est à lui ; il wM àone en 
disposer et régler l'usage que nous devons faire de 
ces biens qu'il nous a donn^ ; il a le droit de désigner 
la route que nous devons suivre pour parvenir à notre 
nn, procurer sa gloire et nous sauver. 

2. n en a le devoir. 

i> SfK^^ ®^"' connaît parfaitement notre nature, 
1 aptitude, la capacité, les inclinations et les besoins, 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION H 

«r.f*fJ™w "^ ^"^ ^'"■"l*- *°"*^ ^«* dispositions pré- 
sentes et futures de chacun de nous, tout ce qui nous 
est avantageux et salutaire, tout ce qui noul serait 
nmsible et pernicieux Qui donc mieux que lui 
peut tracer a chacun la bonne et vraie route à suivre 
icijbas î Sa Bonté exige qu'il le fasse pour notre 

(b) Nous savons qu'il y a une Providence, et non 
pas seulement une R-ovidence générale, mais aussi 
une Providence spéciale, personneUe, qui porte sa solli- 
citude sur chacune de nos têtes, desquelles un cheveu 
Sfi-ÎÎ?^T^ "*^ ^ permiMion de notre Père 
cweste.—L Evangile nous dit aussi "qu'un netit 
oiMau ne tombe pas sur la terre sans la voIontTet 

î^,r^3?^^?*'''r*»'*- ^'" "" ««t «»«i- «onment cro^ 
3ïf ^/ï 5 etf'ide pas aussi sa sollicitude au choix 
???*'**.<'• Jl9. «lorsqu'il y va de nos plus grands 
mterets ici-bas, et même de notre salut étemel ï 
Eh quoi ! Dieu pourvoit si libéralement à nos besoins 
temporels, il mamtient avec tant d'exactitude l'ordre 
et l'harmonie dans l'ensemble des êtres crées pour 
notre service, il nous prodigue avec tant de libéralité 

ih,. „T n^ ? "J* *y^ *î •** "^•'''^ incomparablement 
plus excellents de la grâce ; et nous lui attribuerions, 
je ne sais quelle insouciance pour ce qui nous intéressé 
le plus vivement I Ce serait renverser toutes les idées 

?? S°^"''™i '^^T?'^" ^* ^« «* providence paternelle. 

J^ sagesse de Dieu exige donc aussi qu'il nous 

indique lui-même notre place sur la terre, c'est-à-dire. 

i état de vie que nous devons embrasser. 

n. Le Témoignage.— Dieu décrète, dit Suarès. d'ou- 
vrir i chacun teUe ou teUe voie. B donne à chaque 
ame une grâce non seulement extérieure, mais 
inteneure par laquelle l'intelligence est pei'suadée. 
tandis que la vo onté, mue peu à peu, est attirée 
ann qu'elle veuille. 

Saint-Alphonse.-" Dieu veut que tous les hommes 
parviennent au salut, mais non par les mêmes 



i 



M MANUEL PBATiqCE DE VOCATION 

voies. Comme il a distingué dans le ciel divers 

divers états de vie, comme autant de route pour 
aller au cieh" (Selva E 2). 

Le choix n'est point arbitraire. " Pour entrer 
dans un état de vie quel qu'il soit, il faut nécessS- 

tfon'n /«t'i-' "PP"^^ ••\?'«'i' "«'' «''"« cette voTa- 
«iH«f«il ;. K.™P.°^^'"f' '^" """^s t'-ès difficile de 
satisfaire aux obligations de cet état et de se sauver. 

r „T4? «."i ^'* ""^'^T^^ ; «'est Dieu qui, dans l'oi-dre 
de sa Providence, assigne à chacun de noîis un état de 

nJ^'n^L"? P-F^P^""" '',"?.""^ '«« «grâces et les secours 
propres a l'état auquel il nous appelle." 

Ouibert.-" Nous croyons à la Providence, et par 
là, nous savons que Dieu trace à chaque honâie 
sa voie sur la terre. ^^ 

hnrnmo^P?* ''"•'ïî? révélation expresse dise à chaque 
nS!*'**t!.'?°*^'*'"'« «^«««ne- ™«8 par les incU- 
Si-? JUiS ^'*" "?"* dans son âme, et par les condi- 

a^oV^^^T" ^"f " ''™*°"'-«' il '"t «entir dans 
quel chemin chacun de nous doit diriger ses pas. C'est 
iWmble de ces attraits intérieurs et de ces ci- 
vocatfôn " ^''**'™"'"^^ l*^ constitue et manifeste la 

m. L'Ecriture.— 1." Je sais, Seigneur, dit Jérémle 

3" " n'appartient. pas à' l'ho'înme'de choZ m 

voie et de diriger ses pas " î (Jér. 10, 23). 

—C'est donc à Dieu que cela appartient. 

2. " Comme dans le corps humain, dit St-PauL 

Il y a un grand nombre de membres dont chacun a sa 

place et sa fonction propre, ainsi dans l'Eglise, qui est 

le corps de Jésus-Christ, il y a des étate divers, et 

chaaue membre, c'es^-à-dire, chaque Adèle, a aussi 

Stà'^ ''n'^-'?°f''",P"'?ï?- L'Esprit-Saint faUce 

?o"^fù Méplat''"' '" ■*'•" ^* ''' ^'''' "^'««t^" 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 13 

3. " Chacun a son don particoUer qu'U reçoit de 
Dien ; l'un d'une manière et l'autre d'une autre " 
(1 Cor. 7, 7.) 

4. " Que chacun reste dans la vocation que Dieu 
lui a départie." (1 Cor. 7.) 

Il n'y a donc aucun état, aucun genre de vie 
auquel ne s'étende la divine Providence. Dieu a 
marqué à chacun sa place et l'usage à faire de sa vie. 
Mariage, célibat, vie religieuse et vie sacerdotale sont 
des états trop importants, et le choix entre deux 
alternatives opposées intéresse trop la fin dernière 
pour que Dieu ne détermine pas à chacun le parti qu'il 
devra embrasser. 

^*PU<»tion— (a)- La vocation, c'est la carrière, 
I état de vie et comme la place propre que la Pro- 
vidence destine à tout homme ici-bas. On nomme 
cela vocation, c'est-à-dire appel, parce que Dieu 
appelle en quelque sorte, chacun par son nom, 
pour lui assigner une place en ce monde. Gou- 
vernant l'univers avec ime sagesse infinie et toute 
paternelle, Dieu voit les divers états, les divers 
degrés, les diverses places de la société humaine, 
et il crée pour les remplir des hommes auxquels il 
donne les qualités et les grâces propres à cette 
lin ; en sorte que chacun dans les vues de Dieu 
est destiné à un état qui constitue sa vocation. 
Dieu se conduit comme un père de famille qui 
assigne a chacun de ses enfants, le travail, l'emploi 
qu U sait être proportionné à ses forces et à son apti- 
tude ; il se conduit comme un habile jardinier qui 
met chaque plante, chaque arbre dans le terrain qui 
lui convient ; comme un architecte qui taille chaque 
pierrre selon sa destination ; comme un horloger qui 
ajuste chaque rouage à la place où il doit fonctionner. 
Ainsi agit la Providence, elle destine à chacun un 
état, une vocation ; en sorte que la vocation ne dépend 



14 



MANUEL PBATKJUE DB VOCATION 



pas proprement de nous-mêmes, ni du choix arbitraire. 
àe.n^s parents , mais des conseâs de Dieu'q^ral 

sont?oL^S^"Sr.4"'^è.^|^'^^nlïïSr^« S 

?r^vr;ï?L«or^tESSf^ 

peds, les yeuz, sans êtrfégXL^nt nobW soS 
H»„Jo^-i^°"*^*'''®?^'=^«^t*t8 constituent différents 

est exécutée en marbre, en ivoire ou en o? ' 

(d) Si nous considérons les états d'une mimiiro 
dnt^^t' ''^«*-à-<lir«. P«/: «pport aux hoZes qS 
doivent occuper, le meilleiir pour chacun est évf 

qun'TsUfré^r'S"-*^*''P^«'^- ^^onenït" 
que, e est la 1 état qui Im convient, qui est tait rvmr^ 

ta, pour lequel il est fait, et pour l'e^i^l U a rLrSf 
Dieu des talents et des grâces propJrtioimét. ^ ^ 
L'état le plus saint n'est donc pas le meilleur nonr 
tous pas plus que la matière la plus préc™n'e^ïf 
meilleure pour tout ouvrier S'a^f rt ifJ, , 

d'un ouvri^ en.bois î ÏTmeilleK^ïièFe'ceUe'S 
travaillera le mieux, c'est le bois • nour l'n,,!nri J 
inarbre, c'est le mar'b.e ; pour P^rfé^^f cfe^f '" 



MANTJEL PBATKJUE DE VOCATION 15 

(e) Par le choix que chacun doit faire de son 
etatjnous entendons le soin qu'il doit prendre et 
l'obligation qu'il a, de consulter la volonté de^Dieu 
8V^ ce point afin de se conformer aux ordres de Lr^" 

+«„=?''*'***' ■* vocaaon, c'est donc : lo. Employer 
pour nous , <Jo Apres l'avoir connue, s'y eneairer avp.» 
îéSrr.f''''''^''*",'!"''"' y r'enc'^nt^rl et k 
5: ktbn'é iflâtr^^^' ''""^^ ''^' l'expression 

niS'ffiSaf o"*ftïS;2'! '* '**"^ ''**** «"• "*~ 
I. Par la raiaon.— L'homme qui suit sa vocation, oui 

fctn'so^n'^u't!'''^"^'^""'''^" ---' l-'il 
1. C'est là Molement qu'on est heureux. 
™„.î^ dans sa vocation on est heureux : dans sa 
pZIT ?" '^Yr^'^h o^ se sent à l'aise. Pou?quoi1 
Parce qu'on est à sa place ; ainsi encore le petit oiselu 
hl^^V^,^J^ ^^' '« poisson clans la rivière la 
et 5?n^ '* Pâturage-paree qu'ils sont à l"S pîkce 
et dans leur élément. L'homme pareillem7tit «» 
trouve heureux, quelque humble q^ldt"^''*con 
dition ; pourvu qu'il soit à la place que Meu Ca dS 
tmee, pourvu qu'il soit dans s^ vocation 

membr^ZS^HÏ^ ^ ■'"•*^'l"^ ^ ^<"^«0" est comme un 
SSrélémenr <î?,f JO"^t"re, comme un être hors de 
^JhJ^f^^S^?*^ un voyageur faisant fausse route! 
Tvâ^l P^^^ement hors du chemin frayé qiS 

ellmnli l'Xf'î?^" ^ "% P**"«,- Considérons, pw 
exemple, 1 état du sacerdoce : c'est le nlua sainf pflÔ 



1« 



«^«L PBxn,„K M VOCAnON 






MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 17 

dispose tout pour l'accomplissenieiit de ses desseins a 
prépare d'avance dans ses décrets étemels, les wwm 

fr„ ^tf T- ^^ T"^ ""'■'* ^^^^ PO"»- «e sanctifier™ 
les a attaches à la îondition pour laquelle il nouR r 

ftin^f f P*'!}'" '^"P'''. '^" '*«^°^"' ««"'•es et les fonc- 
tons samtes du sacerdoce ; à l'autre, U réserve 
lespnt d'ordre, de régularité, et de conduite pl^e 
qu li 1 appelle a fonder un nouvelle famille, qu'il devra 
diriger par ses conseils et édifier par ses exempks • 

tedlret'H^i^î"^'^'' ^'' «™?« ^« piété, irs: 

?,;T A "'T®' J^^"""^ I"* " doit vivre loin des 
te ^.'"'"'de ; à celui-là, au contraire.le don de 
la force et du courage chrétien, parce qu'il sera exposé 
au milieu du siècle, à la séduction des plaisir et à îa 

ces donT^r- -'"'P""* ^"'?"^"- Mais pour Recueillir 
ces dons précieux, ces grâces spéciales, fruits de sa 
miséricorde, il faut occuper le poste qu'il nous a 
marque, remplir les fonctions pour lesquelles Tnous 
a choisis, vivre enfin dans l'état auquel il nous a lu"! 
même appelés. «o a lui 

™r„,S.*"i' ''"l^?^ b """* accorder son secours pour 
mSlnf,°v'^^*îî"î!-?"' """« *^°"« contractées 
Zr,fL ■ ^T,"^"**-^ «^ P-Xitection et son appui 
dans une voie qu'il nous avait interdite, et peut-il 

^Z n-?î''Ti P'T^' ¥«• "^o"» récompenser d notre 
i^dehte et de notre révolte, en transportant à une 
position qm n'est que l'effet de notre choix téméraire 

Srîis'r " "• " "^^" ^««'=^- ^ -^ 

Développons un moment ces pensées. Les devoirs 
que nous aurons a remplir, quel que soit l'état de vie 
que nous ayons choisi, les dangers que nous y rencoT 
trerons, les peines qui nous y attendent, tout se réunit 
pour nous faire une loi sacrée, une obligation ii..lis- 



la 



s I 



ICAOTEL PBAnQU» DB VOCAMOJT 



v^r'« dWer da»» VéUt de vie où Bieu nous 

.un.^' à^r^iP'ri^in- les -.voir. q„e nous 
chaque profession à ses ohLt*"* "^^ "« ! en effet 
tient de nous do^e" lïnte"" î «' à qui ap^rl 

secours, la grâce ne™egLire?^,"1''' ^^ talents, les 
ment se pn,n,ettre qS^n saTiSè™ """T^^" » Com- 
obligations, si on ne ««.,♦» r*^" exactement à ces 
Dieu , et coiUent P'utoir7*r '"/ ^' ««"<>»« de 
contre la volonté divine au'on'^w"îP*'''*' 1"«°d c'est 
peut-être si lourd et si peu Z J?Î;""P?«^ «« '"deau, 
Lunuere, prudence, sagesse ïn^r^""^ * ««» '"«-ces î 
nous est assuré, si iouf Z;I"^J^^^' coMtance, tout 
nous trace la dîvin^ prince t'"' 1» We que 
«voir la-dessus auciie «aranZ «',• ""* "« Pouvons 
'de cette voie-que nous sim^. ' * °°"* »°"s écartons 
ment connueT^ supposons certaine et claire- 

" à courirtCg^^de 'S '•'^ •^•" S"e "ous avons 
tions nomSe? aH. * ^T"« ''««r l'âme • tentf 

.ôté du pe'd^'eiaTeiolTd" ' "^^^^^^ ^» 
^u côte des personnes avec Snliî* ''^^ occupations ; 
-wvre ; du c§té des diffi J,dté« nïï *'* """^ «dirons à 
wons qui se réveU W ÏÏ 9",' «"rgissent, des pas- 
assauts^. 8'iles[Saisé'auc&* ^' «' ^"^e"^ 
et d'avancer dans la vertn »lnJ^ '■'^° ^^ «« «"«tenir 

quence de sa fidélité à sa^olationT" *>"> ''°''«^- 
dantes lui sont àssuréeret m,„ ° ' ?®? ^^"=«8 ah.r;- 

g^^etteaUincerstc^?.r^rt'-i-^^^^ 

dugeA'4*^t'fct^";l- peines inséparables 
PartoMt jles étaVlLpC^^/i?.; >' y, « del^ peines 
e-.t. Mais ces peint VK^t^Ts XeU:? 



MAKOTL PBATigUB I» VOCATION ig 

à éidter, puisqu'eUes sont inséparables de k vie chré- 
tienne ; ces peines qui, avec le secoure de la srâcT 
deTaennent douces et agréables lorsqu'on se trouve t 
sa place, et que l'on reçoit tous les secoure destinés à 
cf/.S^^rPP"^'J ?""''*Ke"«ement ; ces peines eSn* 
ces sacnflces qui doivent avoir une si grande influencé 
sur l'affaire du salut, comment les sup^rtera^n^ 
par une infidélité bien coupable, on s'est rëidS 
indigne du secoure d'en haut, si on se les est attWs 

?kfrf ' 'r*"' ? T*" ^ ^°l«"t« de Keu on s^t 
charge de ce fardeau intolérable? De quel côté se 

^ÏÏ^T;*;?" '°™S""' . '""'"^^^^ d'afflictions près, 
santés et d'amere chagrins, on ne pourra pas, poS se 
consoler et se fortifier, s'appuyer sur la^^lo^tfde 
Iheu, tomoure sainte, toujoura aimable, toujours 
nusencorieuse, alore même que son bras s'appŒt 

Cr^t T"-",'." * *^"?"« ^««««"'«^ restera TCd* 
heurî et ou l'ame puisera-t-eUe le courage la réai- 
gnation, la constance nécessaire t ""™8*' ^ '^«s»" 

Je ne veux rien exagérer: je sais Qu'il n'est 
aucune circonstance, aucuSe position, s'y trouva t4n 
engage contre la volonté de Dieu clab-ement connu" 
ou l'on ne puisse éviter le péché et faire son sSut • 
Si!.*^.' «t i«/épète qurs'il faut hW bien Se^ 
combats, et se faire violence pour opérer son salut 
quand on est dans l'état où Dierappelî^ et qXn mut 
compter sur le secours particulier de sa ^âce JaXse 
devient mcomparablement plus difficile^ et plus eri- 
un^^Lf^?ÏS' ^" ^ *■*"'«• °° «« t'°"^« engagé dans 
est nritr^?^" "^•"•"^ I''"'?" P««' «t dans l4uel on 

lirqu'a\"id!sr '^'•''"''"^^^^ "^"^ »« '^' p- 

„n ^1"^ ^t .™eux comprendre encore comment 
un mauvais choix produit souvent une mauvaise vie 
cette mauvaise vie, une mort malheureuse, et cette 

S'paVfi''SiéSk"'PP^''*"^-"*'"« -« -"*^ --- 



a». HANUBL PBATIQUE DB VOCATION 

de 4tell^^raS%tlwS^^^ ^a'-?"* «* 

grâces Particulières^ot nw^z Pauf'f^'"* -"'" 

imiombrabTeTqu" vous Za w rS^"*"-\ '^■'' »™=«« 
les tentations%ous Sp, «T**" victorieux dans 
trois espèces de grâces S™ Th»-f"-'** P^'^'f '«« 

dangers, nous aide aprèsles ch„?es pL t'^' ^Z" 
Dieu nous excite hmx ant;^J^ 1 ^^^ '" seconde, 

l'esprit par LTluSi^f TImIuu/Tf' ï'- P'^^«»* 
suaves impulsions, pi la tSèU reir^* ^"l ?^ 
au milieu des ténèbreret des emSi^ afin°T "^«* 
discernions le bien du rn»! «,?„ ' "°? 1"^ ""«s 
l'un et pratiquer î'autre' ^ ' "''"' P"««^°°« '^ 

appenri'aSlL'^teU^*'è^^i.* 'J^^^r* " "-« 
nous dit: ''DffinM^tiS.& .^*^*f5»^ 
différences de grâces ", a Coria ^\ ' ? ^ * *?■ 

l'uS ainsi, et iC^au^l^r aA^"^"' 



MANUBli PBATiqUE Dg VOCATION )] 

Plusieurs interprètes appliquent en effet ce pag- 
sage à la f;rûce de vocation qu'on a pour un état et non 
pour un autre, car nous ne pouvons faire passer à 
notre gi-e les faveurs divines d'un état à un autre. 

Voilà comment, en n'embrassant pas l'état 
auquel Dieu vous appelle, vous vous rendez indigne 
des bienfaits les plus précieux. Privé de la pro- 
tection particulière du Ciel, vos tentations finiront par 
des pèches, les dangers par des chutes, les chutes par 
la ruine éternelle. Destitué des vifs mouvements de 
la grâce excitante, vous n'aurez aucun désir d'em- 
brasser les vertus chrétiennes ; abandonné, et sans 
la direction spéciale du ciel, comment p " >ndrez- 
vous au port du salut î Vous risquerez de vous livrer 
aux passions sans remords, de contracter des mau- 
vawes habitudes sans espérance de les quitter, de vous 
enfoncer dans les vices, et de rester en cet état jusqu'à 
la mort. ^ 

n. La Témoignage. 

St-Anguatin. " La prédestination renferme et sup- 
pose 1 union de trois gi-âces, desquelles le salut 
dépend : ceUe du baptême qui la commence ; 
celle de la vocation qui la continue ; celle de la 
peraéTérance qui l'achève." 

Ce sont là comme trois anneaux qui forment cette 
chame mystérieuse : et la vocation étant celui du 
milieu he tellement les deux autres, que sans elle on 
ne peut se prévaloir du premier, ni se promettre le 
dermer, parce que, communément. Dieu ioint les 
grâces qui doivent suivre le baptême, et procurer la 
persévérance à celle de la vocation. 
St-Orégoire de Najiance dit " que la vocation man- 

quee, toute la vie l'est également." 
St- Vincent de Paul. "Il est très difficile, si non 

impossible de se sauver'dans une place, ou dans 

un état, ou Dieu ne veut pas que l'on soit." 



tt HAKUKL rtxTiqjra ci tooatiok 

8t-AlplioiiM.— " Daiw lo inonde, dit-il, on ne com- 
prend pM l'importance de la vocation ; on 
regarde comme chose indifférente, de vivre dans 
l'état auquel on est appelé de Dieu ou dans celui 
que l'on choisit de son propre mouvement. Voilà 
pourquoi tant de gens se conduisent mal, et finis- 
sent par se damner." 

Louis dn Pont.—" Entre toutes les choses humaines 
laissées au choix de notre libre volonté, il n'en Mt 
ancune qui demande à être traitée avec autant de 
vi^ance que l'affaire de la ▼ooation ". n faut 
soigneusement chercher à savoir ce que le ciel 
veut que nous fassions ici-bas ; il faut entrer 
dans les voies de la Providence -jn embrassant 
l'état auquel nous sommes appelés, et conformer 
notre volonté à la volonté divine." 

Lonls de Grenade.—" Ce choix est la maîtresse-roue 
de notre vie spirituelle toute entière." 

Bonrdalone à une jeune personne : " Imprimez- 
vous bien dans l'esprit cette grande maxime qu'il 
n'y a rien dant le salut dépende davantage, que de 
bien choisir l'état où l'on doit vivre. Combien 
Dieu a-t-il de reprouvés dans l'enfer qui seraient 
maintenant des saints, s'ils avaient embrassé, 
par exemple, l'état religieux » Et combien y a-t-il 
de saints dans le ciel, qui seraient éternellement 
réprouvés s'ils avaient vécu dans le monde t 
Voilà ce qui s'appelle le secret de la prédesti- 
nation, lequel roule principalement s!ir le choix 
de l'état de vie." 

Enunauuel de la Croix : "De tous les moyen.- de 
sauver son âme, le plus grand, le plus infaillible, 
c'est le choix d'un état : car la conduite de la vie 
dépend presque toujours de l'état qu'on em- 
brasse." 

Timon-DSTid. " De votre vie vous n'en rencon- 
trerez jamais de si grave. L'issue des affaires de 



MANCBL PBATIIJDB DE VOCATION 23 

ce monde peut être mauvaige, mais n'est jamaie 
irréparable. Vous pouvez guérir d'une maladie, 
rt aire une fortune compromise, réparer votre 
honneur perdu, que sais-je t Toutes les peines de 
la vie peuvent avoir une compensation ; d'aU- 
leurs elles passent ; mais que dire d'un état défi- 
nitif embrasse trop légèrement » Qui rompra ces 
voeux de religion que vous regrettez S'avoir 
• j?,l;*"] ^'*"* enlèvera ce caractère sacré et 
indelibi e du sacerdoce î qui déliera ce mariage 
contracte trop légèrement t" 

Mgr Kalon. " H est certain que la conduite 
Donne ou ma /aise des hommes, dépend presque 
toujours de l'état qu'ils ont embrassé. 81 cet 
état est celui qm leur a été assigné par la Provi- 
dence, comme le mieux approprié \ leur carac- 
tère, à leurs forces, et même à leurs faiblesses, on 
peut dire, en gênerai, qu'ils se conduiront bien. 
H Us embrassent, au contraire, par entraînement, 

Èar passion, ou par irréflexion un état auquel 
>ieu ne les appelle pint ou qu'il leur interdit, ïeur 
conduite sera reprehensible, mauvaise. Un jeune 
nomme appelé au sacerdoce ou au cloître ne se 
sauvera pas dans la vie du monde; un autre 
appelé a la vie du monde, se perdra s'il s'engage 
dans le cloître ou dans le sacerdoce. En fait de 
vocation à un état de vie, on ne se trompe point 
impunément. 

Terminons par ces graves paroles de Leasius • 
Dans une affaire de cette nature, dit Leasiiu, 
d ou dépend— en grande partie— la félicité ou le 
malheur étemel, rien de plus salutaire qu'un 
choix prudent, rien de plus dangereux qu'une 
resolution téméraire. Et cependant, voyez la 
folie et la présomption des hommes ! Il n'est 
nen que l'on traite avec autant de légèreté: 
la plupart se demandent, non pas ce qu'il y 



: Il 



34 



MANUEL PBATiquE DE VOCATION 



a de plus salutaire, mais ce qui procurera le plus 
sûrement la richesse, les honneurs, les plaisirs, en 
un mot, quelques jouissances temporelles. Ne 
dirait-on pas que l'affaire du salut n'est qu'un 
vain rêve, ou bien qu'elle arrivera à bon ternie à 
notre insu et sans aucun soin de notre part ? C'est 
ia un triste égarement de l'esprit, une source de 
nombreuses fautes. La moindre erreur dans les 
principes des sciences, d'où l'on déduit tout un 
corps de doctrine, va s 'augmentant de consé- 
quence en conséquence : dans la vie morale le 
mauvais choix d'un état, donnant le point de 
départ de tout le reste de notre vie, étend aussi 
peu a peu sa fâcheuse influence sur nos actions 
entraîne beaucoup de désordres et souvent même 
a perte étemelle. De là on peut voir combien il 
miporte de recourir a un examen sérieux avant 
a embrasser un état de vie quel qu'il soit." 
Tout homme, est obligé de faire un bon choix 
mais cette obhgation est encore plus indispensable 

wi^rfli"/"' - '■'«"\>f" ^?" ^^ Pl"« grands dons de 
nature et de grâce. Plus Dieu accorde à l'homme des 

d^'t^eTJr'" Ç*'^'^"'" '^J^ ''°' P'"^ '''"''n™e est obligé 
d y employer tous ses efforts. Le serviteur qui a refu 
cinq talents doit gagner beaucoup plus que celui 
auquel on en a donne qu'un : on demandera beaucoup 
a celui qui aura beaucoup reçu! La contrée plus 
favorisée du soleU doit produire plus de fleurs et de 
truits. Amsi, le bon sens, un esprit pénétrant, une heu- 
reuse mémoire, un jugement sain, de grands talents 
obligent a la reconnaissance envers celui de qui on les 
tient—mais on doit surtout correspondre très fldèle- 
ment a certaines faveurs extraordinaires de grâce sur- 
naturelle, quand on en a été prévenu. Ce serait donc 
un grand mal que d'employer à des futilités des 
talents que Dieu nous a départis avec libéralité pour 
en taire de nobles usages. 



MANUEL PBATIQUE DE VOCATION 



35 



—VI. Principal obstacle a un bon choix : L'oubli de 
Dieu dans la Jeunesse. 

I. n en est dont la conduite est criminelle et vicieuse. 
Ils sont esclaves d'habitudes coupables : c'est la 
négligence ordinaire de la messe ou des sacre- 
ments : c'est la boisson, c'est le blasphème, ce 
sont surtout les fautes de toutes sortes contre la 
pureté, les fréquentations coupables, les mauvais 
plaisirs. Dans ces circonstances : 

1. On ne s'ocsupe guère de sa vocation. Quand on 

viole habituellement et sans remords les comman- 
dements de Dieu en matière grave, on ne s'in- 
quiète guère -le la volonté d'en haut au sujet de la 
vocation. 

2. La voix de Dieu ne se fera pas entendre.— Tout 

péché mortel détourne les bonnes inspirations, 
mais il semble que les péchés commis dans la jeu- 
nesse entraînent avec eux de plus tristes efff:i. 
Souillant la première innocence de l'homme, et 
ravissant à Dieu les prémices de la vie dont il est 
81 jaloux, ils l'irritent davantage, et l'obligent 
presque à retirer ses faveurs aux malheureux 
qui se rendent ainsi dès l'âge le plus tendre les 
esclaves de l'enfer. Alors s'accomplissent ces 
paroles de l'Ecriture : "La sagesse n'entrera 
point dans une âme maligne, et elle n'habitera 
point dans un corps assujetti au péché. (Sagesse 
1, 4). Vos iniquités ont mis un mur de séparation 
entre vous et votre Dieu, et vos péchés vous ont 
caché sa face miséricordieuse. (Is, 49, 2). " La 
voie des méchants est pleine de ténèbres ; et ils 
■ ne savent où ils tombent " (Prov. 4, 19). Elle 
est donc bien à plaindre cette jeunesse qui se 
traîne dans le péché, jusqu'à l'heure où elle doit 
décider définitivement de son avenir. Quelques 
rares élévations vers Dieu, quelques retours d'un 



" MANDBL PBATKJUB DE VOCATION 

instant vers le bien, suffiront-ils à dissiper les 
ténèbres amoncelées par une vie coupaWe f 

ST/""*"*^'' .^"^ Dieu, riche en miséri- 
corde, ne laisse pas de parler au coeur, tantôt^ar 
de vives illuminations de IVsnrit fo«*-i ^? 
saintes terreurs ou par de déSuk at^r«itr' î^ 
nairement une voUon buS^ at rJl" 

pure passion. M souvent on contractera Ho» 

«,"" est d'autres dont la conduite sans être noai 

voir'li'ï"^""" "«* cependant lé|èw et ?ri 
vole.— Malheureusement le nombre en est^vl^A 

C VlTti '^"^ '' '^ JeuneVfiUef df ^^ 
se confe?8e de f.i^"'?' ^"'"^^ régulièrement, on 
anafT ■.Î?'"P? f «"t'-e ; mais au fond il nV 
a pas de piete sérieuse. Les après-midi Hn 
dimanche, comme la plupart des soi^ée^ de la 
semaine, se passent aux parcs, aux théâtres auv 
laZ^T'^'^K^^^^ '^''"««' ^^^^ des lectures fri^ 
In ' î^^ *,™*'^« Pï"« «" moins sensueHes des 

aans les ténèbres et dans son ignorance T » 

Sbrmf oTP'''^ demêmequCSud'^ 
grand brmt, on ne saurait entendre la voix d'un 



MANUEL MATIflOE DE VOCATION 37 

orateur, et moins encore le comprendre, ainsi il 
devient impossible de distinguer celle dé Dieu s 
le monde fait trop de bruit autour de notreTprit 
et de notre coeur. On embrasse donc alors un Itat 
de vie quelconque, au hasard et à peu près Mns 
SJi^nl".^'*''''""" ^^ ^'*PP«1 ^^- ^n ions". 

1. Si on avait eu le malheur de perdre la grâce de 
Dieu de subir la tyrann (Tes passionrde se 
livrer au vice : pour étudier «a location il fau- 
tait avant tout briser avec le démon, secouer le 
joug du pèche, revenir à une vie innocente et 

d offense volontaire de Dieu. A cette fin une con- 
fession générale sera très utile. Elle servira non- 

8d~ ^«f''T'"''' ''*"« Véci^^resse avec îe 
seigneur, mais elle procurera aussi au nénitent 
UDe connaissance plus approfondie de ïuiS" 
f ™Mf ™. '■" '"^ contrition généreuse, et lu 
permettra par le souvenir de ses flûtes passées de 

l^veâr!*'^""' '* ^' P"^^^"*^ '«« da^nTe^ de 

2. Si l'on avait mené jusqu'ici une vie frivole et 
légère, que l'on revienne à des pensées plus 
seneuses, a des sentiments plus chrétiens. La vie 
présente ne doit pas être une partie de plaisi 
même au temps de la jeunesse. Le meC 
apprentissage pour toutes les vocations est de 
bien remplir ses devoirs d'état et de piété. Le 
temps arrive de prendre une décision, le Seigneur 
^t!f l.^ "."-"■^ ''"^A ^* '»''"°''™ doucement 
?n, If il ■°*%?''l ^ ^*"* ?û il nous veut p^.ar 
î. i^ 'f ^^- .Bienheureux les coeura purs car ils 

niriS?'?" -^l"*- 5. 8)."Approcfervous de 
Dieu et il s'approchera de vous.'' (Isaïe 4. 8). 

). Dès le jeune âge, on devrait donner à nos petits 
garçons et petite, filles, une plus saisissante Wfe 



38 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



de Dieu, de l'ame, de l'éternité. On devrait leur 
faire comprendre " l'uniun nece««Sim " T 
seule chose nécessaire, le salut. OnTvrait 'leu? 
donner coûte que coûte, l'amour de la vertu et dn 
devoir ; on devrait leur apprendre à suivra U,,^ 
conscience, même au prix^d^ SéreSx"acriW 
—vu. La meilleure bonne disposition à l'étnii* h> i. 
vocation : L'indifférence dS S vobntt ^ 

^' ^^enëe^'n"^"**;*!,"' ' '^^''^ «" P^^e d'indiffé- 
rence, on n entend pas cette insouciance d'âme 

H^ serKlutr? 'f^^'ï^ '"^ l^'^^""» P«^él' 
jcjie serait plutôt le fait d'un esprit léeer On 

n^ntend pas non plus cette disposition Mérieure 
qui consiste à n'éprouver aucun penchant d"pré- 
pSr "" ""*'^ = ''''' '"'-" P- toujo^s 
la ™wi ""«différence consiste dans la disposition de 
marSuf * C'ITT^' ^'***l«*« ^« «ue Dieu noSs a 
SZd.Î!l-^°% ""^^^ ^""^^^^ soumission aux 
aecrets de la divine Providence, quels qu'ils soient. 

voie,';orrd*e^L^p"arS ^^"Ju,^^^'^' ^"?*'« 

YoZn^^^'' ^^ -« '«bsolum^nt X eTr^lS'' 
Vous ne direz pas non plus : " La vie relicieiisp îivU 

ïl^T" ^^/^'' ■' •>>' ^••«P d'attaches qufme retien 
nent au monde pour les briser ; trop de sacrées me 

soumet tr^'^^^n f' '' "'''"'^'^ P«« le^oura^e «^^ 
soumettre. Dites encore moins : " ie n'irai ma ai, 

queTe'sU'' l'fi "f "''^ r^ ^^ -st'e^ai'^o^ulerk 
avw w **'" ^^ ''^^ décisions prises à l'avance 

suivante "Fn'^lnî:; ™"' ^T' ^*'« -^^"^ ^a disposS 
suivante. En commençant cette étude, cette retraite 

<i .«.ut m, pi,.e ,ui „ „Si, i Mtrj.Fmï 



MANCEL PBATIQCB DE VOCATION 29 

Si, au contraire, j'apprends que ma vocation à la vie 
reUgieuse ou a la prêtrise est sérieuse, et que je dois 
ia suiYe, nen ne m'arrêtera : je renoncerai à la pour- 
suite des richesses, je romprai mes liens, je foulerai 
aux pieds tous les plaisirs ; je livrerai tout mon être 
dans les mains du bon Dieu." 

2. Cette indifférence de la volonté est-eUe bien néces- 
saire, au moment de décider sa vocaion 7 

Oui car lorsqu'il s'agit d'un état, faire un bon 
choix n est au(.- ^hose que se décider à embrasser le 
genre de vie auqa.l Dieu ^u:-même nous appelle. En 
effet ce qui nous aide le plus à atteindre notre fin der- 
mere, ce n est pas précisément l'état considéré en lui- 
même, mais la convenance de l'état avec nos dispo- 
t'^^ 1 avec les vues de la Providence. Ainsi, l'état 
le plus desu-able, le meiUeur pour chacun en parti- 
Z^H,^/f celm qu, est le plus en harmonie avec ses 
aptitudes, ses dispositions, les grâces reçues, et celles 

^nl.T'n-'*" ^^h""^' •'"'^^ ' *>" ™ «•»*. «'est l'état 
voulude Dieu. Pour un très grand nombre, les con- 
sens evangehques ont été le chemin du ciel et pour 
telle pereonne ils pourraient bien être une voie péril- 
euse. Plusieurs ont trouvé leur perte en vivant dans 

l^r^l' ^"^^ ^"^J? ^™P>« ^"'^ des préceptes a été 
pour d'autres que Dieu y voulait la source d'une 

fw^^î f ""^^H; ^ ^° ™" ^^ °i«" ««t donc le poiïit 
capital dans cette question de la vocation à un état de 
vie. Or, SI l'on a pas cette indifférence de volonté, l'on 
nsque fort de ne pas comprendre la voix de Dieu nous 
manifestant ses desseins sur nous. Voyez cet homme 
Il regarde les objets qui l'entourent au moyen d^n 
verre colore ; croyez-vous qu'ils les aperçoive tels 
qu'Us sont en réalité î non, jamais ; le verre qu'U a 
devant les yeux leur prête à tous sa couleur naturelle 

dCZ^T^f^^' 'l T' "1 ^^^•'=' P^^ to'^^ '«s états 
d un oeil indiffèrent— dans le sens expliqué— si vous 
avez deja vos projets arrêtes, vous parviendrez diffiei- 



30 



MANUEL PBATKJUE DE VOCATION 



parties possibles, on veut savoir celui ni7oi>,f,? 

ni discussion ni recheX^^^'ai^s^tf "pli^i^r"' 

nous proposer pour fin le service de Dieu et nSe 
salut ; ensuite, en vue de cette fin, choisir tel ou tel 
étet et ne nous déterminer dans ce choïï que Par le 
motif d'amver plus sûrement à notre fin ' ^ 
Ait .°*--^PJ>?°|e parle dans le même sens • " Celui 
dit-il, qui pne Dieu de l'éclairer sur le cS d'un étet 
de vie, sans être dans cette indifférence, et qui Z h^fu 
aL ™»5°™^%* '* ^°'°°t« de Dieu demande plutôt 

pSot?^^^ feiS'^"™',*- '* «!«'^«' ressemble à 1^ 
pilote, qm teuit de vouloir, mais qui en réalité ne vmÏÏ 

K\r """^'T" "^«"«'^ ' il coZi^ce par S 

L^r;e^^^irp^%vsr,^^^^^^^^^ 

rvte&^i-#ST:vr^^^iE^^ 
f^TqSjjit^^Lrpo^r:^^^^^^^^ 

A Comment parvenir à cette indifléreuce î 

1. Pour un certain nombre, la chose serA inji^ 
car Ils peuvent présenter leur esprit à Die!f, m^J 
un papier blanc, sur lequel le iSei^c^^a ilb^! 



MANUEL PBATIQUB DE VOCATION 31 

^'f « "I'''^,*^* ^^ *'*?.'""' ?''*'«'>•■ Je veux dire qu'il 
?.L« if 1 '*"J îfP"*'. "^ imagination, ni fixatton 

à Dieu : Mon coeur est prêt, Seigneur, à exécuter 
toutes vos adorables volontés." exécuter 

2. Mais se présenter à Dieu sane idée préconçue 
n'est pas toujours possible. Beaucoup, au moment de 

tet t es "dV.-/ f''' ^"^ VrêtéreJls pour" quelque 
état . 11 est difficile de parvenir à sa vinrtième annép 

f'ûne' o?PaAt'-r '^T Jamais désiréTu ""repZsTé 
1 une ou 1 aut.-c vocation. Que faire alors 1 Quand 
vient le moment du choix définitif, quand le temps 
o,'?»n''l'^"°' ^° Séminaire, dans in\rdre reliS 
où aZlt ^^^'^ est arrive;; en un mot, à l'é^que 
ZtPm!^î arrêter quelque chose, et s'occuper Wié- 
diatement d'une décision irrévocable, on doit par d™ 
coMidérations et réflexiona d'un ordw p,m.ment «m 
naturel, aidé de la prière et de l'én^S'gie'^r^râctè"' 
se mettre dans la plus grande indifféreVcelosXe sur 

ZtlTZ^^ "^'" '°.î?'« '^^'^ ' de telirsorte que! 
tout en ayant ses préférences intimes, ses désirs 
même ses désirs les plus ardents, l'on consente à tout 
ce que Dieu demandera de nous, quand même ce sendt 
le renversement de toutes nos espérances 

^.w-*^^ se maintenir dans un parfait équiUbre de 
fl^iTn»' ''"^ ^ "^ ^î prémunisse surtout contre l'ii 
on?.?.t''"i P°"T^'* *^/'"''«'" "» attachement aveugk 
ou trop vif aux biens de la terre, aux commodités de 

'orfkZ^T;^""*'?*' '* «"^ ''^««^ de la fSe Que 
1 on fasse abstraction, pour quelques heures de sa 

Z^Z' ^! '!S *°'^""^' de «es pVents, de ses amfs 
de ses talents, de ses succès ; je dirai liême de ses 
passions de ses vices, de ses'fiblesses, de ses iX! 
vf i ^^, ^^ penchants et de ses fautes • non point 
qu'il faille considérer tout cela comme désom^isM^ 
avenu car le moment viendra où iÇn de^^érfe^e-' 
ment s'en occuper) mais parce qu'il es? nTessUe de 



32 



MANUEL PBATiqCE DB VOCATION 



M 
Il II 



ne point se laisser dominer par ces affections et par 
ces souvenirs qui empêcheraient cette parfaite sou- 
mission a la volonté divine ; point de départ de toute 
délibération chrétienne sur le choix d'un état. Cette 
disposition de la volonté est la cheville ouvrière, la clef 
de voûte de tout bon choix. 

Dans cet état, rien ne faisant obstacle aux des- 
seins de Dieu, sa volonté se manifeste avec une faci- 
ite étonnante, et sans détruire ordinairement, ce eue 
les circonstances ou l'attrait, préparaient depuis lona- 
temps ; ou si, par extraordinaire. Dieu manifeste à 
1 ame une toute autre volonté, c'est en lui apportant 
un calme et une joie qui la font renoncer sans peine à 
tous ses projets antérieurs, et embrasser avec ardeur 
et sans répugnance, les nouveaux desseins de Dieu 
sur elle. 

Pour moi, dit le Père Surin, je ne trouve point de 
voie ordinaire plus sure que de suivre la douce et 
pieuse inclination qu'on ressent lorsqu'on se met 
devant Dieu dans l'indifférence, avec un désir sin- 
cère de sa gloire. Quand l'âme s'est mise, le mieux 
qu el e a pu dans cette disposition, elle peut connaître 

iueTquë Itat'" " ^^" '^ P'°*' ''"'" '"^ '^°™' P^"^'- 

REMARQUES : I. Mais, dira-ton, si tout le 
monde se tenait à une pareille déUbération, tout le 
monde embrasserait l'état ecclésiastique ou reli- 
gieux ; l'état laïque serait abandonné. 

1. C'est là une erreur, suite d'une grande mé- 
prise. Pour éviter cette erreur, il suffit de savoir 
qu une délibération chrétienne, telle que nous venons 
de ia décrire, ne donne pas une vocation supérieure 
mais la manifeste lorsqu'elle existe. Dieu seul est 
1 auteur de toutes les vocations ; et comme dans les 
conseils de sa divine sagesse, U n'appelle point tous 
les hdeles a l'état ecclésiastique ou religieux, il est 
impossible qu'une délibération chrétienne les déter- 



VANVEL PBATiqUE DE VOCATION 33 

mine tous à embrasser cet état. Dieu destine le dIuh 
monde j et il dispose avec autant d'empire des voca- 

S?e ^ OnTui^X r ."ï"* ^'^ vocatioi^Tla vl'^a?- 
laiie. Un lui désobéit aussi grièvement en sVn 
Kaçeant dans 1 état ecclésiastiqSe mak^é I.d au'^ 
fuyant cet état lorsqu'il y appefle ' ^ 

pas â tous 1 inte hgence pratique des conseils. Toute 

, Une sage délibération nous aide^Slaitofit à 
exécuter les desseins de Dieu sur nous, Sds jlruais 
ne nous donne la vocation eUe-même. D'ailleu™ il 
nous est unpossible de suivre la voie des conseUs ?ans 
le secours «f'en haut ; pour le vouloir d W iSiSlïe 
efficace, il me faut une Wère surnaturelle oïdm^en 

particulier ; il me faut une grâce forte, qui me mT 
vienne, me soutiemie, et me communiqûe^^e To u^.e 
d en venir à l'exécution. C'eat Dieu, dit Saint Paul 
qui opère en nous le vouloir et le faiw. (PhU 2 13 ■>' 
S^orl^slx "' P*'"^'"" '^•"' •^'" l'û'dre du iàtt. 

"■ b*on^hoï 1'™"^ "'''*"'"' P"" "" •"»**"*« » '>= 

état*^«t^'^^f F'^°°S*'^ prétendent que le choix d'uu 
état est une démarche si importante, qu'on ne doit 
s y résoudre qu'à un âge ava^é lorsque le jugement 
est parfaitement mûr, et après avoir connu par son 
expérience tout ce qui se passe dans le monde!^ iSs 
o 



M If ANVEL FBATiqCB DB VOCATION 

St-Thomu répond que c'est mal raisonner, et engage 
à tirer cette autre conséquence très légitime : donc, 
une affaire si importante doit être bien décidée avant 
toute autre, et devenir la pierre fondamentale de tous 
les projets que vous formez. Si vous aviez acquis 
l'usage de la raison avant l'âge ordinaire, et que vous 
fussiez capable de bien discerner la fin pour laquelle 
vous êtes créé, les différentes routes qui peuvent vous 
y conduire ou vous en éloigner, le saint docteur vous 
conseillerait d'anticiper le choix de votre état. 

Le jeune âge est le plus convenable pour faire un 
excellent choix. C'est le temps le plus agréable h 
Dieu, et il promet des grâces particulières à ceux qui 
choisissent un état le plus tôt qu'ils peuvent. " Ego 
Sapientia, habito in consilio. Qui mane vigilant ad 
me, invenient me. (Prov. 8.). " Je suis la sagesse, je 
suis de ceux qui se conduisent avec réflexion." .Ceux 
qui me chercheront dès le matin de leur flge, dit la 
Glose, me trouveront. 

Dieu ne se contente pas d'inviter, il ordonne : 
Fili et juventute tua exdpe doctrinam; (Eccl. 6). 
Dès votre premier ftge, ouvres votre coeur pour rece- 
voir la semence de la céleste sagesse. 

_ Non seulement Dieu ordonne, mais il instruit 
la jeunesse, par l'exemple cité dans l'Evangile d'un 
jeune homme que le Sauveur aima, parce qu'il sem- 
blait vouloir prendre de bone heure la route de la per- 
fection. 

On éprouverait une perte irréparable, si l'on 
attendait l'expérience, qui est la suite des années, 
pour choisir un état ; ce serait perdre follement un 
temps précieux donné pour commencer ce dont on 
doit s'occuper toute sa vie. Un ouvrier examine-t-il 
jusqu'à midi s'il travaillera aux champs ou à la 
vigne î Voudrions-nous différer de mettre à profit les 
talents que Dieu nous a départis î Nous ne pourrions 
entendre que la sentence portée contre le serviteur 



MANCBL PBATIQUB D£ VOCATION 35 

négligent quia caché l'argent de son maître : " Ottt- 
Im ta Ment et Jetei ce lerriteur inutile due lee tÀoè- 
bre. extérieure." Celui qui n'ouvre pwTà temps ?«, 
yeux aux lumières du Saint-Esprit, nîérite d'en être 
pnvc plus tard, de jjasser dans îet ténèbres, et de ne 
plus recevoir la lumière nécessaire pour trouver le 
vrai chemm du salut. 

««"iT' '^ !"^* """^ <^»*-" = Toute entreprlM doit 
fe^fn^ff^r *?«>?• ~"^«'»«W«, comme les *fleurs et 
ni ^^JY^'^^"^^ " ^â ^'"'''" 1"i 'e"r «8t assignée. 
Or, Saint-Auguetin, Salnt-Jéràme, Salnt-Thom^ 

dWt«f™ff^°'^°*-9"^'^ *«""?" ?'•"?'•« «" choix 
a un état est la première jeunesse. 

hi^Sf^l'^^^-Z^"^}^"'^ demandent qu'on soit formé 

mentot a la piete et aux tonnes moeurs, que l'on com- 

. batte ses défauts de bonne heure ; d'autres exieent 

de longues études. exigent 

tRi ,^''°''' ^"1 "r^**' *''°P ^*« ^otre choix, le plus 
tôt vous serez fixe sur votre vocation sera le iiieux 

in. Quelquefois Dieu révèta clairement la connais- 
aance de la vocation. ^^ 

Pierre et André, humbles pécheurs de GaUilée 
^n*^L ^IJ"" 'T ^*'"1"^' "* songent qu'à prendre des 
poissons dans les eaux du lac de OéSézareth. Jésus 
passe sur le rivage et les interpellant, leur fait con- 
naître leur vocation : " Vene» avec mol " dit-il "et 
je ferai de vous des pécheurs d'hommes." ' 

«♦t.J^***^^" ^f^ assis à son bureau de publicain, 
attendant que les contribuables viennent lui apporte^ 
S ir°^;u- ^ l^'jy^"? P*«8« et lui «lit : " Suivei-moi " ; 
et Mathieu, fidèle à cette vocation, quitte tout se 
range à la suite de Jésus, devient apôtre. ' 

Une jeune fille, Jeanne de Cacé, ayant le monde 
en horreur et vivant dans la plus fervente piété, vou- 
lait se consacrer a Dieu en entrant en religion. Son 
pere la pressait de se marier ; elle refusait obstiné- 



f .T.,, r t' 



38 



XANVIL PBATiqVI DB VOCATION 



ment de se rendre à ses désirs. Une nuit qu'elle priait 
■eule dans sa chambre, conjurant le ciel de lui aplanir 
les voies vers le cloître, Notre-Seigneur lui fit con- 
naître que bien qu'il agréât ses ardents désirs, elle 
'devait obéir à la volonté paternelle, en acceptant un 
époux choisi par la Providence. Cette ruvélation 
étonna grandement la jeune fille ; mais, soumise aux 
ordres du Seigneur, elfe immola ses voeux les plus 
chers, ne se réservant d'autre volonté et d'autre 
avenir que d'aimer pardessus tout son Divin Maître, 
et de le servir dans la vocation où il l'appelait. 
Ce sont des vocations extraordinaire!. 

D'ordinaire, la divine Providence veut que l'on 
cherche la vérité sur sa vocation comme toute autre 
vérité, à la sueur de sor front, c'est-à-dire, qu'on In 
«herche longtemps, et à travers mille obscurités et 
mille difficultés. Cette recherche plus longue et plus 
laborieuse pour les ims que pour les autres, a pour but 
dans les desseins de Dieu, d'exercer notre foi, notre 
soumission à ses divins vouloirs, notre patience, et 
nous faire mériter ainsi les grâces, qui plus tsri nous 
seront nécessaires pour porter les croix, et accomplir 
les devoirs de notre vocation. 

C'est donc par la délibération chrétienne, que l'on 
parvient d'ordinaire à la connaissance de sa vocation. 



[ OHAPITBE Dxuxma 

MOYENS DE CONNAITRE SA VOCATION 

I 

IJl PBOXE 

1. 8a nécMrit*.— 2. 8a pratique.— 3, Son effloadU. 

I. 8a nécttulté. 

1. Le choix d'un état de vie n'est pas une affaire 
temporelle dans laquelle la seule prudence humaine 
puisse plus ou moins ncu» diriger avec sagesse, mais 
une affaire d'intérêt «plrituel, surnaturel, étemel, et 
dune importance telle qu'il faut employer, pour 
éviter le risque de se tromper, tous les moyens sur- 
naturels que la Providence daigne mettre à notre dis- 
position La prière est le promior de ces moyens, 
iiiie doit donc précéder, accompagner et suivre toutes 
nos démarches dans une affaire si importante. 

2. Dieu seul peut nous dire avec certitude le genre 
de vie qui noua convient. Il s'agit de surprenne le 
secret de Dieu sur nous. Ce secret, il le porte dans le 
^°^^^e son coeur; il ne le livre qu'à ceux qui le lui 

3. Dieu nous a choisi éternellement un état de vie 
et U vent que nous lui demandions la grâce de con- 
naître ce choix, et la grâce non moins nécessaire 
a exécuter en ce pomt sa volonté, malgré le monde et 
nos passions, qui souvent y opposent de grands obs- 
tacles. Il nous apprend lui-même à faire cette de- 
mande. Notam fac mlhl vlam in qua ambulem 
Faites-moi connaître le chemin que je dois suivre 
i,^L 'i,T" l- Malgré l'inclination de son coeur à 
nous combler de bienfaits, le souverain Dispensateur 



*s > <■* 



38 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



m. 



m 



■il 



m 



des dons célestes exige que nous lui demandions ceux- 
là même dont il veut nous enrichir. Si quelqu'un de 
vous a besoin de sagesse, dit-il ailleurs, qu'il la de- 
mande à Dieu qui donne à tous avec abondance ; et la 
la sagesse lui sera donnée. (Jac. 1. 5). Cette sagesse 
n'est autre que la connaissance de notre fin dernière 
et des moyens de l'atteindre. Or, qui a un plus pres- 
sant besoin de cette sagesse que les jeunes gens sans 
ezp'mence de la vie, qui doivent se choisir un état î 
Peraonne plus qu'eux n'a à redouter les illusions, les 
préjugés du monde, les entraînements des passions et 
d'une imagination fougueuse, et cette fascination de 
la bagatelle qui obscurcit les vrais biens. Qu'ils 
prient donc ! Certes, si la prière est toujours la con- 
solation, la ^rce, la lumière du chrétien dans chacune 
de ses principales actions, ne doit-elle pas être là pour 
le guider, le soutenir et le consoler dans la détermi- 
nation la plus grave et la plus décisive de la vie, le 
choix d'un état î 

4. Aussi, tous les auteurs qui ont traité ce sujet 
recommandent-ils de recourir, avant de prendre une 
décision, à la prière, et à une prière ardente. 

" Il faut, dit St-Ignace, conjurer la clémence 
divine d'éclairer notre esprit, et d'incliner notre 
volonté du côté vers lequel nous devons tendre de 
préférence ". "Il faut prier instamment le Sei- 
gneur," écrivait St- Alphonse à un jeune homme, de 
vous faire connaître sa volonté, quel que soit l'état 
auquel il vous destine ". 

La grande faveur à demander après la première 
communion, c'est de connaître le genre de vie dans 
lequel on fera plus facilement son salut. Quand les 
vents, accumulant les sables du désert, ont caché au 
voyageur la route qu'il doit suivre, il n'a plus qu'à 
interroger, pour se conduire, la lumière des astres du 
ciel. Lorsque nous ignorons ce que nous devons faire, 



MANUEL PBATiqUE DE VOCATIOK 39 

il ne noua reste d'autre ressource que de lôûi-^ni' tio« 
regards vers le Seigneur. (2 Parab. 20, tiii. 

N'oubliez jamais que, quoique d -on côte 
l'homme ne doive rien négliger pour réussi;' O^ir! > 'af- 
faire de sa vocation, comme si tout dépendait de lui 
seul.il doit cependant avouer sa misère et son insuf- 
fisance, reconnaître qu'il ne peut rien sans le secours 
du ciel, et s 'appuyant uniquement sur la grâce de 
Bien, il doit chercher à l'attirer sur lui par une fer- 
vente prière. 

n. Sa pratique. 

Dès qu'un enfant atteint les années de l'adoles- 
cence, on doit lui insinuer de prier chaque jour pour 
obtenir d'être éclairé, à l'heure voulue, sur cette 
affaire capitale. 

Le saint prêtre M. Allemand, habile éducateur 
et directeur spirituel de premier ordre, recommandait 
instamment aux jeunes gens qui fréquentaient son 
oeuvre, de demander souvent à Dieu la grâce de con- 
naître et de suivre leur vocation. " Redites souvent 
au bon Dieu, mes enfants ", leur disait-il, cette parole 
du psalmiste : " Notam fao mihi viam in qua am- 
bulem. Faites-moi connaître le chemin que je dois 
suivre ". 

Les parents, à la sollicitude de qui sont confiés 
ces chers jeunes gens, doivent se faire un devoir 
de s unir a eux pour implorer la miséricorde divine. 

Qu'heureuses et bénies seraient nos familles 
chrétiennes où se trouvent des jeunes gens, si, chaque 
scir, après la prière faite en commun, on entendait le 
père dire : " Mes enfants, nous allons ajouter un 
pater et un ave, pour obtenir que ceux d'entre vous 
qui auront à décider bientôt leur vocation, fassent 
choix d un état de vie conforme à la volonté de Dieu 
et tavorable à leur bonheur et à leur salut ". Comme 
jne telle pratique édifierait les enfants et leur inspi- 



M ^ 3fiP« /■' 



ri'P 



40 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



■'¥;/! 



leur vocltiof" ""'" "" ^""^ «^"^^ !'«*«-« <ie 

ri*;:^?^^* * 'û*** "^ ." »'»«** de choisir une car- 
riôre, le jeune homme doit redoubler ses prières -il 
n omettra aucun des moyens d'arracher aS cM ekte 
grâce msigne urgente entre toutes. Au saint sacriflce 
de la messe, devant les tabernacles, un peu partout U 
invoquera les lumières et les miséri'cordes du^Seur 
pour cette heure si décisive de sa vie redisant af^pU 
Pf.'f i«te = Dieu, écoute. maVèr;,,''prtte^*i?o«m^ 

le ^H« i.l„- ^^"S*?"""* ™ ^*>*" miséricorde dès 
le matin, parce que j'ai espéré en vous. Faites moi 

i?nivlL?'f ^' '*'"«'"« j" «"•*« «^«cher, SsS 
j M élevé mon amé vers vous. Enselmiei-môi à faire 
votre volonté, parce que vous êtes m^nDiSu • votre 
bon espnt me conduira dam) un chemin droit • vom 

Kr rvote^^S'oSTiTûr ^'•*" ""-^^ ^^ 

^eunfZ^Tlt^X*^^^^^^^^ 
Seigneur, et découvrez-moi vous-même quel dessein 
vous avez formé sur ma personne, car me voilà prêt à 
^oTntt'"'"' ' '°"^ °^^''- '' à'exécSer'?outervos 

.«.r,*^"^'^?"?. pratique serait, dès l'âge de dix- 
sept ou dix-hmt ans, d'assister à la messe une fÔfa 
chaque semaine, par exemple le merS e™î'hon 
neur de Saint-Joseph, ou le samedi?eaT'loAneur de ?a 
Samte Vierge, afin d'obtenir les lumières e? Wrlces 
nécessaires en cette décision importante ^ 

Citons aussi les Six Dimanches de St-Louls da 
v^r ^et^e"" ""' '' ^™* Pèlerinage-ur^ne'u' 

Enfin, recommandons spécialement les deiiT 



MANUEL PHATIQCE DE VOCATION 41 

..r.„^ "^^' samedis. Cette pratique consiste à 
sanctifier qumze samedis de suite, en l'honneur des 
quinze mystères de la vie de la Très Sainte Vieree 
par certaines pratiques de piété, et surtout par là 
aXefois"""""""'"' ^"^ pratique était fort usitée 

LES RETRAITES DE VOCATION 

=.jf ^}jf .^*®"1'^ qu'une affaire de cette importance 

«^Int *'"'*'' •f^*'"!^^*'''''' q"'e"« «e termine heureu- 
sement au milieu des agitations du monde. La voix 
de Dieu ne se fait entendre que dans le silence et le 
ÏB^rntiT'- '" l^.^ond-i'-ai ^^^ la solitude, et 
et ^^^^t^''°"• "'""' : ^H««i. dans nos Sémina res 
et Collèges classiques, a-t-on établi dès le principe des 
Eetraites de Vocation. Elles sont données à tous ceux 
qui y tei-minent leurs études. Si on admet que tous 
ks jeunes gens et les jeunes filles sont appefés de 

.„«f f^t'^en'e importance pour tous dé rechercher 
aussi leur vocation î Si les fruits de ces retraces 

Î!Zui\":r^^'f '°°* "^«""""^ excellents! ne 
seiait-il pas avantageux d'employer les mômes 
moyens pom- les autres jeunes gens et jeunes fiTle^r 
^ Les retraites sont les moments de la vie que Dieu 
ecW des grâces les plus spéciales; on altors en 

sa fel°'*ri: **"" ^' ^'^ ''""'"l"' ceitainemeS de 
lnn,^« • ^^« ^'■^•^f ^ *°nt surtout des grâces de 
lumière qui suffisent le plus souvent à déteminer un 
Ù^mt' '«^"««Weir conduites procurenTp^e que 
infailliblement ce résultat, et cela doit être, car le 
cW r«*' ''«ffS^ de toute influence extérieurè, cher- 
chant a se mettre lui-même dans la plus grande indif- 
férence sur les desseins de Dieu, puriflant^vec sô"n sa 
conscience pour ne mettre 'aucun obstacle aux 
lumières d'en haut, réfléchissant sur les grande 
ventes étemelles, sur la gloire ou le malheur Sns fin 



'4» fi 



42 



MANUEL PBATTQtJB DE VOCATION 



I I' 



I !'' 



! :|;| 



qui doit être la récompense ou le châtiment d'une vie 
Donne on mauvaise, se trouve insensiblement conduit 
a ne désirer que ce que Dieu veut, à ne vouloir faire 
que cela. Dans cette disposition si difficile à obtenir 
au milieu des influences du monde, dans ce calme si 
(Mcile a retrouver au milieu des agitations de la vie, 
la VOIX de Dieu se fait facilement entendre ; et quand 
un directeur prudent qui a le bonheur d'avoir la con- 
fiance du jeune homme, empêche les exagérations 
enthousiastes, il est, ordinairement parlant impos- 
sible que l'on sorte d'une pareille retraite sans être 
bien hxe II serait donc à souhaiter que tout ieune 
homme, et que toute jeune fille pût faire une fois dans 
la vie une retraite rîe vocation, soit spéciale ou fermée. 
soit au moins générale, comme membre d'une Coneré- 
gation, d'un Cercle, d'une Paroisse : retraite méditée 
seul a seul, ou retraite prêchée, mais enfin, retraite. 
Oui, il serait à souhaiter que tous nos enfants, 
dans les premières années qui suivent leur sortie dû 
Couvent ou de l'Ecole, pussent entendre les suiets 
effleures dans cet opuscule, développés et expliqués. 
On donne tant de temps au plaisir, à la bagatelle, ne 
pourrait-on pas donner, vers l'âge de dix-eept ou dix- 
huit ans, quelques heures à l'examen et à la recherche 
de 1 état de vie ou le Seigneur nous appelle î Avec la 
grâce de Dieu, on pourrait espérer un double résultat 
de ces retraites : lo Un bon nombre de nos ieunes 
gens et jeunes flUes découvriraient en eux des signea 
moralement certains de vocation à la vie religieuse ou 
sacerdotale ; 2o et les autres suivraient la route ordi- 
naire et commune, mais par vocation, c'est-à-dire en 
vertu de la conviction que Dieu les veut dans cette 
voie. 

Ecoutez St-Alphonse sur ce sujet : " Si la 
retraite spirituelle ", dit-il, " convient à toute espèce 
de personnes, elle est particulièrement utile à qui- 
conque doit se choisir un état de vie comme il le doit ". 



MAMTEL PBATIQUE DE VOCATION 43 

Je lis même dans les auteurs, que la première fin qu'on 
a eue en vue dans l'institution de ces pieux exercices, 
ce fut le choix d'un état de vie ; parce que de ce choix 
dépend le salut de chacun." 

Ketirez-vous donc, s'il se peut, pour quelques 
jours dans une maison solitaire. Là, loin de vos con- 
naissances, de vos proches, loin de toute préoccu- 
pation d'affaires ou d'études, méditez les vérités 
éternelles, et occupez-vous de la grande détermination 
qui doit décider de votre avenir. 

S'il vous est absolument impossible de faire une 
Traie Retraite en forme, appliquez-vous au moins 
1 avis que St-Beniard donne à un jeune homme : " Si 
vous voulez prêter l'oreille du coeur à la voix de Dieu, 
plus douce que le miel, abandonnez un peu les soins 
du monde afin de pouvoir dire avec confiance, comme 
Samuel : Parlei, Seigneur, votre serviteur écoute ". 
On n'entend pas cette divine voix dans les conversa- 
tions pubhques ; le tumulte des choses terrestres ne 
permet pas qu'elle arrive jusqu'au coeur. Je vous 
conseille donc maintenant que vous voulez savoir 
quel état de vie vous devez embrasser, de prendre un 
peu de temps, chaque jour, pour vous recueillir dans 
une eghse isolée, ou du moins, dans une chambre non 
fréquentée, de vous recueillir, de licencier les pensées 
mondaines, de rentrer en vous-même, et en présence 
de Dieu seul, de vous demander ce que vous allez faire 
en suppliant, d'ailleurs, la Bonté divine de vous placer 
sur le chemin du salut. 

j n?*"?*'?'' ^^ Ctoniague visitait souvent un autel 
de Mane, jeûnait le samedi en son honneur, et faisait 
un bon nombre de pieuses communions, dans le but 
de connaître sa vocation. Le jour de l'Assomption, 
après avoir reçu le pain des Anges, tandis qu'il con- 
jurait, au nom de Marie, le Saint-Esprit de lui mani- 
fester sa volonté, elle lui fut indiquée d'une manière 
claire et positive. 



n 



-^■mH^^jwm 






MANUEL PRAVIQUE DE VOCATION 

PRIERE A ST-J08EPII 

qu'il a étabTle coMeirat?^ etTn'*^.'*/'''""'*' ^»"« 
de Jésus-Christ, le coMolXur if ^''**''*^."'' ^^ ^ ^^^ 
Mère, le coopérôteundèle^n i^P?"} ^^ «" ^^^^ 
Rédemption du monde von«-" -^""^ ^*^««'° ^^ la 
de porter sur "ore se'n Jésus^ f,!^'? 7 ^" ^.°"''«"'- 
premiers pas, de finir votrp vfl „ "V*''' «^"'•^e'' «es 
et de mourir entre leurs bras • î? "f^-J^sus et Marie, 
de Dieu, modèle et patron di«^'*' "'P""^ "^« '* ^èr^ 

veulent suivre L'^volo" f dé" Dfe're^n'T T 
choses, sovez touché dp 1» ,^^.!« *"* toutes 

en vous, et recevez avec bon éXf T*^ '^""^ "^'«"* 
notre dévuiion. *•- '''* témoignages de 

donttr^a^udiTols'^if^ble? ^""^1 ^•"^"«-- 
par votre intercession deTn,, =%'.?* °°"^ '« conjurons. 
Où nous devoM Schw pT, ?^" connaître la voie 
Saint, et par7et amonr" „,ll '*™'' P""' «""«- &™nd 
et Marie, Tque Ss ^t M^^' ^^? "" P"""^ J-^'^^^^ 
obtenez-Aous le boXnr in..^ ""u*, *" P"""" ^'ous, 
suivi les desseins de D "„ pTnS't'l'' T'' •"^■°"' 
mourir comme vous Xi? ?w "î" 'ï'^e vie, de 
Marie. Ainsi soit-il °'''"'' *^« «^ésus et de 

PRIERE A MARIE 

ConsS''"'" '""* '' *"^« <^« Notre-Dame du Bon- 

pour'ofcl vorrt^sTi'ï^? P'^>^'^'' ''-*^. 
divines, celle de faTe'u^n bon choi^ ''CT t' ^^T 
ne peut vous être nlua a<rr^«w -^V^'^e demande 

la volonté de vom'vlf it'M"? ''^"^ ^'. ">^^^-^ 
une grâce plus importJn?e que' celll d^lt^', ''"-"7°^ 
le chemin du salutf ^ P'^^e dans 



MANCEI, PBATKJUE DE VOCATION 45 

™nn*î!f.^ ^" ^°° ^*?°^.^"' P^^'lez assez clairement à 
mon coeur, pour dissiper tous mes doutes. Qui 
m mstruira si ce n'est vous, qui êtes la Mè-e de la 

pnere. Dixez mes pas chancelants dans le chemin 
9m conduit à la V e e*temelle, vous qui conduisez tT 
joura en bon chemin, et de qui l'on doit espér» la véri- 
table vie : "In me gratia omnis riae in me snw. 
omnisvitae". (Eccli 24). '» "ae, in me spes 

PEIKRE A DIEU 

r.r.;A? f""" ^'""i 1"' gouvernez tout avec nombre 
poids et mesure, faftes-moi la grâce de connaître là 
vole dana laqueUe je dois marfher. A q™* ser 
Z^îfn T'^'^V""^ du chemin que ^us m'avez 
trace î Quel malheur pour moi, si je me mettais en 
opposition avec vos desseins i Que voulez-vou que je 
fasse » Je suis prêt. Seigneur : parlez votre serviteur 
vous écoute. Que votre volonté soit faite sur k Se 
comme au ciel. Je veux ce qw vous voulez parce a?P 
votre gloire et votre servie?, mon boXeur éterae? et 
temporel s'y trouvent. Donnez-moi d'être généreux 
et fldele a suivre ma vocation. 

ni. Son efBcacité. 

Dieu de ne pas me tromper dans le choix de mon état 7 
Oui, si cette prière réunit toutes les conditions qui 
la rendent efficace. Vous obtiendrez la pureté d'in- 
tention 1 indifférence de volonté, et la prudence chré- 
nt^^ q"",* ^°"* ^^''^ ^^^"^ P'»"'" '''•re un choix selon 

«n ?i^ t., . !. r'I''^*"'"^^^ ^ «^ ^^''■«' si Dieu semble 
sourd tout d'abord, et même pendant longtemps, on ne 
doit pas se décourager, mais multiplier ses prières, et 
Dieu finira par se laisser toucher, à l'heure voulue, il 
saura vous faire parvenir à ses fins. 



Ml 



4fi 



MANUEL PBATKJUB DE VOCATION 



de sa vocation. Ne^o^^San^ue^^e^'Ittral Z* 

n 

LA REFLEXION 
vérifient trop «ouvent pL%%'i„ S/dCétl? 



ifcft«e'»- 



MANJEI, PaATiqCB DB VOCATI N „ 

^tr!?^À ^® «"^que de réflexion jette tous les in„~ 
dans des carrières qui n'étaient n«»*.i*^ ••'"*" 

des jeunes gens, entrais! «rL^la rai^oiiCn«"f' 

que noua étions rSaT -W?^ ti = c '*T*"t*> iMewAi 
2. Pourquoi faut-il réfléchir î 

Awmm. 

des av^i^lf.'^r^P* P"'.'*. «onsidération attentive 
aes avantages et des inconvénients des différents états 

^êJi '/* P*':.> ««"""aissance approfondie de soi 

3. Quel doit être l'objet de cette rtflexion 7 

de vS -"s N?,!t L,î- ''°*''" ^ ' 2- Les -différents états 
voeSîo^ Nous-mêmes, en rapport avec les diverses 



JHjt^'^'JH 



« MANUBL PBATlqUB 01 VOCATION 

IL FAUT REFLECHIR SUR NOTRE PIN ' 
DERNIERE 

a fait» Ti«.tr.. ^ ^"acii. ^4 J3). O'tBt lui qui nous 
J^^, 3) """" '""°"*'' ^" '"**' nou-'nito " 

mm , ,«.„d 11 1.. „M„4 „ tB. JE' Ji'„r 

paerrac'riiJZ'Siœ 



~/é(?êC 



KANUBL PBAn<JU« D« VOCAHOW 



49 



sacrés 'Luénailes à li^ie"^^^ d«« ^'>i^ 

à Dieii. (Rom. 1478) "* ^'^ * ^ "'O'*' "<»" wmineB 

mâma ■ " TTni^r«. _ "P?™ Mutes Choses pour lui- 

naître, l'aimel^ le se^" dis it îe^'n^"^ '^ *'''°- 
«oyen, le posséder da^lvSl Srl^erda^' 
le temps, condition nécessairp »t ^ f ? "*"" 

l'exigence même de moSrrié l^UdrSéC 
nité, conséquence de cette condition remX t! „ 
BUIS pas sur la terre pour goûter les nl«i^FJLj ® °® 
les douceurs de la société foSr IcmféW^^ ^^ **"^' 
des honneurs, de la gWe^ " oK.te'drf ' 



M 



lUNUlL PBATlguit DK VOCATION 



V I 
1 .1 I 







univers, les hoiniMs pÎ 1« -.^ <'"»"Po«e avec moi cet 
créatures prS~nS«°'''' ' T ««"'««nent les 
plantes, le? fS:?* tol^ ^ ^ "qT^.^ ^1 s^r^T '^^ 
mais encore, toutes les manié?™ A^mII ♦ , **'7"* ' 
nements, toutes les viciSd«%l i ®'**'"*J^« «''é- 

donlls pour sertir dTcu et f '"''^•°' ""' ">« «»«* 
pourmoiqueDTuafarttoL«"I!\'"°° ^™^- ^'«'«t 
permet, f-hom^ë est^ur rat? f'^'^^"" 1"'" '^s 

pour l'bonmxe,^^ se^'à'^^^b^^ttrut^"^* 
a son occupation, ou à un honnête dSment "' 



.#1^5^iKiie''» 



K,'&:' 



MANCn. hBATKJU» Dl VOCAHON 51 

mlT ^*7°*' **•*■ <•• 1« »• «ont. danTl-OTto dJ 
noU, &. Or - s b^n^^ et esitaX^ 



D faut donc s'instruire de ce qui reearde un Ma* 
par un examen impartial des moySns et des obSiX 
qu'on y rencontre relativement au «lut *""""•• 

«♦ 1»? ,*/°"'f '^T distinguer sûrement les avantaees 
et les inconvéments réels attachés à une carrière a?ez 
mnauement devant les yeux votre fin deS Π
nouTmTsf, f/^f"' ^•'- ^'"^ l'éternité tout ce q^ 

n^uHLrte l^ttTv^^' tTut'J^S^ '3^*1^4^ 
cile, est un obstacle, un déaavantage 

Par conséquent, si on vous parle d'un état m'^ 
nhwP"'''':f?,'^"« '*'«'?«'« pour voM, décote" des 

d:^garantietSur tXt™ "^ ^°"^ *^°™^ P'^ 

l'étuK"l?-~^^\°* ^^- ^""^ "" «"t^« P«s dans 
1 étude de votre vocation, imprimez au plus profond 
de votre ame l'absolue nécessité du salut La ^d^ 
sente est courte, elle passe comme une ombre vS 
llo ÎT'*,^"' ^* î°"i««* ^«"lité, exceptéSme; Die^et 

tn,^ V °* ^ P*'^ «*" ""« » Le salut <ra=^ 
tout u.t gagn« ; le salut peidu, tout est perdu! pSLt 



^T'y 



S3 



MANUEL PBATIQCE DE VOCAnON 



tout prix obtenir la v^ éter^uTll bnt^ ifdeL 
les états de vie sont les chemina pour v arrivJr aS' 

iu"cSe"Sesten~ "" '^ ''^ P""««è-- «^«e' 

IL FAUT EEB1.ECHIR SUR LES DIFFERENTS 
ETATS DE VIE 

«W dm. I, „„„dt 1. rt, rdrglm» «Ï^Sli 
«fMMgiM-— Cette étude sera l'obiet rf» u 



%r:*?^. 



HANUBL PBATKJUE DB VOCATION 

DES SIGNES DE VOCATION 



51 



I. De l'attrait 

2. Cet attrait peut être : 
. a. Un attrait de sentiment H a Hp,, „„o„j 

3. D'où vient l'attrait véritabla « t>„ tv 



iJ 



* ■ h'! 



34 



MANUEL PRATnjUK DB VOOATIOIf 



li 



honmies à suivre volontairement et librement la voie 
qm doit les conduire le plus sûrement à leur flu. 

souteîï* ^" ^"^ ^'^ °**" "^'^ P"'* P*"" ^'*"™" 
Certains événements, certaines circonstances 

Z^ZT '^' *'"!?'• "'^"*"' «*« Persomies, hë^eus^s 
ou malheureuses, disposées par la divine Providence 

C?T"V''"'''>"'^^.''.«* *"'"* «t amènent moral 
lement les hommes à choisir tel état plutôt que tel 
autre Par exemple, une mort subite, Ze ™nde 
maladie, une perte considérable de fortunl une 
calomnie atroce, une grande faute peut-être, seront 
des moyens dont Dieu se servira pour attirer, à oHn 
ne songeait pas d'abord à aller. 

doitl'tîî't.JSX.f *'*T™ ^^"^'^ vocation, cet attrait 
doit être eonstuit Lorsque Dieu destine quelqu'un 
à un genre de vie, il l'attire vers cet état conK 
ment, suavement, fortement. Celui donc qui depïï^ 
sa plus tendre enfance ou depuis un moment déC 
mméde sa vie, a toujoure eu les mêmes idées 1m 

m^auete T T.'""*' '" »^'^« attrait, a u^e 
mai que très évidente de vocation. 

Drédom?n"».tp*r"^ ^^ ^^ rechercher l'inclination 
prédominante, non pas au moment où l'on se sent 
ag^té, en proie au chagrin, ou à quelque p^ion ,do- 
lente, mais dans les moments de^lme, p^xemple 
un^jour de communion, de retnute, aui heures de k 

6. Notons que cet attrait surnaturel n'est nas 
S^dli^'lJ':^ T ''"^"^^ répugn^ce LtreZ 
teiSli^g^t si^erpruvtnïe^LSrâ 
l^pErer^^^^ ' quitte? Ba faLfuTL^St: 






iUimvL PBATujna »■ vocation 



55 



n. L'aptitude. 

tioîi, Dieu nous dôme tou^m,™*^?''^* "*'*'« ^<«»- 

pi". ,a. no™ d.îi'SSr dS ^2^!,' *" 
tienne. En conRpniiAn»o ii j """» la société chre- 
naturelleresprirEnr ^^"^^^^^^^ et qualités 

en rapport a^ri*?étenn'n:r:*;^t'' S'r'*"*' 

de vie a ses difficultés et sw. nhif»»« ^"»<ï"e «enre 
vaincre ces difflcX» It rpm« •* '^P^'^P'"^^-^""' 

dition pour l'embrls^f ïL*f i^"* '* première eon- 
m. Absence d'empêchement. 

IL FAUT REFLECHIR SUR NOUS-MEMES 

«?J[!c*-i°°"* appliquer à nous-mêmes la théorie 
sigiies de vocation, et examiner notr« «ff,.,?* "f 



aï"^ 



MANCBL PBAMqUB DE VOCATION 



compte de vos moyens de vos wl^' ^^"""^ ™ •>"«*« 
en tout genre Ces »«Vft!Jl .^' ^^ """^ ressources 
seulemeft de votre sScct ^„?°* ^'' conditions non- 

ïz t^s yFJ-" '^"' -~o- -rrfi- 

se juge lui-mêCsans cheier à se &T ?'°*' *i 
que s'éloignant pour jama^ dL^v^ es^ui è conduf 

^ou^s ^,^^':'ptT?t^r: ",ûe7e'u^d%^:s tridi 

v^uX^s^JôrTer"^^ '»'•' ''^^^ vos^^ilenlr^ot^: 



MANWBI, PBATIQUB DB VOCATION „ 

3. Y a-t-il un empêchement à un état âe ««rt» «,.„ 
V0U8 aériez dans l'ii^ossibiUté physique oSmoâ"e 
d|e™pl.r les obUgations, par LL^e? manque de 

ni. LE CONSEIL 

1. Pourquoi demander conseil ? 

1- A <»«w, de l'importance t!» l'entrepriae—IeL 
l'erreur aurait de tristes conséqueuces. pS notre 

?f8t°*;e"^et*tahr»"''"' ' ^"^^^ *»»*« considLtiS 
cest regrettable aussi; mais perdre notre vie en 

'^ZtJZ. ""^ '""««^ voierceseraifrotrTpC 

P»«n™*"^*f^*''^*, diminuer les chances d'erreur. 

^.^e to l'e, trV"^'-,î°°'P^*°°* dans sa p^pre 
cause. On peut se faire illusion en plusieurs points 

ZllfZ'^'"'' '* Saint-Esprit nous dit : " Mra flu; 

ïî^iî?'^"*'' <"î'i^ «"* '*"*» ' "* 'ait" (EccTsa. 24) 
den» ''^v fnTT.fP" ^ P" '^ vot^ pra- 
H»?^ J.-^^^^- ^' ?)•, S'J em Je question où la pru- 
dence s'impose, où la lumière doit s'ajouter â la 
lumière où nous ne devons pas nous en Si notre 
sad sentmient, c'est bien la question de notre vocl! 

, ?: A ?"** de la difficulté de l'entreprise —H 
d'û? nn^îlo apprécier les avantages et les difficultés 
LZ^ln! P'"«'«T ^^^^ ^^ ^« dont on n'a aucune 
expérience ; de rechercher son attrait, son aptitude et 
ses dispositions personnelles, de démêler au milieu 
nZ nf ™' de mouvements de l'âme, ceux qui vien- 
nent de Iheu, et ceux qm viennent de la nature. C'est 
la une affaire souvent compliquée, difScile, qu'un 
jeune homme ne peut décider sans le secours d'autrui. 
l.n bon conseiller lui est donc indispensable 



'Ml 



MANVKL PBAWgci SI VOCATION 

nous choiBissions panni les mlniatr» jl i.r. V- ^ '^ 

2. A qui deiiuuider conseil 7 

1. Avant tout à votre OonfeaMur. Pourquoi t 

en celle matière. Or, le confesseur est censé avoir 
toutes ces qualités. H est donc le conseiller^ S- 



MANUEL PBATIQUB DE VOCATION 5g 

lenee dans l'affaire d« la vocation. Vous ne devez rien 
décider sans avoir pris conseil du guide de votre cons- 
Hh« "/"V»-*? <*« r»»''. le rcprésentonr^^ Cu 
e p us autorisé ; jl est le juge le plus désintéressé et 
le «lus compétent tout à la fois, ées intérêtsTe t^,?* 
nullement engagés dans la question: Zur M 
l'unique affaire est de vous mettre à votre^pLe i 
ne cherche qu'a savoir la volonté de Dieu. De plus il 
a pour la connaître des moyens que ne possèefent n 
vos parents ni vos maîtres ; il voft votreSiencc à 
découvert, il sait l'oeuvre de la grâce en vous fl 

^^e'Z?,r'V^ '^^^'^'o et leflnsuffisancës'de 
votre nature, il discerne vos aptitudes spéciales, etc 
Il a donc en mams tous les cléments nécessaires pour 
porter un bon jugement dans cette questio^ ^ 

^„ „S"l *** ^'"^'^ étrange et imprudente la conduite 
de ces jeunes gens et jeunes filles qui, tou* à coup 
viennent dire à leur confesseur : "^on Père, je mê 
mane dans deux semaines ". Le prêtre n'In wvait 
absolument rien I-ou encore : " SÏon Père JWe 
au couvent après les vacances ". On a décWé si vôe^! 
îiAi^"^ f" ^^ ?" «""t » «"> confesseur. Dans 
Wp '^""n'"'' '} P*"* ^ '»"e que l'on tombe 
i? H'nn-™'^ ?•* «« t'?"^e 1« garantie d'un bon choix 
l'in JffJ°'"'*'°? "^^P,^ * " P«»t «e faire aussi que 
L^^ •i^^'P*^*'* 'l"^ ' <"» '•egrette plus tard un choix 
inconsidéré. Si, au contraire, on a consulté le Prêtre 
n ,^1?^^" ?•" approbation au sujet de l'état de vie 
que l'on embrasse, on n'a aucune conséquence à 
redouter, car on peut toujours s'appuyer surla parole 
TÊl. "' """""««t** P»»^ ««n représentant 

.„.^° "* l^i/egarde la vie religieuse. Dieu se sert; 
assez souvent de la voix d'un directeur éclairé, qui 

C^nr"^"!^?"™*,''*"* 1"'" «^^Se, pour dissiper 
es doutes, eclaircir les difficultés, et faire luire la 
lumière au miheu des ténèbres dont cette âme se trou- 



4,1 



:i| 



«0 



HANUBL PBATigUÏ DB VOCAHOIf 



choix d'un état dlTe . i 8 «^ «nfants l'mitiative du 
leur amour purement nif,.™iî ^^^eront beaucoup de 
parents qui^ne SrcheTii'?"'"-^^^^^ ^ ^ « «l'» 
de leur ^8, ou leur nron™ Z' -^ ""* ■**« matériels 
considèrent trop souvS L 'f '^^ Personnel. Ils ne 

mêmes, et au X^de ^^^ de le1ï*utfmJ^' ''"'*" «"^- 
le plus honorable le nin» l., *"î*'^*^.™ «^^ °>onde : 
tiend - lemieuxl^o^fcer^5,,«/''^.<î»i main- 
le plus de satisfaction ^ aI ? '?™"le, qui procurera 
Ds ne 8'oecupeS pas desIntlrL"''?'"^ matérielles. 

«ieux ou-^rl^n^ ^l^Trtt^Z'sîlZ^' «'^'^ 

cl>08e8,etqSilStnr.„^P'!""/°* "^«"^^ 1« 
de suivre la\o/e où Meu'î^ l^^^ *°"*-*-'«t «b'es 

sa mS;^fq„WSL^t r«"^*«^ «"> Pè'e et 
mais lewTériteb f f^^^'^^'^rétiens qui l'ont élevé. 

fournir au Siïïerd'offlw*:wT5^^** ^'^•'»* ^ 
les renseignements demandés et à a^{ "" P^t'^' 
prendre les moyens proTidentiPl« V -^"^ ^1' *"^*"*« ^ 
la volonté de IMeu iu Zw ? , ^* ^.""^ *^« connaître 
dédaion eUe-même doit^?!» f ■ ^^i^ ''^«*">^- Mais la 
jeune homme et d'e k je^e m?e''' '" '^""^ ^"'^ ^u 

mental s;:^':^S'irrs\ST "'^^^"^ p- -*'- 

et timides outre mes^e nS nl^''"^"?*^'"^^ hésitants 
bien décider d'ewSel *"^^«'*'"«nt Jamais à se 

préfe?:rirdeièSns'ln1VliiKV" ^lî 



•.' :- % m. 



HAKtriL PBATKJCB Dl VOCATION ,j 

bien convaincu lui-même de l'excellence de r-pt &t,t 

en connaisse les difficultés • Mrfi«T». ,:f*5* ' 

requises, les signesde îïppeî de Meu -et Tm^. 

temps, soit au courant des divemS tpntî«!S "® 

cWr '"^^^ '^^ ^■«-- «-^"^ Bongt^tTsul^^e- 

^' ^ÏS^T"'" * ''°' "^*^ "• ^«» "PlratloM 
â Ho^„^* grâcevous pousse à entrer dans leur société 

moral y M^ir» fl'^^''^'°PP*'°«"* intellectuel et 

mais^'d'e'iMeu "' vou?"^!"""'"" demeures dans la 
ai,hi™o„r , ' ^"H^ pouvez vous donner à Dieu 
Z& t''"^° ^""8 incorporant à la société de vos 

d eux ce que vous pouvez attendre 'de vous mime 
4. Comment s'y prendre pour consulter 7 

Sgi -,i5.' 'sr .^r£ ts.ïïrS 

pour». . n. p„ railer d«„ |. „„d, , jSSl.™ 



)■; 



UASVXL PBAtigCl Dl VOOATIOir 



6] 

ilnx X'J^' dévouement que mènent les reli- 
n'être C|^eK^pH»n.°f ""■?•= 4* **»^ de 

voir de lui un comipil iT«i» ri. ? "P'""<»es, et rece- 
faire égaîeCnt Tl ™ f *?* ^* "" *»" ^ devrait 

serait heu^eS^^^eK^r'''"' '^^'^^"^ ^^'« 
tents^cToZrt^es'^lSfr '"•=!i"?* * '««" P^ni" 
sait s'il ne vomi D^dîf ^.!f ™"^ *^* l'avenir. Qui 

e. q™ (mm fci„ tojjijtt. 4 rai «oitf«TOt ? 

4 en les ayant, on a aussi la vocation pour laqueUe 



UAIHVKL PBATKJtJB Dl VOOATIOK 



03 



rattachent les TWtai " *^'^*« "î""""" «« 

sujet, les iK?é8 rt plaTeg CX"' 1 °" P*"* ^t^« 
inclinations, les fautes. CchurerZiéér ""*""''^*"' 
Le cancttoe et twnpérament 

rancï'si^^e^Tefp'^iL^Jf r- «°ût8. ses espé- 
autre iôté smT nr J^? J •■ ** .^* ^^*'" i «* »«««. d^ 

volontés du^e?meur „,.p1m. ™*°'" * exécuter les 
épwuver la natC •ffl"î/?S"£5"°''« *!»« P«i««e 
prononcer plus libremenr '«fn» Jf-'^S'" P"""» »« 
perdiez cou?age à kS^ésTsUr'''' "^"^ ^""^ 

«•opiner !;«f?e"ît.,ftttiP'^ ^-^-* 

Le» prlncipalM drcout&ncM d« aa rie 
le imL""*""" dM grtcM «npnatnrellM n^es dans 

savoir ce ouT™»;, » j - i 1** '*"°<' t^es important de 
je£^^e"y^-,^<^,t/t ^arr'^^rp^r.tt^il 
^aces et les faveurs que le Seigneur lui a déjà faites 

Wolre ^ D^ tn P**"! •' '",'"* «^^^ S'»^» et P»" 
j- aI ^. , ^®" ' ^ ^' sent au fond de son copiir lo 

v^«™„n ^* •'"'^*« •*" «"«"de, l'horreur du plchéj^ 
vif amour pour la pratique des vertus teZ J^'S 






64 



UAXVmL PlATiqUl IW TOOATION 



niri * *^'""«"''«' ««« opérations de la grâce, m^ 
Il doit les exposer avec candeur et sunpUcité, comme 
B 11 s'adressait i Jésus-Christ Lui-même. Qu'U entre 
donc dins tous les détails capables d'éclaircir le Con- 
fesseur ou Directeur, et de diriger son jugement : 
hu «hsant vers auel âge, il « songé sérietuiemeni 
soit à se fixer dans le monde, soit à embrasser 
la vie parfaite, dans queUes circonstances, ces désirs 
ou ces velléités se réveillent le plus souvent : si -'est 
aux jours de fête, à l'heure de la communion ou au 
K iT//* ^^"^ ** **^ ^ dissipation : s'U est poursuivi, 
obsédé de ces pensées : s'il les a repoussées à plu- 
sieurs reprises : si elles ont réjoui ou attristé son 
coeur Toutes ces questions et d'autres encore qu'un 
directeur prudent posera doivent recevoir une solu- 
tion complète. 

La décision du Directeur repose sur U connais- 
sance qu il a de la personne qui le consulte, dans l 'af- 
faire de sa vocation. Cela suppose qu'on s'est ouvert 
parfaitement à lui sur tous les points indiqués 
ci-dessus, et qu'on ne lui a rien laissé ignorer des 
plaies de 1 aœe, de ses besoins et de ses ressources, de 
ses dispositions bonnes ou mauvaises. Que le Direc- 
teur lise dans votre âme, s'il se peut, comme vous y 
lisez vous-même. Dans ce cas, vous aurez tout sujet 
de vous promettre que Dieu présidera au jugement de 
son ministre, et que l'esprit de vérité lui suggérera 
pour vous une décision juste, et à laquelle vous 
pourrez vous en tenir. De plus, l'accomplissement de 
ce devoir répandra le calme et la paix dans l'âme de 
celui qui délibère. " Les bons conseils d'un ami, dit 
l 'Esprit-Saint, rempUsMnt l'âme de douceur." 'Prov. 
37, 9). Cette parole s'accomplira à la lettre dans 
tous ceux qui consulteront le Seigneur, ..vec foi et sim- 
plicité, en interrogeant ses ministres. 



m!: 3kW^mMf^T^^mÊ\é 



. ^ ' DEUXIEME PARTIE 

Etude des différents états de vie 

I lut Sellglenx. 
OHAPXTBX PBEMIEB 

LWllnlUon. ""^^^^^ 

nente pour se cSJer à Mo., 'S**""?"*"' P«™a- 
n.nM de l'Etat Bellgienx. 

^^. Sép^tion d« tont ce qui peut attacher le 



;,; ■ 'iHl 



MANUEL PBATiqUX DB TOOWION 



honneurs, dos richesses des 



Du monde — des 

jouissances. 

Dm affaires matérieUes— c'est-à-dire de tout 
trarail qui ne lui est pas imposé par l'obéissance. 

Des affections les plus légitiines de la f amUle— 
qui 1 empêcheraient d'être toute à Dieu. Elle charsçe 
ineu à qm elle s'est donnée de faire pour sa famille 
tout ce qu'elle aurait fait elle-même. 

D'elle-même — enfin, pour ne vouloir qw ce 
que Dieu veut, ne faire que ce que Dieu veut. 

2. Consécration : Etre consacré, est être exclu- 
sivement réservé à une chose ou à une personne qui a 
un droit absolu sur ce qui sst consacré. Donc : 

(a) Cette pensée oblige l'âme religieuse à n'ad- 
mettre volontairement dans son esprit aucune pensée 
qui ne tende directement ou indirectement à Dieu, 
aucun désir qui n'ait pour but la gloire de Dieu— dans 
son coeur, aucune affection qui ne soit voulue 
approuvée, acceptée par Dieu. 

(b) Cette pensée l'oblige à garder son corps saint 
et unmaculé, le regardant plus spécialement que le 
corps d'une sunple créature comme le sanctui^ où 
réside l'Esprit-Saint. 

2. La seconde fin de l'état religieux est d'offrir à 
quelques âmes d'élite les moyens de parvenir au degré 
de perfection ou de sainteté, que Dieu exige d'elles, et 
quelles n'auraient pu atteindre si eUes fussent 
demeurées dans le monde. 

Chaque âme a une utilité particulière pour la 
gloire de Dieu, mais il en est à qui Dieu a donné davan- 
tage, pour qu'elles puissent le louer et le glorifier 
davantage. C'est pour ces âmes choisies par un amour 
spécial que Dieu a établi l'état religieux, là ou elles 
atteindront par degré la sainteté que Dieu exige 

U cXXcS* 



▼1.1 K 



MANUBL PBATIQUB DB VOCATION „ 

Etre religieux, c'est s'engager par le fait m^mp 

«ai^tTté TJ"' '''^''""'"-* ?^« laVrfeetiÔnTu fa 
?w î '-.'? ™® manière générale, comme doit vivre 
tout ctretien, mais atteindre à un den« de i»rf JS^n 

X Mtto&i^i 11?^^"^^ 1''«/« <l«Sré lui est inconnu 
lÏÏL t! Î^ ^f" *o'^o'«" tendre à être plna par- 

m. Fomes de l'état reUgieux qui mènent à cette fln. 

embrassant à la fois Dieu et ie p^chaS-..eS ^1 
Kita tZ"^"^ de ses perfections infl^^'s^e 
procnato Mme a cause de Dieu et pour Dieu l'âme 

actes distocts qui sont deux formes de la ^ reU^ 
jpeuse : La vie contemplative et la vie active 

Fa KSt ?S^: - — ^ «rell 
j^ ^ ^! ^^* ^^* «^'le qui s'occupe directement 
de Keu'et ÎTf. «? P'-^'^T'^'^ toujoTrfer^l 
coimmf Inlr^? s'occupe de la contemplation que 
Se ri«f f «^«''«f',PJ"8 pieusement ses actes de 
tnante. C est la vie de la soeur hospitaUère 

De ces deux vies, dit Saint-Thomas, résulte la vie 
mixte, comme le tout résulte des parties. 

tion^ J^L^^^J mélange de contemplation et d'ac- 
tion se consacre a faire directement du bien à l'âmp 

t^^'^rv-/^'"'!- '* ^« «ï» prédicateur du :r 



■; Il 



>'■; 



.'Wk 



OHAPITBE DEUXIEME 

DEVOIRS 
I. Devoirs provenant des voeux. 

■ (*) .?*i^wté. Le voeu de pauvreté a nliis mi 

prati? l^Slrittî'*" '"*"''P^'" "^*^ ^ 

T>lp+'^ crémière consiste dans un dépouiUement com- 
plet et irrévocable des biens temporels, meubles et 
Sfe ^^ ^'"^ «°rte qu'on sCerlit^on seVeî 
voeu iol^er*" ^"""^ '* **"" ^^ P'^P"^*^ = "'*«* ^^ 
La deuxième manière de pratiquer la pauvret* 

Ww ^f- ^'T* ?^^*"t i <»> se contente gén&a- 

propriété : c'est le voeu simple. 

«H,*9?* doit-on '»i" avant la profession dans les ine- 

o,î^*— ^ W"? * ^ ^°^ P«^ "" ordre pu™ 
ou pnve cederl'administration, Pusufruit et 1 We 

pe™n'r.„^iT- *^«''* "''"*' <^^ *«^« «««« «esslon K 
personne de confiance ou à son institut. Cette cesrion 
est revocable, mais après la profession, il faut la ™r^ 
nussion de l'autorité compétente. ^^ 

on s'ihlifi'"*'" «•"»«"««■ C'est un voeu par lequel 
on s oblige : 1. a vivre dans la continence (à ne imS se 

défendu par le sixième et neuvième commandement 

,ue/a;;'^nr&Se^tS«ssr; 
r ^î:ti^n\^;':eV^ '^''''' -' "^ -^- *-^ 



^*.. il 



70 



MANTTEL PBATIQCB OS VOCATION 



^c) Obéiaaance. C'est un voeu ou une promesse 
jue l'on fait à Dieu, dans un institut approuve, d'obéir 
à ses supérieurs légitimes, en tant qu'ils comman- 
deront selon les constitutions. 

Quand est-ce qu'un supérieur commande sous 
peine de péché en vertu du Toen 7 

On admet généralement qu'un supérieur com- 
mande en vertu du voeu, quand il dit : " J'ordonne, 
je commande telle chose." Ce commandement en lui- 
même, d'après Saint Alphonse de Liguori et plusieurs 
autres, n'oolige que sous peine de péché véniel ; mais 
quand le supérieur fait un précepte formel, c'est-à- 
dire un commandement en matière grave, en se ser- 
vant de ces formules : " An nom de Jésus-Ohriat," ou 
bien en vertu de la sainte obéissance, on est tenu 
d'obéir sous peine de péché mortel. 

Toutefois les supérieurs font rarement des com- 
mandements sous peme de péché en vertu du voeu. 
Ordinairement cela n'est point nécessaire, et on peut, 
en obéissant à ime simple volonté des supérieurs, 
avoir l'intention d'accomplir son voeu, ce qui ajoute 
le mérite de la vertu de religion au mérite de la vertu 
d'obéissance. 

n. Obligation de tendre à la perfection. 

En quoi consiste la perfection 1 Elle consiste 
dans la charité qui nous unit à Dieu comme à notre fin. 

Que faut-il faire pour tendre à la perfection ? H 
faut faire trois choses : 

1. S'appliquer à éviter tout péché, même véniel. 

2. S'efforcer de pratiquer les vertus. 

3. Chercher à posséder ces vertus dans un degré 
conforme à la volonté de Dieu sur nous. 

Les âmes religieuses sont-elles obligées de tendre 
plus particulièrement à la perfection 7 Evidemment, 
puisqu'elles sont appelées ,, :ne plus haute sainteté, et 






VANVEL PBATigUK DE TOOÀTIOir 



71 



que, par la profession, elles ont promis d'être fidèles 
aux devoirs de la vie religieuse. EUes sont dans un 
état de tendance à la perfection. Elles doivent tendre 
à la perfection par la pratique des vertus chrétiennes 
et des voeux, et par l'observance des Constitutions de 
I Institut où l'on a fai* profession. On réussira dans 
ce travail si l'on s'y ap^^lique avec une sainte ardeur, 
un véritable esprit intérieur, et un courage perse- 

vcPculit 

HL Obligation d'obserrer la Règle. 

Cette obligation est fondée sur quatre motifs prin- 
cipaux : 1. Dieu le veut ; 2. on le promet ; 3. c'est 
une source de grâces et de mérites ; 4. la nécessité du 
bon exemple. 

IV. Obligation de la Persévérance. 
Les voeux sont perpétuels. 



I 



* ^^ 



Iff 



CHAPITBE TROISIEME 

LES OEUVRES DE LA VIE RELIGIEUSE 

CE QUE L'OH FAIT AU OOUVEKT 

1. Pour Dieu. 2. Pour «oi-même. 3. Pour 1. prochain. 

I. POUR DIEU. 

1. On loue, on aime, on Mnit Dieu 

^mP^^ les ordres religieux contemptotlff. le ouït» 




2. Au couvent, on fait la volonté de Dieu. 



J^L ir^':.F 



IjBI 

i Hi 



74 



MANUEL PBATtqUB DB VOUATION 



une humble fonction pour un ange, de servir de guide 
à un pauvre voyageur ; mais cette vocation passagère 
était grande et belle à ses yeux, parce qu'il s'y livrait 
par la volonté divine. 

"Si je savais, disait Sainte-Marie-lIadeleine de 
Pasii, s 'adressant à Dieu, que ce fût votre bon plaisir 
de me faire sentir les peines de l'enfer, je me préci- 
piterais moi-même dans ces flammes dévorantes sans 
tarder un seul instant." 

St-Oéraxd avait fait attacher à la porte de sa 
chambre ces mots : " Ici on fait la volonté de Dieu, 
comme Dieu le veut, aussi longtemps que Dieu le 
veut." 

Les anges et les saints comprennent que ce que 
nous avons à faire ici-bas, c'est avant tout la volonté 
divine. C'est là notre suprême devoir, c'est la subs- 
tance de notre vie. Marie, Jésus lui-même ont vu en 
cela leur premier devoir. " Je suis la serrante du 
Seigneur ''. "Je suis descendu du ciel, non pour faire 
ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé." 

Or, faire la volonté de Dieu est la vie du religieux. 
Faire la volonté de Dieu en entrant dans le cloître, la 
faire tout le long de la vie, à chaque heure, à chaque 
instant, jusqu'à la mort, voilà la première chose que 
fait le religieux fidèle. 

II. POUR SOI-MEME. 

I. On travaille à son salut. 

1. Nous sommes d'hier, et demain nous ne serons 
plus ; nos années s'écoulent, comme l'onde au flanc 
des coteaux. La vie est passagère, pleine de douleurs, 
de voeux inutiles et d'espérances trompées. St-Paul 
nous avertit de la part de Dieu de ne poiiit nous 
attacher aux joies d'un jour. Le temps est court, 
dit-il, que ceux qui ont des épouses soient comme n'en 



c^, ^ 



MANCEL PBATiqCE DE VOCATIOW 75 

ayant paa ; que ceux qui pleurent soient comme ■'ils 

Sfrfi'^f "* P" 1 *ï" •?'" 1^ ■• réjouissent soient 
comme s'ils n'kvaient point de joies ; que ceux qui 
achètent soient comme s'ils ne pbssédkient rie " aue 
ceux qui usent de ce monde sr^^nt comme n'en lisant 
pas, car le monde n'est qu'une mbre qui passe. 

.«^.o^îJS PA"P*'^ ^^^ hommes, malgré les avertis- 
sements de Dieu, maigre l'expérience qu'ils ont de la 
rapidité du temps et de la caducité des choses 
niunaines, ne voient que la terre, ne songent qu'aux 
mterets de ce monde et se préoccupent fiévreusement 
de se faire un paradis ici-bas. Si encore la vie ter- 
restre était encore toute notre existence, on compren- 
drait cette conduite. Mais tant s'en faut. La vie 
n est pas la vie, elle n'en est que la préparation. Elle 
aboutit ici-bas a la mort, qui est la porte de l'éternité. 
ç est-a-dire le ciel ou l'enfer. Nous avons donc une 
ame, une ame immortelle à sauver. Nos années d'ici- 
bas ne nous sont données que pour servir Dieu, et faire 
notre salut. ' 

2. Or, cette affaire, c'est avant tout celle que l'on 
assure au couvent. 

On travaille aussi à son salut dans le monde ; on 
peut se sauver dans tous les états de vie. Mais ce que 
I^cnture affirme, ce que tous les saints nous disent 
et nous cnent, ce que l'expérience met tous les jours 
en évidence, ce qui est incontestable, c'est que les 
Obstacles à la réussite de cette grande affaire abondent 
dans le monde, tandis que, au couvent ils sont presque 
nuis. Le monde semble organisé pour empêcher les 
âmes de se sauver; il possède une puissance 
effrayante de perversion. L'Eglise, au contraire, ne 
trouvant aucune entrave à son action dans la vie du 
cloître, organisée dans son esprit et toute li^Tée à son 
umuence, opère comme à coup sûr le salut des âmes 
qu'elle y rencontre. 



'm 



m 



70 



MàNVEL PBATiqVB Dl VOOATIOII 




3. Enumératioii dM principaux dangnn et obi- 
tadea que l'on rencontre dans le monde. 

^ Occasions de péché proprement dites : Rapports, 
mêmes nécessaires avec les personnes de l'autre sexe, 
— mauvais exemples,— amusements entraînants, — 
mauvaises compagnies, — mauvaises lectures. 

Dissipation qui empêclie de voir le danger, — dis- 
tractions obligées. 

Ruses et assauts de Satan qui se trouve chez lui 
dans le monde : Princeps hujus saecuU. Tentations 
terribles. 

Positions difficiles. Emplois, — soucis du ménage, 
—activité fiévreuse,— nécessité de la vie, — fascination 
des affaires. 

Arrangements locaux. Peut-être éloignement 
des églises,— mélange avec Protestants. 

Malheurs temporels. Familles dispersées,— em- 
plois rendant difficiles les exercices religieux. 

4. Ces obstacles sont éloignés au couvent 

Ici, on y échappe presque totalement. Le cloître 
est comme un camp retranché. 

Les murs, les grilles, les voiles, le costume, les 
prescriptions de la règle, la surveillance des supé- 
rieurs protègent et dirigent les rapports obligés avec 
le monde. 

Les voeux bien observés détruisent ou apaisent 
toutes les concupiscences. 

La dissipation, source de tout péché, y est com- 
battue victorieusement par le silence habituel, par 
tant de lectures, méditations, conférences, retraites ; 

Ear ces maximes évangéliques qui frappent partout 
is regards, et par tant d'autres moyens qui rappellent 
incessamment les fins dernières et y font comprendre, 
suivant l'expression de Bossuet : " l'incompréhen- 
sible sérieux de hi vie ". 



t» jC'V 



UAXVXL PIATtqUB Dl VOCATION 77 

da i/Ïh12Î1^*°*' **" f.«.'»™e peu à peu à lliaUtnda 
M Ift inl«n ; un religieux ordinaire prie dIus en rm 

^;f„^"%V"P«* ^*'' «hréS^e^prient en uS^ 
«enu^e et beaucoup en un mois. Or! qui pSe^ 

da IM.n t/*^!""? '• *" ''°."''^°*' °n P'-end faim et «oif 
1^4, ** ^®* **<**«» saintes ; on aime les saintes 
lectures, on reçoit souvent les s^cremente ; 7n Ttoutl 
facilite pour les recevoir tous les jours, si l'on veut 

■~ »&er ^^* ~°""" ^* '*^ avertlMajuenti de 

i><.„*^ * ^^ exainplM de ses consoeurs ou confrères 
1 entrain communicatif de la vie de communaux. 

Enfin mille grâces de lumière et dp foro» «„.• 
envahissent l'âme%t la poussât au bien '*'" 

ainsi^dfJ^ 'à "¥?"^ «^o,?"' *"«"• "" "«• revient, pour 
«nsi dire, à se laisser aller au courant du bien et de 
la vertu, semblable au nautonier qui descend sur une 
barque, le coure d'un fleuve puiss^t et SquSte. 

5. Les Umolgnagea. 
o^n^^r.IT^*" ''H^ St«-«<arie Kadeleine de Pam 
en s écnant : " aunables murailles, de combien de 

&" "T'Cl P'^^*»^*^-". D'autresToireUe 
^Tlî *^,- 5*, '** hommes savaient quelle sûreté et 
aueUe félicité on trouve au service de Dieu, Us^caîaî 
dément les murs du monastère pour y obtenu ulfé 

Ait .^,'f^e88*nt au^ religieux, St-Jean Chrysostôme 

fn^^f \"T 'ÏI'* abandonneraient*^ tout ; voul avez 

P.lf"5*°'*'""^' «>«ment pourriez-vous douter de 
I effet de ses promesses t " ""uter ae 

facii?* a «tl- "" ""'' *"* S*-.»«™»«». le chemin est 
facile. Il n arrivera presque jamais qu'on passe de 



M 



71 



HANDEL PBATiqUB DE VOOATIOH 



la cellule à l'enfer, car celui-là seul finit sa vie dans la 
cellule, qui doit enfin arriver en Paradis." 

" On commence à entrer dans le ciel, dit 8t- 
7^>imnt Jnatinien, quand on se consacre à la vie reli- 
gieuse, car c'est un signe manifeste de prédesti- 
nation." 

n. On travaille à y acquérir la laintaté. 

Lm Toenz aident puiiiamment l'&me religienie à 
atteindre la fin de «a vocation. 

Puisque la fin de l'état religieux est de glorifier 
Dieu et de tendre à la perfection, rien n'est plus 
propre pour atteindre cette fin, que l'émiMion de cm 
troia voeux. 

1. Oea voenx écartent les troia grandi obstaclea 
oui s'opposent au règne de la charité et des vertus 
dans le coeur : le voeu de pauvreté écarte la cnjridlté 
dei ricfaeuee.— Le voeu de chasteté écarte l'amour 
des plaiain aenaueli.— Le voeu d'obéiesance écarte 
1 amour déréglé de la volonté propre et dea idées per- 
sonnelles. 

2. Ces voeux débarrassent l'Ime religieuse des 
trois grandes sollicitudes qui, remplissantl'esprit, le 
détournent presque inévitablement de la pensée de 
Dieu : sollicitude occasionnée par la conservation et 
l'acquisition des biens temporels,— sollicitude causée 
par les soins donnés à la famiUe, — sollicitude occa- 
sionnée par le dérèglement de la volonté propre qui 
veut, qui ne veut pas, qui ne peut toujours savoir si ce 
qu'elle veut est selon Dieu. 

3. Ces voeuï sont par eux-mêmes un acte d'abord, 
et de plus un exorcice continuel de charité parfaite, de 
telle sorte que l'âme religieuse peut se regarder avec 
juste raison comme un holocauste perpétuel, se consu- 
mant à la gloire de Dieu. Elle lui donne en effet tout 
ce qu'elle a, et ce qu'elle peut avoir : les biens maté- 
riels de la fortimc par le voeu de pauvreté, — ]aa biens 



^■\u .xiSTJfwiiai^^j 



MANUIL PBATiqra O* VOCATIO» Jf 

^"^^âVv^ P""" '? ^•'*" <*« cha8teté,-lei 
™?f« „^^ •'1^ i^""^ P""" '« ^°«" d'obéissance Et 
par la perpétuité de ces voeux, elle s'enRaee à ne dou- 
voir plus retirer sa donation. ^ ^ 

créatÏÏ'put"e%iï;e™"'^ '" "'"' •="'-P>**« 'i"''«'« 

4. Lm voeux de religion lont pour l'ime nw 

wjuj^de grâce, le. plu. Sondante.^". JS! ^ 

<iai.ttmr*Tru ^"l r*?^."*? ""«"eion est un Mcord 
Wpteme. Telle est la doctrine de St^érôme de ■,^. 
Bernard, de 8t-Thomas ; et la raison qu^lHomenf 
c'est qu'eue remet toua le. péché. conJe le ba^me •' 
de sorte qu'un religieux qui mourrait auMitÔtawès 
«a profession miit droit au ciel, sans passer paHe 
purgatoire. Cette rémission est le fruit Je l'amow dm 
JXe é^* '^'"^* généreusement à Dieu to^t^" 

L'âme religieuse est donc toute ouverte à la 
giace. Toute la vie du cloître est organisée de tellt 

T^tJr '^ '^""^ "^''^^''^ «t pouS victorien! 
sment les âmes consacrées vers les sommets de la^vie 
chrétienne. Dieu ne se laisse jamais vaiacre ^u 

jeune fille en entrant en religion et en y vivant cin- 
quante ans, ne gagneraient-ifs qu'un Jul dSé'de 
U^^A ^",P^"^ qp'ils n'auraient fait en restantdans 
le monde, ils auraient lieu de se réjouir de leur v^- 
tion, car ils auraient fait chose utile et d'imeutSité 
éternelle Un seiJ degré de sainteté est plSs qu7 e 
monde et que mille mondes : plus que tous les tré^ 
sors tous fes succès, toutes les"^ grandeurs humLnel 

Tous le^M^^^^rS ''^ *"'"*" '* "'^"l''^^ catholique 
eZ Jl H V *^ ^ ^^"^^ »°"* des T)iens d'ordre 
desbfeL «,^T ^f^K^^ ; ^0- grâce, la sainteté sont 
aes biens surnaturels, d'une nature supérieure et des 
biens étemels si l'on persévère. Mais ces Mnes gens 



80 



UANUEL PBATiqCK VK YOOATION 



qui entrent au couvent, n'acquièrent pas seulement 
nn degré de plus de sainteté, ils en gagnent ploaiaiin, 
un grand nombre s'ils sont fidèles aux grâces divines ; 
peut-être même obtiendront-ils une sainteté éminente. 
Nous avons vu que le saint va de soi au couvent ; 
la sainteté aussi, si l'on veut être bien Adèle à la grâce. 

m. POUR LES AUTRES 

1. La Prière. — Quand dans le sanctuaire, l'en- 
censoir embrasé laisse monter vers le tabernacle et 
vers la voûte du temple ses nuages d'encens, il repré- 
siente devant Dieu les coeurs des fidèles qui peut-être 
sont froids, sans adoration, sans louanges, sans 
prières ; et cette fumée odorante, vivifiée par le 
ministère et l'intention de l'Eglise, pl^t à Dieu, satis- 
fait ses perfections, supplée à la pauvreté religieuse 
des assistants. Le coeur du religieux est im encensoir 
vivant d'où s'échappe à tout instant l'encens de la 
prière ; il prie, il adore, il aime, poiu: lui-même sans 
doute^ mais aussi pour ses parents trop peu fervents 
peut-être, pour ses frères et soeurs, trop peu chré- 
tiens, pour ses amis et connaissances, enfin pour tous 
ceux qni ne prient pas aases. H obtient aux pécheurs 
leur conversion, aux mourants la paix de Dieu, aux 
pauvres la résignation, aux malades la patience, à sa 
famille mille bénédictions spirituelles et temporelles. 
Que de pères, que de mères nous verrons dans le ciel, 
qui auront dû leur salut aux prières d'un de leurs 
enfants voué à Dieu dans la vie religieuse. 

La société toute entière, les nations, les cités 
reçoivent de la miséricorde divine les grâces, les dons 
les plus magnifiques, qu'elles doivent souvent, sans 
s'en douter, aux prières des religieux, des religieuses. 

Qu'on lise lliistore de la sainte compagne et amie 
de Sainte-Thérèse, Anne de Saint-Bartiiélemy, morte 
à Anvers, où elle passa les dernières années de sa vie. 



MANCïa- PRATIQUE DE VOCATION gj 

et l'on verra que cette sainte cannélite sauva deux fois 
cette ville de la ruine par ses prières. 

La flotte française voguait vers la Terre-Saintp 

rKvrP""'*'" ^'""«"«^ expédition d"utre mer 
Prf» ??»lVPe.;^"&«8te et touteTa force de la c^l 
kne Une nuit la tempête l'assaille. Sur la Se 
royale, l'alarme était vive ; Barons et Chevalifra sp 
pressaient autour du roi. " Ne craigi'ez rien leu? dit 
thihppe, a cette heure on chante matines à Cteau^ 
les moines prient pour la France et son roi. " ' 

t«i,t^,^H°'^** '? ^"i^^^ religieuse, c'est l'Egllae sur- 
tout, qm trouve dans la prière des âmes consacrées des 

iTw'^tT''»''"^- 9""' d'événements faSles à 
,n,.?i ' * ^ *°" .^'=*"'"' se trouveront avoir leur 
dwUT^"'/"^''? •*'"" '"^l'ie religieux, ou 
1P«^tP "*? ^'^ ces âmes choisies dont Dieu a urd 

teeux. '' ''•'"^'''' '" ™ '«'««•'«" puissant rt 

battént^""''di2»"f/,"^°* font plus que ceux qui corn- 
^ri!"' ^^'^ le grand homme d'état. Donoao 



Certes, 



. " Voyez, dit le P. Faber, cette pauvre iriandaisA 
qui va, par les rues, en redisait l'Ave^nlria eue fSt 
fc/r ""*'.? P^ !.'^«i*«^' <!"« *«1 membre catto* 
anent» i i?'™'''"^ des Lords, par des discours X 
guents en faveur des droits de cette Mère de nos 

1'eJ;.^.??'''**'-~^^^°'?"™'^ «le la société et de 
Si Pa^.l?»!^ puissantes et incessantes interces- 
sions, les religieux le sont encore par les services extl 
neurs qu'ils rendent, par les labeurs si Ze^' et 1 
multiples auxquels ils se dévouent. 

Apostolat.— Toujours, ils ont été les premiers Pt 
les plus nombreux à la grande tâche de l'fpoS et 
dans les pays chrétiens et parmi les infiS Par 
courez les villes et les bourgades, visitez tous Tes con- 





m 



SI 



IIANUBL PBATiqUZ DB VOCATION 



tinents et jusqu'aux îles les plus lointaines, et vous 
trouverez ces hérauts de Dieu, poursuivant au prix de 
mille souffrances et souvent de leur vie, leur t&che 
éminemment humanitaire et civilisatrice, en même 
temps qu'apostolique. Car ramener les chrétiens à 
une pratique plus sérieuse de l'Evangile, conquérir 
les infidèles à la vraie foi, c'est avancer la eivi- 
lic^-.tion, c'est donner paix et félicité aux peuples, en 
même temps que sauver les âmes. Et, chose admi- 
rable ; d'humbles femmes, de timides vierges, consa- 
crées à Dieu, se pressent nombreuses et vaillantes sur 
les pas de ces apôtres, leur prêtant l'aide si efficace de 
leur dévouement sans bornes. 

I«B oeuvres de miséricorde. — ^Leurs oeuvres sont 
innombrables. Allez dans tous les continents, en 
Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie, en Océanie, 
vous trouverez les religieux et les religieuses partout 
à l'oeuvre, enseignant les ignorants, donnant l'édu- 
cation aux enfants, à la jeunesse, relevant les âmes 
tombées et flétries, dirigeant les pas chancelants et 
soulageant les infirmités des vieillards de nos hos- 
pices, veillant les malades, soignant les blessés dans 
les hôpitaux et jusque sur les champs de bataille, don- 
nant des soins dévoués aux malheureux privés de leur 
raison, servant de mères aux orphelins, visitant le 
pauvre en sa chaumière, rendant service aux ouvriers 
de nos usines. Leiu: dévouement, sous le souffle de 
l'Esprit-Saint, les a poussés partout, et nulle pai-t il 
n'est une misère vers laquelle ne se penche leur coeur, 
et à laquelle leurs mains habiles et infatigables, ne 
portent secom-s. 

Oui, on doit le dire : Ds sont, en général, les âmes 
les mieux trempées, les plus actives, les plus utiles 
qu'il y ait au monde. 

Jeunes chrétiens, jeunes chrétiennes, si Dieu vous 
appelle, soyez fiers et heureux de votre belle vocation. 
Méprisant tout ce qui est du monde, marchez à travers 



^^-rw^^^^'M^^mr^^umÈ^^^^^M- 



KANDEL PRATIQUE DE VOCATION gj 

S£:^^i^/te-^-^voueraux 

veraine Ma e8?é7 ils savent '^»'nL*' "f T <^5 '" tou- 
que le péchi appiUe i'e«taUon" i''\ "^ admettent 

chrét1en^^'*ff'r,W''i^°"'^'* P°^* diflScile pour le 



84 MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 

à tout instant en châtiments exemplaires, en fléaux 
dévastateurs. 

5._ Mais Dieu est niisérifiordieux. Pour épargner 
aux iJécheurs, aux familles, à la société les rigueurs 
redoutables de sa justice, il choisit des âmes d'élite, 
ou du moins des âmes ((u'il rend d'élite, en les mettant 
à part et en les comblant de ses grâces. Tels furent 
un Benoît Labre, une Catherine de Sienne, une Cathe- 
rine Emmerich, une sainte Lutgarde, etc. Il est vrai, 
toutes les âmes vouées à Dieu dans la vie religieuse 
n'ont pas à remplir une mission égale à celle que rem- 
plirent ici-bas les saints nommés plus haut ; cepen- 
dant toutes, pour peu qu'elles soient fidèles, apportent 
leur part à cette somme d'expiation que la justice 
divine exige des hommes prévaricateurs. Le triple 
renoncement de leurs voeux qui se perpétue pendant 
vingt, trente, cinquante ans, malgré les tentations et 
les faiblesses du pauvre coeur humain, leurs austé- 
rités, leurs labeurs, leurs larmes, leurs supplications, 
tout cela subi ou accompli en union avec Notre- 
Seigneur, satisfait la justice de Dieu et épargne à une 
multitude de coupables, à bien des familles, à la 
société entière, de nombreux et terribles châtiments. 

Jeunes gens, jeunes filles, qui sentez votre âme 
inclinée vers la vie religieuse, élevez vos coeurs en 
haut_ pour apprécier comme il convient, la carrière 
sacrée du cloître. Vous devez entrer en religion, si 
vous y êtes appelés, pour faire' la volonté de Dieu, 
pour glorifier Diea, pour assurer votre salut et con- 
quérir les palmes de la sainteté ; mais vous devez y 
entrer aussi pour vos parents et vos frères et soeurs 
que vous laissez dans le monde, pour ces multitudes 
qui se pressent, s'agitent et se souillent dans les basses 
vallées du siècle, pendant que vous dressez vos tentes 
sur les sommets radieux de l'Evangile. Vous devez 
pour tous ces pécheurs, devenir victimes de pénitence 
et d'expiation. 



CHAPITRE QUATBIEME 

AVANTAGES DE LA VIE RELIGIEUSE 

agréables ù Dieu* Or'tnsloCr/' P'"^'"^^ «°°t 

quand Dieu e veut An H,>„^ 1 ■ ' est-a-dire, 
réclameront en ™in t J- '^" •'"g'""'™*, plusieurs 
oeuvres "ils s'éTritT^^^n^LV"''''' •'°°««« 
impoié des jefinestTw ïïLuatSri "Te l^^T" 
leur répondra : " Vous a^rerdéià rien vnf« if^^""" 

offrir à Dieu. ' ^ "^ '^^ ''oive 

est un'Sr^in^tVL^i^rT'îU'^V" ""-^^ 

Oraim, en voyant rire ime S! ^ bienheureuse 

Marie Madeleine de pa^^,f,^^4"3de'. Sa^-te- 
blés murailles, de combien deTaL^g^^voU SeTré-" 

puissan?8"et'^effi"itrs Jirn:!^ ^ '"""«^ <>«« «-<>"« 
S>nfes8ions lecture? Xsesb^r"""*"^^ = P"""*' 
i-pirations, remords ^SiS:, ^fc^ot 



M MÀNVBL PBATtqua DB VOCATION "V 

ragements des supérieurs. " O'eat un malheur mut 
ceful qui tombe, dit l'Iaprit-Saiiit, deTïïvSr wî^ 

ftire une faute, il reçoit aussitôt le secours de ses 
frères qui l'aident à rentrer dans le devoir. 

J-™i,°"* ^ '^î^ P'?" *• S'*»"- I^es âmes qui 
demeurent au milieu du monde sont comme mie 
tem ande, ou la rosée du ciel ne descend qu'en 
petite quantité et rarement. Au contraire, daM les 
monastères, les religieux sont continuellement 
Msistés par des lumières, des inspirations, des conso- 
totions spmtuelles, qu'ils reçoivent dans les médita- 
de'^étf ^'^"*^ lectures, et les exercices continuels 

Thih2^ l *^°"** *'"? «^* "P"»- L'empereur 
^éodose entra un jour, dans la cellule d'un 
pieux solitaire, et s'écria : " O mon Père, que vous 
«tes heureux, vous qui vivez loin des misères du 
monde ; ^e suis empereur et je vous assure qu'il n'y 
a pas de jour ou je puisse prendre un seul repas en 
paix. Le religieux est tranquille : il n'a pas às'oc- 
euper des choses matérielles, il n'est pas esclave de 
i opinion, 1 avenir ne le préoccupe nullement. J\ ne 
possède nen, et il a tout en abondance: " Nihil 
Iwbentes et omnia possidentes." De plus, par la mor- 
tiflcation des passions et des vains désirs, la religion 
enlève la cause principale des inquiétudes et des 

f- ?» y.™«'>rt plu» Miatement. Mourir sainte- 
ment, c est la, après tout, le point important. Or, on 
peut, sur le seuil de toute maison religieuse, inscrire 
ces paroles qu on lit sur la porte du monastère de la 
^appe : " S'U est dur quelquefois de vivre id, il 
est Uen doux d'y mourir ! " Oui, il est bien doux de 
finir ses jours au couvent, parce qu'on y a vécu plus 
saintement que dans le monde ; on s'y est renoncé 
plus constamment ; on y a souffert plus patiemment ; 



•tAKirai' PBATKJUB D« VOOATIOM g, 

8. On y obtient nna phu mnd* itfan»».... 



iMi 



.£1X. 



amÊ^aJi 




iB 



M MANtJÏL PBATIQUE DK VOCATION 

Remarques: 1. A ses propres mérites 1« bon 
Keligieux doit ajouter le capital de grâces amassées 
par tous les membres de la Congrégation. En vertu 
de ia communion des Saint», chaque membre d'un 
ordre religieux participe à toutes les prières, mortifl- 
cations communions, travaux des sujets de la famiUe 
surtout aux exercices communs, qui se font en vertil 
de la règle et en corps. Chacun travaille à la com- 
mune fortune de toute la famille, tout en s'enrichis- 
sant pour son propre compte. 

2. Le religieux possède, même ici-bas, les vrais 
Honneurs. La meilleure renommée que l'on puisse 
ambitionner dans l'Eglise est celle de ferveur de 
piete, de zèle. Si vous entrez au couvent, vous appar- 
tiendrez a une Congrégation, qui, sans doute, méritera 
ces beaux titres.-Et puis, le monde chrétien estime 

î+ i?".?'"^ ^î^ T^^ religieuses. Partout le religieux 
est 1 objet du plus grand respect. 

3. H possède aussi les vrais plaisirs. 
Qu'appelle-t-on plaisir î C'est tout ce qui fait 

éprouver une sensation agréable, et qui n'est suivi ni 
de fatigues m de reniords.— Or, ces plaisirs peuvent 
se rencontrer : 

Dans l'intelligence : ils sont bien plus abondant» 
en religion que partout ailleurs. 

(a) Joies de l'étnde : heures réglées— Uvres 
choisis et nombreux. 

(b) Joies de la conversation : aussi spiritueUe 
et ammee que dans le monde. 

..?.*"*, '•. **•"' = épanehement de la paternité— 
amitiés vraies et pures— piété tendre-consolations 
spintue les— bonne conscience— société dont la cha- 
nte est le lien— vie tranquille et pleine de paix. 

Dans le corps : le religieux ne possède pas, il est 
vrai, les plaisirs des sens, il fait profession d'y 



«tWTM, PBATKJCB D« VOCATION 



S9 



plupart des sécX™ n» «orporellement que la 
joufs, des promets ré^uliprt"-"""" «*« *«"« les 
sens fatigSés, et déîaslfr d«\''f '^'"* '«P»**"- Je« 
Dans tous ces Instituts Ta rLI '"'""^ quotidiens. 
SupériP.^rs de fournir abonlmi*^^ recommande aux 
ont besoin, et en t^mn»^!^""?-* ^^ «^^t ^es sujets 
maladie. ' " '^""P* ^e «ante et en temps de 

mes8?"qîf??? •feft^'^fV'-*.-«i«"ent la pro- 
»m laiU «a^,Xn oS^'f^^^^'^ = " Quiconque 
■on père, ou «a SSm „„ !!? I, "«> <»« «m «oanra, ou 

le centupl, et toi^e'rX T^^^.'^"^' "^^ 



Ml 






OHAPITBE OINQTnBlB 

LES PEINES DE LA VIE RELIGIEUSE 

Les peraonnee consacrées à Dieu, certes, ont des 
croix; enfants d'Adam pécheur, eUes subissent 
comme tous les hommes les conséquences fatales du 
premier péché ; mais il y a aussi des croix spéciales. 

1. n en coûte à l'homme de renoncer à la pré- 
t^due indépendance de sa raison et de sa volonté. Il 
ny a nen qui nous soit plus intime que notre volonté. 
Or, en rebgion, on doit obéir en conscience et sur tous 
les points. On a devant soi une ri^f^ qui détermine 
les mouvements de tous les instants, et la parola dn 
■Bptrlenr chargé de l'appliquer et de l'interpréter. 
I*n8 sa famille, on fait ou à peu près ce qui convient, 
et on trouve encore souvent le moyen d'imposer sa 
volonté à tout ce qui nous entoure. Au couvent, il n'y 
a pas à raisonner, à discuter, à comparer ; U faut 
obéir, en tout, de fait et d'esprit continuellement, sans 
récompense, sans gloire, sans dédommagement d'au- 
cune sorte, mais uniquement par devoir et en cons- 
cience. 

. . 2- D '■"* sevrer son coeur de tout amour humain, 
de toute amitié particulière. Or, lu nature se refuse 
à mourir. 

3. La souffrance peut avoir pour agente : Un 
■npéneur contre lequel nous éprouvons quelquefois 
un sentiment d'antipathie qui n'a pas de raison d'être, 
mais qui exige une violence pour Itre surmontée. 

Des confMrei qui peuvent être une occasion de 
souffrance, soit volontairement, soit, surtout et presque 
toujours involontairement, par leur caractère opposé 
'«^ ,1' P**" '^"^ manière de voir différente de la 
nôtre, 1 antipathie toute naturelle qu'ils éprouvent 
pour nous. . . .Choses inévitables de la vie commune. 



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93 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



«r,«Sj°?***'**^"' P^!?î ^^^^ "PP"»^ à iios goûts, à nos 
aptitudes, à notre santé— insuceès pénibles! 

à ni,L? aÇddenta de tous les jours qui sont pour nous, 

^îht^A^ '"1^?*- "5^ ''^'^^ d'inquiétude, de contra- 
netes, de malaises, de privations. 

^««^■o'^^'uî ^ ^ parfois la soustraction des eonso- 
8™i.T'r'^''-'^' humiliations, les tentations, les 
scrupules. Certaines âmes passent par de grandes 
épreuves qui accablent à la fois le cor^s, l'esprit et le 
coeur. Mais quelles que soient les croix des religieux 
sus sont fidèles a recevoir la grâce, ils comprennent 
par une lumière Ultérieure et par les ensei^ements 
de la foi, que Dieu veut faire d'eux des imaees 
Zt^n?-*^' Jésus-Christ, des âmes ^rtii^^s^eî 
vocation ^^ ' finissent par aimer leur sublime 

Cependant, si nous faisons abstraction d'âmes 
choisies spécialement pour le glorieux et redoutable 
rôle de victime, nous pouvons affirmer que ces croix 
sont en gênerai, moins nombreuses et plus lêeères 
que dans les conditions séculières ordinau-es. 

St-Paul l'affirme, et l'expérience l'atteste : 

»»r,f^"T P*"^' ^f ^°**? "^ ^ont meilleures qu'au cou- 
rent. Les cas de longévité sont plus nombreux dans 
les communautés religieuses, et même dans les plus 
austères, que partout ailleurs. La vie sobre, sagement 

Les soucis de l'esprit par rapport aux nécessités 

tenrrfofl' '"" <»"Fé«e"t. «oit 5e^'avem>, sont sou- 
vent pour les gens du monde, une lourde croix. Ces 
SOUCIS, le religieux ne les connaît point. Les simples 
sujets se reposent totalement en ce point, si^TuS 
supérieurs et tous, sujets et supérieurs, se coS 
avec abandon en cette parole divùie qui se réal™ de 
génération en génération : " Celui qil abandonne u 



MANUEI, PBATKJUE D, VOCATION 93 

tuple en cet*. vieSUSeteiCTafe 

détachement plus wanH H»l t ^^ '^^' « «^^use du 
humaines, à cause S ùTtelC""^"', "* "^"^ •'^'«««^ 
Tie passagère d'ici-bar "'*^"^Sence plus vraie de la 



n 



! 'ï 




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■Ml 



OSAPITSE SIXIEME 

SIGNES DE VOCATION A LA VIE KELI- 
GIEUSE 
L L'Attrait BumatureL 

inctoaS.'t;t'éri'eïïe''eff*'r*';r'» C'est une 
volonté à^brw^e^unff-tTfîr^H^ 1"' P°rto la 
Dieu donnTk S ZrlTi^Çi'^î»* qu'un autre, et que 
pelle à la vie relire «oimaitre qu'il l'ap- 

. ,. (a) Attrait de sentiirsnt C'eut im o-^a* 

constamTnt^ev^t l'S,rft y nllf/' T^^ieux est 
dans les différente^pieX ' Ai^f i, v 1 -î' '°".*^"''* 
qui ne semblent existVque po^\ïoLe^f„r'' 
œt^rdCÀ*-"stei"a^^^^^^^^ 
on™ hoSnaïîfr^« r^",^ perfection; eUes 
dés^ consSl^a^STerd^lalir^cti Z 

conune un signe certain dTvocation «ons^derer 

heur que dans cet état. ^ ^* "^^ *^'»- 

. (b) Attrait de raison. Cher Ua ai.!-.». > j. , 

«51I01X. C est une inclination réHéchie, fruit de la con- 



:! M 



'ri 



M 



MANUEL PBATIQCB DE VOCATION 



sideration et d'une mûre délibération, dans laqueUe 
£^rès avoir pesé le pour et le contre, on se déteAnine 
pour un parti plutôt que pour un autre, parce qu'il 
nous semble plus conforme à notre nat ire à nos goûts, 
a nos besoins. D'un esprit tranquille, on examiné 
que.le vocation serait la meilleure pour assurer son 

?fZ -r " "* "^T*"' '^ *""" ^"^ P«ché, étant donné ses 
dispositions. Le coeur éprouve peut-être une certaine 
répugnance, mais l'esprit voit de la lumière la plus 
éclairée que Dieu appelle à la vie parfaite. >ar 

f'h«^? •-"■'? i*'^^^?'?'"® ^« "■«*>'« dans la solitude, à 
1 heure ou il doit choisir une carrière ; jusque-là il n'a 
ressenti peut-être que peu d'attrait pourra vie reU- 
gieuse, mais a la lumière des vérités de la foi, il pèse 
le pour et le contre, les avantages et les inconv-inikits 
F»T>i^ !? *' ^7°-^ ?"^ P"""" >"i l'état religieux sera 
MK llSÎ?-^" ^*'"*' '' '^ considère comme moralement 

î w- *5^' °" ?TÎ?*' répondant parfaitement aux 

i I besoms de son inteUigence et de son coeur. Et dans 

lt,2^t.'JT^*V?'^-' '^'*°« '* plénitude de sa liberté, il 
choisit 1 état religieux avec une intention droite et 

fà"^.!,' ^" T '^^™*'" 1 ^^ l'éternité. C'est encore 
cho^ ^ °" ^^' '* ^"^ ^^ * ""^P""® ce 

L'attrait est donc toujours cette voix secrète par 
laquelle Ûieu intime à l'âme sa volonté, et lui fait con- 
naître plus distmctement le choix qu'il fait d'eUe 
pour tel genre de vie. 

^ 3.. Cet attrait eat-U nécessaire î C'est une règle 
générale, qu'il ne faut jamais s'engager dans une voie 
pour laquelle on n'a pas d'attrait. Sans goût, sans 
amour pour l'état qu'il a pris, l'homme ne peut qu'y 
souffrir et y échouer. ^ ' 

e<,t nh;ï-' F^'"^ \?'*^* ^^ ^'^*«* religieux, l'attrait 
est plus mdispensable que pour la vocation au monde, 
be lier par des voeux de religion sans un goût sur- 
naturel très prononce pour cet état, ce serait un irré- 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION g, 

viez pas dire alora " r. f^^/*^""'?^',?' ^""« "«^ pou- 

me l'imposer .Tp l'J v,,^ ^ ^''** violence pour 

aujourd'Cquofqu'l pèrie''?v' 'l"' ^' ''""»"« ' 
veux porter vS^oSl"' •■ ^""' '°'"'''' «* J« 1« 

Pour être réputé divin, i, JfLtJS 'Lms'- 



^immm^m 



un 



riques „„, „ ^^a, 

attrait véritable.. Si"lMëu"vÔus'ân;^iio''T" ^^.}^ 

^yeï?c^t^"r^'sarr£e"^L^,*'^^^^^^ 
ment, soit dans les oeu^es de cC^té * ""««g^^" 

grâces après la communion-si elle ^st aeco~„é 
conetoe avec certitude que cet attrait nV^le 



,' l 



I 






es 



MANCEL PBATI4UB 01 VOCATION 



fruit d'une ferveur passagère, mais un effet de la 
grâce auquel on doit correspondre. 

" Celui, dit Timon-David, qui, depuis sa tendre 
enfance ou depuis un moment déterminé de sa vie a 
toujours eu les mêmes idées, les mêmes désirs, en un 
mot le même attrait, a une marque très évidente de 
vocation. Si cet attrait diminue ou disparaît dans les 
moments d'égarement, pour revenir dans les moments 
de calme et d'union avec Dieu, la preuve n'en est que 
plus certaine. C'est la voix de Dieu qui parle par 
l'attrait soutenu ". 1 r r 

Comprenons bien aussi que les répugnances natu- 
relles, les luttes, les dégoûts ne sont pas toujours une 
preuve de non-vocation religieuse. H n'est pas néces- 
eaire d avoir une constance sensible. H suffit que l'on 
demeure ferme dans la volonté, dans la partie supé- 
neure de l'âme. " Le meilleur signe de vocation, dit 
Bt-Thomas, est une volonté ferme et constante de vou- 
loir servir Dieu en la manière et au lieu auquel il nous 
appelle, tout en ayant connaissance des peines et des 
épreuves qui sont particulières à cette vie ". H ne 
faut pas, dit St-Alphonse juger qu'une personne n'est 
pas appelée, parce qu'il lui arrive, même avant d'avoir 
quitte le monde, de ne pas éprouver ces mouvements 
sensibles, qu'elle éprouvait au commencement ; ni 
même, parce qu'elle sent des répugnances passagères 
qu la portent parfois jusqu'à vaciller et à s'imaeiner 
que tout est perdu ". 

Voici du reste, la conduite ordinaire de la divine 
Providence en ce qui regarde l'attrait vers la vie reli- 
gieuse. Dès l'origine. Dieu donne à l'âme une idée 
vague sur la beauté, l'excellence et la sainteté de la 
vie religieuse. Cette idée n'est pas réfléchie dès 
1 abord. Elle est plus sentimentale que raisonnée, 
parce que au commencement de la vocation, les inspi- 
rations de la grâce sont rares, vagues et faibles. Dans 
la suite, ces inspirations intérieures deviennent plus 



MANUBL PBATiqUB DB VOCATION jg 

Parfois l'âme est Œp/^ i^^?."'*'' ?'"« puissant, 
et de paix Parfo s a^f/„! t 'r^^'^' ^« «OMoIation 
sont combattue Z Z «ffl^''^"'^"^^^ dispositions 
passions. Parfois elles nlflîr' 'i«*"''elles et les 
^e manière que i 'âme nSôuvT n, , /°'"P'^**'"*°* 
pension sensible pour la virSe-?« .''"«™1.P.«>- 
la nature. réunisMiiT /«,,♦! "^«"Çeose. ^.u contraire, 

à produire STâme^e Jéell^r' '^"''^^ «'""' 
çenredevie.rnaisc^n'^anw/^^'^'''" P""' «« 

Telle est la conduite de Dieu dans les vocations. 
Inl inspirer dn wût Mn?ir2ï?^i?i "" ' *°»« «» <!• 

l^Oonvlcaon intime et précoce de l'appel de Dieu 
sente^ l^p^^elt &rhuST"*« eTpieux 'S' 

dire : "Mo? e serS?eÊux"»' tetr^î? '"" '"* 
dissant dans l'adolpRppnni !!♦ i " • *"™" ^a gran- 

du jeune l^or^el^lnZit^f^^^:,. ^V"*"' 

vocation est "a SurieZ ^Pf^^ 1^^ dit que sa 
ont ordinairement ^P^n^pi, ^^\?'n!? «iMi attirées 
elles aime™ rechTrcliPn7 W iî'*-"'''".^^ ''" """"«le : 
s'instruisent avec zèle dp 7» ^f^'?"'"^! religieuses, 
délices des lecturL?Lt ^^'^t'&^ît Ssfe 



>M 



100 



MANUEL PEATIQCB DE VOCATION 



Si maigre certaines infidélités, fautes, l'incli- 
nation pour la vie religieuse pei-siste, ou revient après 
disparition temporaire, il y a signe certain de voca- 
tion. 

2 La vanité des biens de la terre. On sent qu'ils 
sont mcapables de contenter notre coeur et de satis- 
faire nos désirs. La fascination des esprits, même les 
meilleurs, pour les faux biens et les faux plaisirs du 
monde est peut-être le plus grand obstacle que ren- 
contrent la pratique de la vie religieuse et aussi les 
vocations religieuses. 

Que la lumière se fasse dans une âme sur le néant 
de tout ce qui se passe, qu'elle voie combien les plaisirs 
les honneurs, les fortunes sont choses incertaines 
tugitives et ne laissant après elles souvent que le vide 
et 1 amertume et cotte ame sentira facilement, sous 
1 mfluence du Saint-Esprit, le désir de quitter le siècle 
et d aller, dans l'asile d'un monastère, travailler à 
1 acquisition des biens solides, permanents, divins 
étemels. ' 

u-vJ^l ^^'^oi» «^ette vue de la fragilité et de l'insta- 
DiUte des choses terrestres, cet éloignement pour le 
monde, prennent leur source tout d'abord dans la 
trempe d espnt dans le caractère ; puis, l'éducation, 
la reflexion, les lectures sérieuses que l'on fait, et la 
grâce dmne qui y vient en aide, développent cette 
tendance qui aboutit à la vie religieuse. 

(b) D'autres fois, c'est une série de peines, de 
cont netes, d'épreuves de tout genre qui donnent 
ces vues et inspirent ces sentiments, et font tourner 
insensiblement les regards et les aspirations vers la 
vie pacifiée et stable du cloître : la ruine de la for- 
tune, une catastrophe dont on est témoin, la vue d'un 
cadavre, un mécompte d'amour-propre, une calomnie 
dont on a ete l'objet, un mécompte du coeur, l'échec 
d un projet d établissement, la mort prématurée d'un 
parent, d un ami, des mauvais traitements que l'on a 



HANTTBL PBAngUB DB VOCAnON 



peu, le coeur de toute X.Hnn 'l"" T^' °" P«" à 
vive et saisissante clarté QurflT *Fre8tre avec une 
vanité du monde, et le vidTip» h- ""■ 1 T «™«»' «* '« 
la terre. Il les cinduft „h,„i î^*, J"™* ^^ ^'^ P'aisire de 
la vie religieuse Us voSJTw' '^ ^ ''*'"°»>- «J" 
certaines ; les épreuvl^ «ont «..* .P,"*^' ««"*«« «* 
videntielsparlesoSniel^vlnf*""*-^" """y"'» pr»- 
et aux iii8pirat.?n\ înte"î:™soK,' f"^ '"?^^^«« 
Bo.t afin de favoriser leureffeVdanries ï^r^''^^' 

néant des cWs'h^llnr"'; T."^^"« saisissante du 
nent ^'n^e^rce «Œ. aî t^"^""*.'*" """"de. vien- 
accorde mêiSe à dTpe™on„pf!' P"?^»»»» «M Weu 
la vie. Tout peut seSevIh? T *7* ""F^t dans 
parole de l'Écriti^e sâtote ^n * ^ '" «''''« = «°e 
une lecture pieuserètc ' *^™"'° «agissant, 

de tombfr.i^^tiyeWd^^îl'T^' " ««* « '-«« 
a peur de faire com^e tant d^,/!* ''^ "î ^''i^S^''- <>« 
pnni les éeueils «SI nomhr»^^ ^*,','^ *™*« naufrage 
le monde. """'"*' «"« 1 <"» rencontre daàs 

nation e^^SWfeSé'SL'tî"*'.'*'^""*'^ ''' ^-^■ 
dans la vie relîrie.L v ?^^ ^ •*" ^'^"^e pour cela 

embrasser ',a''^TeHgielf"frt"i?''^ J^»?'^^ «* 
sauver son àme avec Sus H «^fl le desir sincère de 

attraits les pZ 8Û«, même s'U T^éf»"'. ^""^ "" '^«^ 
pagnée de joie spiritûeîle et con^h^H * ^5' '*'""'™- 
Bensions et des dégoûts ''°"'*'»"" Par des appré- 

l'on a e^lj^m'ur*^ J?*'^*'^ P^"' '«« fa-^tes que 
cette parole TffiZiB ne ?SS!Î*'^;,0" ««* frappé de 
tous également • o? ?a Îh^^ f*'^**'"'». voua plrirei 
privations qu'e le impoL né^fr'-''""^' *>? '«'««" des 
au coeur et\u. tere^runXrr^^,%i::^?^: 



loa 



HANUEL PBAr.qVI Dl VOOAnON 



ferme la perfection de la pénitence. "Le dévoue- 
ment à Dieu du Beliglenz, surpasse, dit St-Thomas, 
tout genre de satisfaction et même de pénitence 
publique. ' 

6. L'Mpéranee de gagner le dei, de s'assurer une 
mort précieuse aux yeux de Dieu et de se préparer un 
jugement favorable. 

7. Lapenaée des secoun spirituels que fournit 
avec abondance la vie religieuse dans les exercices de 

Sieté, les règles, la vigilance des supérieurs, l'exemple 
es confrères, une direction éclairée, etc. 

8. La pensée des mérites nombreux que l'on peut 
acquérir dans cet état, des grâies qui en sont le par- 
tage, de la gloire qui en sera la récompense. On a été 
frappe de ces paroles : " Celui qui laisse sa maison, 
on SOS frères, ou ses soeurs, ou son père ou sa mère, ou 
ses enfants, ou son champ, à cause de mon nom, rece- 
y» le centuple en ce monde et possédera la yle éter- 
nelle. 

9. La paix, la sécurité, la joie, le bonheur d'une 
âme qui est tout à Dieu. 

10. Le désir de la perfection qui presse certaines 
âmes. H est des âmes privilégiées qui ont peu de 
fautes a expier, peu de périls à redouter dans le 
monde, mais elles veulent imiter plus parfaitement 
les vertus du Sauveur. Or, la pratique des conseils 
évangehques est le plus court et plus sûr moyen d'y 
parvenir. 

11. Le désir de vaquer plus librement à !a prière, 
à la contemplation, et de vivre seul avec Dieu dans la 
solitude. Certaines personnes ont un goût proroncé 
pour la solitude et le recueillement. Lo bruit du 
monde, l'attrait des plaisirs et des joies mondaines 
qui captive tant de coeurs ne leur inspire que crainte 
et dégoût. Le cahne du cloître leur paraît embaumé 



UAmXL PSATKJUI M VOCATION 



à iîTffi *""*'' "'''•"'' «* •'«'-«»-" Je PluB Wable 

tinguer à son «enlcf ^af r ^0^:^^^;^ ' ^ '* *"" 
bienfaits, par attachpmpnt . „™"™'«8ance pour ses 
rent lui rèssembW vwP *" PÇisonne. Elles dési- 
les privatTons daM U ^*'"'""?^ '"' ''*"« '« t'«vail et 
eUes'^veuIeTpaSer ses Cfr '* l'immolation; 
livrées. Pour ceTâmesprévenrr^^^^^ ^"^^"^ "«» 

naires, le monde n'est nn'f.nS.V ^«^açes extraordi- 

jnoyen d Wev rapM?më„t" nfo^l \'' "'««.tq"'"» 
les mortifications les «Sh»! i "" , ^^ ;>enitence8, 
nature ne «=«?%«" Aucu^' plus pénibles à la 
coûte dès qu'il L raMroph»'^^^" sacnflce ne leur 
laissent aucun ombre d^dont. Si^"" ^*! Z^<^^iom ne 
divines. """**'• *"«» "O"»* évidemment 

Dieu' d'^et^iêrV^.r'- "* "'r «"*"•>• «ï»*" <»• 
efficace, ^us^Se.^ '"''' P'"' "•-««"ente, plus 

«lans^kt'e'bTP'" ^?.'**^** '»•"' ™"« ""t Précédés 
^^ques exer i^s I'h-"' "''"\°°* '"««é de si 
dcS^As^^^îem^^^de ''«^«««"'«''t P<»"^ Dieu et 

JoJla^Se^Tornté'deTeu." *°"*' P''"^"''* «* *- 
Dleu''o^ve"Suutoffrir^t 'aire . quelque chose pour 
bres, ^:Zt^X votn^l"toire"nTiè?e '''' '"' '"^'"- 

^^ iSî£p"9-lVtTn-^cc:^ 



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104 



MAMUEL PBATIQCE BB VOCATION 



sent le desir de faire le même bien en suivant la même 
voie. A une autre, sourit la pensée d'élever des 
enfants dans la crainte de Dieu, et de les affermir dans 
le chemm du salut en leur inspirant la piété ; eUe 
tournera ses regards vers une congrégation ensei- 
pante. La lecture des annales de la propagation de 
la J<oi, ou de la vie d'un Saint François-Xavier, la ren- 
contre d un missionnaire a rempli un jeune homme 
du feu apostolique, et fait prendre la résolution 
a muter ses exemples. 

Les jeunes gens et les jeunes filles que la grâce 
travaille dans ce sens, comprennent que la voie la plus 
sûre et souvent la seule possible pour arriver à la 
réalisation de leurs desseins apostoliques est d'entrer 
dans un institut reUgieux ; et dès lors, ils inclinent 
vers la vie religieuse à laquelle sans cela, ils n'au- 
raient peut-être pas pensé. Dieu se sert souvent de ce 
moyen pour attirer les âmes à la vie religieuse. D'au- 
trefois, ils comprennent tout ce qu'il y a de vigueur 
et d efficacité apostolique dans la prière et les immo- 
lations de la vie contemplative, et ils sont poussés inté- 
rieurement par là même dans un ordre voué à la con- 
templation. 

18. Un grand amour pour l'un ou l'autre avan- 
tage de la vie religieuse ou pour l'une ou l'autre de ses 
pratiques essentielles. 

n est, par exemple, des caractères bien trempés 
qui se deflent d'eux-mêmes,. parce qu'ils se sentent 
capables d agir avec beaucoup d'ardeur et se recon- 
naissent incapables de se diriger. Ces caractères 
éprouvent un besoin impérieux de conseil, de sou- 
mission, d'obéissance ; ils se rendent à eux-mêmes 
cette justice que sous le gouvernement d'un bon 
guide, ils seront contents, se sentiront à l'aise, et pour- 
ront accomplir avec bonheur tous leurs devoirs : 
tandis, qu'abandonnés à leurs propres conseils, ils 



MANUEL PBATKJUB DE VOCATION 105 

Ifww.f'''!.'^'" """^''^ ^'"^. '^« S^'^'^ d'Obstacles, 
absolument comme un navire sans boussole san^ 
voile, sans gouvernail et sans pilote va se brisCT 
contre les rochers. Livres à eux-mêmes, ces i~ 
■ gens se précipiteront dans mille folSs sourS^I 
1 obéissance, Ils sentiront grandir leurs sentSts 
doubler eurs forces et feront des merveille™ 0?^ 
entend dire parfois avec une profonde lonvlctioiT 
"Moi, pour Itre bon, j'ai besoin de directionr je Se 
puis vivre que sous le régime de l'obéissance • ie ne 
suis a mon aise que lorsque j'obéis." Ces jeunés''gen8 

»-^i?" ^°^' """^ crainte vive, souvent soudaine des 
terrible» jugements de Dieu et des suppUMS étoraeta 

Tous ces motifs sont bons. Il n'est pas nécessaire 
d'avoir pensé à tous, un seul d'entre eux bien compris 
suffit pour décider l'âme et lui faire prendre son paiS 

Tv.nr^!'"?^''"?-"" '*"* ^"'«^ fin de compte, l'attrait 
pour la vie religieuse soit raisonné, car, même dans le 
caa ou le raisonnement n'aurait pks précéda les ore 
nueres touches de l'attrait diviS, irréflexion doit 
ensuite venir se joindre à l'inclination du coeSr A 
l'inclination du coeur, il faut joindre le poi^d^^rat 
sons, exammant sérieusement les avantages et le» 

iTC eft' ^''*'"'"^ P"'*' ' pesant erbalançan 
1™,^ / • '^^»"<^res. Ces considérations, on le com- 
prend, doivent se faire à la lumière de a foi • Ts 
avantages et les inconvénients doivent être tirés de 
l'ordre suniaturel ; les motifs de l'ordre naturel ne 
doivent pomt entrer dans ce parallèle ou n'v dotent 
paraître que comme des motif^ tout! f aU sec^ondàrres 
MnJïïf^^^* des motifs naturels ou humains qui 
peuvent incUner l'ame vers la vie reUgieuse?^ 

Une chose temporelle peut contribuer de deux 
mameres à l'entrée en religion : 






t 



106 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



1. Comme occarion.— A l'occasion d'un événe- 
ment quelconque, on commence à faire de sérieuses 
réflexions, et on conçoit le désir de se consacrer au 
Seigneur. Ainsi une fortune ruinée, un échec dans 
un projet d'établissement, une amitié rompue, la mort 
prématurée d'un parent, d'un ami, des mauvais trai- 
tements qu'on a subis ou que l'on craint, des chagrins 
domestiques etc., telle est quelquefois l'occasion d'un 
dégoût profond qu'on sent naître en soi pour le 
monde, et d'une mclination prononcée qui porte à 
chercher son bonheur en Dieu seul dans la vie reli- 
gieuse. 

Paul, premier ermite, se retira dans un désert 
pour e^ter la persécution sous l'empereur Dèce • il v 
vécut et mourut de la mort des justes. Saint-Araèni 
^'^^^^l-f' 'f^&O"^ Vour échapper aux pièges que lui 
tendait l'empereur Arcadius, son disciple- en 
fuyant une mort temporeUe, il trouva la vie de l'âme 
et menta l'etemelle félicité. Saint-Eomuald, fonda- 
teur des Camaldules, injustement poursuivi comme 
complice d'un homicide, cherche asile dans un monas- 
tère : il y est touché de la conversation et de la vie 
heureuse des rehgieux, et se consacre entièrement à 
iheu Cest ainsi que beaucoup d'autres ont trouvé 
dans le cloître un refuge contre les dangers du monde 
a peu près comme ces navires qu'un coup de vent 
apousses pendant la tempête, deïa haute mer dans le 
port d'vme île hospitalière. 

... ï^^" se sert assez souvent de ce moyen pour 
attirer les âmes a lui. Les bons désirs naissent à 
I occasion de que^ue malheur, mais dans la suite, la 
hn qui determme a exécuter ces désirs est bien l'in- 
tention de servir Dieu. 

2. Comme cause.— Une chose temporelle peut 
aussi contribuer a l'entrée en religion comme cause 
plus ou moins efficace. Ti peut se faire en effet que 
1 humam ne soit pas étranger à la source d'où jaillit 



MANUm- PBATiqOK DB VOCAITOM jgy 

& Wr pete T^ -tr * nantis 
nécessairement de Dieu. "»'-"" , u vient donc 

gnements de la théologie, il n'existe que trois sources 



h". 
.ri 



108 



MANUEL PHATigUB DB VOCATION 



de nos pensées et de nos affections intérieures : Meu 
le démon, et nous-même. Si donc nos affectiinT né 
viennent m du mauvais esprit, ni de notre propre fonds 
il est évident qu'elles ont Dieu pour auteur. ' 

fonni' ?* *^°'" °* P*"* P" ^•°1'" d« notw propre 
Sûna S:?fW T, "P";»?'?"*. ''?"« porte à tout cVq" 
Sf,^i j -^î ** '"' P'«"*«' à la recherche des hon- 
neurs des richesses et des plaisirs ; mais elle ftat toute 
humdiation toute mortification des sens touTe sujé! 
tion aux ordres d 'autrui. •• 

2. n ne peut venir du démon. Le mauvais esnrit 
ne saurait être contraire à lui-même, ni voXr 
it^TV^ domination qu'il prétend exercer IZlZ 
âmes. Satan ne peut donc être l'auteur du désk sin- 
cère qui porte un homme à marcher sur les^aces 

tJ'T'^^'^h .^ «"^i" Maître es^venu no^ 
apprendre a détester et à fuir les usages et 1m 

^^.I'f" """■?'*'•.' " nous invite à suf^Tles co^ 
seils de l'EvangJe, il nous exhorte à pratiquer la pau- 
j^eîs aida ** '* ^'"Wissance. Le^émol ne S 

Qu'on ne dise pas que l'esprit malin se trans- 
forme en ançe de lumière ; car lorsqu'il arit dHa 
sorte, ses opérations sont accompagnées de signes et 
de circonstances qui révèlent son action secrète. Ici 
aucune raison, aucune circonstance ne peut rendre 
douteuse l'action divine. Celui qui a le désir de quitter 

d en haut, se sent assez de force pour le réaliser, celui- 

SonT^S^""»-"^'^ ^- «^^- orSWe^ 
On peut donc s'assurer suffisamment si la voca- 

l^ir°î if ' ^''"•- ^ "« '^"t P«« attendre me 
évidence telle, que si un ange venait nous intimer la 
volonté de Dieu. On ne doit pas désirer de teUes iLé- 



VANtUI, PBATiqCB DB VOCATION 



10» 

fcr"ï°„"VrpTÏÏjK '^ - — r au 
Christ de plus près^Que ™.n' '"^"" ^ ™'^'"<' J««"«- 

manière tout extraorSre TI I?' **" /'"' "^'"«^ 
vrai, que si l'on deTSTmanie^^à "oTef d'"' *'''^ 
lationa, ce serait hipn «!.,+-* - "^" "<^s rêvé- 

peut rester dans le monde Lf.'n'' ^ ^^'''^ ^^«"^ q"'»" 
le quitter. QuaU on s"einblr^,f "" '"''™'" «' «"^ ?«"* 
bère pas si l'on confiera s^"! T ""'"' ^" "" «î^"- 
menaee ruine, ]orsoii'n„AL;r . "" vaisseau qui 

Faut-il donc'tant^de''"^ "* 7/^°'^ "" ^eu équipé. 

l'éternité, pour e^rts'TiiaSSVrr^^ ^«" 

re%.îuï,^SSS„^ ;^Lni ÏSst%^ T ''^ - 
parfois cependant, la nature 1,,^^!""*^' '"^" «ï^e 
taines répugnances passagères ^^^^h''"'""''"' "«'- 
prié, réfléchi ; elle contS T x . "*" Personne a 

la même iuclinatfon ^Sure'^En^ ^'""^/r ^^e 
aucun empêchement qui lui rl^f. ^ d'ailleurs 
physiquement ou moralement^nos fh1^'%''"^'="«« 
t«ur consulté par elle la Trl^î ^^T H''- ^"^ ^"c- 
gieuse. Cela Lnt nous n^é.T'-'" "-'" ^'« ^«li- 
vie religieuse est mtae'nt S vSn' ''T = " ^ 
cience des motifs sumatnr^iIT • *'"'*"îO"- La cons- 
pour domaer une enS co&ce''e?f *?*/^''' ^"^^ 
qu'il est permis de déVire? ""*'' ^'^ certitude 

Témoignage de Lessius. 

nati:;%eS"';n"Vg?„„^SrVPr^ '^ ''^*--i- 
les lois et les devoirs s^n»' an.lT'"/ "^^ ''"'««'rver 
lution, cette vocation 'vient de TOp, °" "'u •='"« ^««°- 
d'ailleurs la circonstUeTuis^h,']?" "'".''"'«" «*« 
Un tel acte de vertu, sfutile 11 W^'""'' *«" ''««'•e. 
qu'une cause sumatCue " ' °^ P^"* '"'^ol^- 



'! f 



• i:a; 



110 UAKUEL PBATiqtn: DE VOOATiON 

OBJECTION 

Mais, dira-t-on peut-être, il en est plusieurs qui. 
après être entrés en reUglon par des motifs sunu^ 
tnrels, n'y ont point persévéré. N'est-ce point parce 
qu Ils ont reconnu s'être trompés su- leur vocation et 
n avoir pas été véritablement appelés de Dieu ? 

La retraite ou défection de ces derniers ne prouve 
nullement que la vocation divine leur ait manqué. 

Tous ceux à qui Dieu donne le désir de la vie reli- 
gieuse, et qui répondent à l'attrait de la grâce, ne sont 
pas appelés à émettre les voeux de Bellgion. Dieu 
donne parfois ce désir dans le dessein de récompenser 
^ préparation du coeur, sans exiger la consommation 
du sacnflce. Ainsi, après avoir subi avec fidélité les 
épreuves ordinaires, un novice peut se retirer, s'il est 
bien constate qu'O ne convient pas à l'état religieux 
ou que l'état religieux ne lui convient pas. Mais la 
prudence lui commande de ne prendre ce parti qu'a- 
près avoir consulté son supérieur et obtenu son aeré- 
ment. 

D importe de distinguer ces bons désirs, d'une 
vocation réeUe, qui dans les desseins de Dieu, était 
irrévocable, et que l'homme a abandonnée par sa 
faute. ^ 

, JP P®"* arriver, en effet, qu'après avoir été appelé 
?^.iï?" «t "■^o"' de lui la grâce de la vocation, on soit 
innaele a cette grâce. 

Quelques-uns répondent d'abord à l'appel du 
Seigneur ; ils renoncent aux espérances du siècle, et 
franchissent le seuil de quelque maipon religieuse : 
Çuis, ils oublient que c'est au noviciat qu'il faut 
éprouver ses forces, dompter ses passions déréglées et 
faire une ample provision de vertus. D ressemblent à 
I insensé qui bâtit sa maison sur le sable ; la pluie 
7,^^?^A '®® torrents débordent, les vents soufflent et 
1 édifice, dépourvu de fondements, s'écroule. 



MANUBL PBATIQUB ]>■ VOOAnO» 



lu 



n. Des aptitudes. 

une grande estime de ces vo^uxlinf t™»^""" 
Tertl^ir "- "^^ BieuTKy^eSâe-^ 
à la naî„tl^* demande des sacrifices souvent pénibles 

vulgaire, mai« ^'^^AA^'AZ^^JZ 



'i, 



l 



lU 



MANUEL PBATI4UB DB VOCATION 



et ferme. Aussi l'amour du sacrifice est-il un des 
indiceslcs plus assurés de vocation. Un premier effort 
est aisé ; mais rester durant de longues années, atta- 
ché à un labeur obscur et pénible ; toujours se vaincre, 
toujoui-s se livrer ; c'est un vrai martyre. Une âme 
vigoureusement trempée peut seule entreprendre et 
soutenir ime telle vie. La générosité de caractère rend 
propre à l'abnégation chrétienne. 

Cet état renferme des Règles et Constitutions. 
H faut donc la docilité de caractère. L'état religieux 
est avant tout un état de sujétion, où l'on doit sacrifier 
à l'obéissance son propre jugement et sa piopre 
volonté. Les esprits capricieux et intraitables, les 
volontés raidcs, les naturels revêches et entêtés qu'on 
ne peut ni plier, ni assouplir, ni diriger, ni convaincre, 
ni persuader sont impropres, dès l'abord, à la vie reli- 
gieuse — à moins que ces défauts ne soient combattus à 
outrance par l'effort constant d'une volonté décidée. 

Cet état suppose la vie commune. — Il requiert donc 
un caractère sociable, apte à la pratique de la cha- 
rité. Si toute une communauté est une famille où doit 
régner la paix, la cordialité et dont chaque membre 
contribue pour sa part au bien général, qu'on s'ima- 
gine d'un côté ce que peut apporter de joie et de bon- 
heur à une communauté, un religieux franc et ouvert, 
d'une humeur douce et paisible, d'un coeur charitable 
et compatissant, d'une ame sympathique et patiente ; 
et de l'autre ce que peut lui causer de tristesse et 
d'embarras un religieux qui ne sait rien endurer, et 
d'humeur difficile et désagréable. 

Avant tout, l'état religieux exige i^ jugement 
droit. Les esprits peu brillants, pourvu qu'ils soient 
bien équilibrés ne nuisent nuUe part ; ils sont même 
susceptibles de rendre de grands services. Les esprits 
faux, au contraire, jettent le trouble et la confusion 
partout où ils passent. Les autres défauts peuvent 
être corrigés, la fausseté du jugement, jamais. 



>«Aïn7K, nxnqvn di tooàtiow 



ni 

divin et à la ^rtÏTle rê Won ^t «^P?"?""* "" ««ï**» 
autres vertus : il faut S'v»- ^V» P™«que des 
et des exercices de piété * "^ "» «"J*» «U^ln 

_ Ajoutez à cela une lanté mfluiit. »m ^ -, 
«lair que la santé doit êtrebonMtTÎ!; a^^K^"^ 
pour recueillir les maîadra ™.j. T ^ "x *^^* hôpitaux 
maladifs seraient uSLchSe eHoi' n„*''"P^"'°^''"*« 
«ne çonununauté. DanX^t famSl» ,T°"" P<"» 
prodigue les soins les plMdévnniL^^ rebgieuse, on 
que la souffrance att^inf- m^^' ^**"? ^^^ '«enibres 
àaritable poulies so&hW.^ autant on doit être 
soucieux «Técarter au c^m™!^**' ""*!"* °" ^oit être 
pourraient jaS'porterT^^r*"* '*"' ""^ »« 

pour'îl^e*SgSî^*'"™« "'''^' '«" '!'»"«« «^«ises 

l'intéSt de ce but, qSconoSl «ISèSf J*,*" ^"*'"'' .*^ 
les voeux de pauviSté^^rW^ïf Ti*.''?'? • P'^^iuer 
donne sur crn^t w« » ®^- ** ^ °''^"»«>«e, et 
n'avait riL duCtt ^us^K^tL^'^S^*'*' "'" 
moral qui s'opposa %e1uZit ^To"^ P^ymw ou 
de son desseii^'^Wie seS L-T'^?^'»^'^* 
patibles avec la^WeliSr,mf F^t^8>coni- 
notable, des PMsions inS^f - * faiblesse d'esprit 
pble de 8?sJS^'èttre^'obZ**T'Hr 9^'^^jio^- 
mtelligence avec^ses frf«. if,- ^* ""!?* en bonne 
ces conditfoM, p^^dÏ7e' sZwTf.' "Hflh '«^P"* 

donner à «,n^l,S ^^nT^-^tTr^SH^ f^T 

AS ttaraimmmn* <!.•.. . 



, ,. ^iui propre à cet état. 

IM pour garder la con- 



— - r~.BiMwit aonc pas anti 

a 



I !, 



114 



MANtTlL PBAHqra Dl TOOAnON 



toence, dit l'Apotre, qu'ils m mariant, car U Tant 
mieux jw marier que dW brûlé par lei ardaun de 1» 
conoupiicenoe ". (l Cor. 7, 9). «««un oe u 

Ceux qui sont teUement entêtés dans leiir pronre 
jugement qu'ils sont dépourvus de toute docUife^ 

<.»ii„^!!i*.T '*,"' '°"'^*" '^'**'«' *»■*» différente de 
nia .? 1 "*'"^l '?V5 propension à l'envie et aux soup- 
^o^, et leurs habitudes gênantes rendent peu socii^ 

Ceux qui semblent avoir un tel besoin de conso- 
i :.^ * '"^"'^^lïV* seraient exposés dans le cloître 
à^^e trop grande tristesse et à un trop grand abatte- 

Doivent être exclus également les personnes trop 
mélancoliques et ceUe d'un esprit trop bizarre ou d'uS 
jugement peu ferme, qui donneraient lieu de craindre 
fuU^^ " ""^ ' *"* ^''"«"«istance dans leur réso- 

Une persoime qui étudie sa vocation doit con- 
naître son caractère et ne pas se faire illusion, pas plus 
sur ses défauts que sur ses qualités. H y a ceriiins 
défauts naturels qui sont des obstacles en quelque 
sorte insurmontables à faire d'une personne vax Son 
religieux. O ^t : lo une nature paresseuse, sans res- 
sources pour l'action ; 2o un fonds désolant d'incons- 
tance ; 3o un esprit bizarre et étroit ; 4o et surtout 
un caractère faux et sournois. "«"i""!. 

m. Absence d'empêchement. 

1. Les attaches du coeur sont-elles une marque de 
non vocation i la vie reUgieuse 7 "«wH»o oo 

Certaines personnes ont une tendance marquée 
plus qu ordinaire, mais honnête et délicate, à s'atta- 
cher aux autres, soit aux personnes de leur sexe, 
soit a celles de l'autre sexe. Il s'en faut pourtant que 
cet attrait soit une indication absolument probante 



MAKCW, PRATIQPB Dl VOCATION ,„ 

Îérd??e1iE''2*l^',''". '""""««• Sinon, il y aurait 

grand '^mX'tril^rctsVe^TZ.^^,''''''' '^ 
suivre une vocation supérieure 8 H «S^"'''**' P"?' 

pTr^re^eTa^œ^r^'''"^^^^^^^^ 

non vocation ? ""«lewe ou une numjue de 

cence?JrTe^S'^%P,«i', ««""PJ^. df" «on adoles- 
cédant faon tempérUent„a3^ malheureuses, ou 
plaisir, ou enfin succZbanti Ho '°^°* *'^« P*»^é au 



'î i 



116 



MAIiriL PBATIQCa ra TOOAnON 



^fiî? S" R^^chants vicieux-preiidre la direction 
spiritueUt d'un p.eux et habile coiifeMeur-p.ier 
t)eaucoui>— s'adonner aux Baintes lectures et à Quel- 
ques pénitences— méditer ses fins dernières. 

♦i,« j}'-2-'*".*'i*'"?""*"l"^'**'^°««*i«". un carac- 
tère décide et généreux, t si on remarque en lui une 
certoine abondance de grâces, on peut le recevoir 
apr^ un délai et une épreuve dont la durée sera rériée 
par la prudence du confesseur. 

Le P. Dnboii fait id une observation : 
" Pour qu'un pécheur embrasse la vie religieuse 
â2«àïïî wïï? *"*J!21Î "î"* i «on âme, il faut qu^il soit 
{"*• "t. "•" «»nwtl et qu'U commence avec ferveur 
le travMl de sa perfection. Autrement, s'il continue à 
commettre des péchés dans ce nouvel état, il s'exDose 
à ne pas persévérer. Saint-Alphor .j avait couhimo 
•te dire que la vocation et la persévérance sont deux 
grtces distinctes. Nous pouvons être appelés de Dieu, 
même au milieu de nos infidélités, mais nous ne vou- 
vons avoir la grâce de la persévérance si nous né nous 
en . endons dignes par la prière et les bonnes oeuvres. 



; OBACE DE LA VOCATION A LA VIE 
RELIGIEUSE 

Çham/où il veut SZer if fe^BT*!"^ ? '''•"^* '« 
la «rraine sur les sillons oTy/rts ^viLft ^f""*? '^''^^ 
germes resteront stériles oiirS'o.;; * "l"* plusieurs 
par les oiseaux ; il mU o2ë nf V^^?" ?**"?* «^^^orés 
sortirent de terre beTcoln .„ i""*/!'"" *'«'•''«« q"i 
wison de la fieur et du Ht M.-'*!?'''?."* """^^^ 
moyennant une cuiti.p« «ST^Î- ^"" *' ^* aussi que. 
H>n? pour ar^Tt^K^r^-- -- .f gennes léV 

sans^omJ?rii'*Jte'"dSt^^^^^^ " P-<"«- 

nombre drames iKseentff"' \ l'"'^ "» ^'«nd 
faisant de la - , '«tior^îil" *^ "'^Z"*' '" ««^e bien- 
germera ras, plus oL ^nf f^-^-^" '» "«««""e ne 

collèges, d/ns urândSre"d:tSllt" *°- '- 

été d'abord appelJ^Zi« nf„?* ' ^ f,"'"'*'- 1"* "'«" 
dats pour que les cadrTn.,!,""?P?' '***•''' «le sol- 
Dieu ^oleXitnos^'^ "u ;°ûrn„^' ^'« ^'«leB. Si 

fraSeriîVdTL^ -t^^^^^ = «^-^et^'^ 
«onnent autoS de ^ ^" **•* vocation : elles foi- 



ii!i 



ns 



KAHITBI, PBATiqUB DB VOCATION 



., + ^"^ H-^ * ^^? vocations, de nos jours comme, 
autrefois, disons même plus qu'autrefois. Pourquoi t 
Parceque la sainte Eglise, pour faire face aux besoins 
du temps, multiplie partout les oeuvres de miséricorde. 
Jille demande des Frères, des Soeurs, des Reliirieux 
prêtres, pour Ecoles Hôpitaux, Orphelinats, Patro- 
nages, Asiles de la Vieillesse, Asiles de Protection. 
AsUes de Repentir, missions étrangères etc. Inter- 
rogez les supérieurs des différents Instituts, tous vous 
diront : Nos Seigneurs les Evêques, messieurs les 
Cures nous demandent à chaque instant de nouvelles 
fondations Que faire î. .Nous n'avons pas assez de 
sujets. Us auraient des sujets, mais malheureu- 
sement beaucoup d'appel» divins demeurent sans 
réponse. Ce qm manque surtout à nos jeunes gens et 
jeunes Mies encore pleins de foi, ce sont des connais- 
sances et des coHvictions chrétiennes cirr le sujet de la 
vocation. 

2. Tous ont-ils la vocation religieuse ? 

a. "Tous n'ont pas la vocation religieuse. Jésus- 
Chnst dit à ses apôtres : " Ce n'est pas vous qui 
m avei choisi ; mais c'est moi qui vous ai choisis." 

Tous ne comprennent pas cette parole (de la parfaite 
eontinence)mals ceux-là seulement à qui cela a ét« 
donné." Matt. 19, 11.-" Viens, suis-moi ". Luc 18, 22. 

b. De fait, on rencontre beaucoup de personnes, 
bonnes et pieuses d'ailleurs, qui se sentent nullement 
portées à embrasser l'état religieux. La B. Harie- 
Aflne de Jésus, surnommée le lis de Quito, s'est sanc- 
tifaee dans le siècle où elle s'est livrée à des oeuvres de 
pénitence et de charité pendant vingt ans. Deux fois 
on voulut la mettre au couvent ; Dieu déclara que telle 
n était pas sa vocation. H appelait cette sainte fille à 
servir de modèle aux mères, vivant au milieu du 
monde. Ainsi, Monsieur Dupont : " j'ai beau prier, 
disait-il, je n'ai aucune inclination de ce côté-là. Je 



MANUEL MATWJUl! DE VOCATION ijg 

pourquVweu y Lv^^l't^î"'''?"'^"* ««* «tat. C'est 

rations PaSères dVÏÏrôce*'''X"?„''' ^'' ^^P'" 
prennent, comme le reste dfsfllil». ^"'punes com- 
gieuse est en elle-même exrpn»nf **''."*> ^'^ reU- 
outre, ils voient ouvll!?**®*.*'^* «"'■e. mais en 

parfaitement/ Cm hoffi-nesiSl' sûrement et plus 
«irconstances et XnSTÔ^? sont censés être dans des 
prit, telfes que n1dobs?ae&'V°°« ^^ <:°^^ «t d'es! 
«n religion. ""stacle ne s'oppose à leur entrée 

dan8';'r^!if;Rjo^c\"'dt/ '•>""•»•• ïw». 

tous les êtres etilTin-^' ^ï*enmné une place à 

teindre leS fi^ piSuèrT t""' ''?• ^"y^"" d'»*" 
vertu de leur état dn?v«,? ¥^ religieux qui, en 
IMeu d'une mSe S Pfonf -*^'«*« «'"^fier 
place marquée dans vî>h!?j'- "«t évidemment leur 

prétendre'qr leTe^^el"?enrpeu? dTf "f '^'^^ ^' 
occuper cette place sms v s^^i^ Ji- ' ^^.^^ P'®"» «ré, 

chésTce^g^ute'deTeYvT'''*'"?.^* particuliers atta- 
Telles, pui^Tu'on dri^l^dre Tlà w"f ^^^^^ "»"- 
pratique des voeux et H»«-i Perfection par la 

Pour atteJreTbut il laut ''r°'''\^""^«'«««- 
porter sa croix chaoïJ i? renoncer à soi-même, 

dans l-humiSé ifDat^'rf' ^!!?. '"»bitueUement 
ne peut s^aïdttPr^fi^H ' 'f mortification, etc. On 

Téritab e vo^ltton "°'°* "^^ *""* «*^ ««« une 



li:;!' 



130 



HANUBL PBATKJUB DI VOOATKW 



reuji^?* "" «™"*« «^ d'être «pprié & la vie 
4 1 yoortion Mt-eUe un don purement gratuit ? 

roM^V*^*?***?*' "'">''« admirable et vraiment ado 
d'une ruine absolue ^ et a la fin 



UI 



«ANUEL PBATlQnB DE VOCATION i„ 

ne pourraient être âuvéeVm^ !' ''^'î"'"«s Personnes 

états parfaits. Si doMe^^«^.i\ î^-^''^^'^^^^ »«5t 
y appeUe, eUes nTettât ]/ nlîn *^°' * '* ^"^ <l«i les 
aboutit à l'enfer P'^"* ^"'" ™« P«nte qui 

dan.V.i.'Seur^.S^Lfer'^^* à entrer 

ce ^"'vî'^'ai^ie^-^-t^^^^^^^^^^ sa faute, 

«Setsffi fnS~ ~.»™*S 

Saint-Alphonse dit en'swi T."P ^^ "frites.» 

Vo^'^sS^S^SS: rri '""^ ^' n-essitrve?^: 
Dieu ne vous Sit pas aloT '^""""^ » »'""• «i 
appelle certainement à ê^re ?nZ' f T-^'^tÎ. " ^°"« 
nera des secours en abonrnce " " Ti ^"'- °i^" '^°°- 
François de SaUes oui nt sn^V 1 ^ ^'^ "' "^^^ ^«"^t- 
en reUgion, néamiiiKJ''"* P°"î* ^PP^^^^ <»« Dieu 

rendue^boiIne'^tTar^'SeT'' ''""■ '''"''''^ " ^*^ 






133 



»*XXm, PBATKJUB D« VOOAHOK 



donc après un essai continué ainsi pendantSw,,^ 
^mnde, inspirée par le désir de faire la v^nté de 

MHn^lfS^"*'*'' ''^'^. 1"> «""t attachés à une coneré- 
ff ÏXivXeœ^^"'"^'^'^ ' -"* P« --^- 

le saîS é?eTd d^fC ^P™'*"'"'* «" "PP^^ -- 

préparées à une âme dans la vie reUgieuse 

Dieu veut le salut de tous les hommes et accord» 
g.ur opérer leur salut, mais d'un lutre côtéU ^ 

* Jîffj^^ Rédempteur,'! dit Saint-Alphonse " vous 

^i^ri^ ^^ " ^"^^"^ "^ "«««• non parce que vous éti^ 

fc^uf ^Zr^'T'" ^""^ * "^«^ d'avantage 
oi tiesus-Lnnst est mort pour tous il fat i»,nr+ ..^x 

cialement pour ses épousa" ' "*''* *P*' 

T,«rt^î ^""^ "^^ î? vocation à cet état est donc de la 

&ec^on" '"nitZT'^r ^'' P'"^ «''>»*«''t«^ dl sa 
?^ ™l^^' ® contient en même temps et par le 
feit même, la promesse d'accorder toutes lis gri^dl 



««BK. PBATIQ0B DB VOCATION ,,3 

«holx qui aideront à accomplir les devoirs ««M™», j 
^oXe^ar ^ ' '''^^^ auXTr ÎSn« 

ja^ofpte • c^^^^^z\::f:z^^i 

at pT/^âcTc'4f '"* ^'•«"^^ - des^Ar il 

^w^''*"f."'' contraire, de répondre à l'appel divin. 
« est se mettre volontairement svir un chemn d!^ 
l'issue est autrement incertaine-e^est sp r.^il j? * 
grand nombre de grâces q^T^trouve ^qX rlff 
I?^"; J* P"'- '" négligence à corresSelux^c^' 

fcis=erpt:-nTur-r^l^À^^^^^^^^ 

Quand il n'y aurait pas de péché, dit Letiaiiu. à i.p 
^as smvre sa vocation, cette reVistaice àTe^gJâce 
fflnguhere et inestimable de la volonté divine Ist^Su 

laquelle les saints Pè«s inc^lq^ravi^ tS^Te TZ 
la nécessité de correspondre à la grâce 
«««.?™i^P?'l®'/?x®*^®*' q^e l'on reçoive les erâces 
C^2^. "' *••/***■ f «« "« conduisent pas au s^ut 1 
C est donc une imprudence de se mettre volonta^J 
ment maigre les indications de la Providence danZ^ 
état de vie où l'on a aucune assurancTdl V^êvoir cet^ 
siirabondance de grâces particuUères donUa pSvation 
peut entraîner la perte ItemeUe de l'âme P""^"**"" 



'■ / 



m 



1S4 



^«AlroBl. PlUTlqtm sa VOCATIOJ» 



leurs voeux, et surtout 1«. nmSf* la dispense de 
saints, le retour dïïs^k ™^h«^**\''''' "^P^« »« 
à Dim. * ""**"•**' <*^ Jionme consacré 

8ont"iMdTle7fk^r*':; "^^ Habert-ceux qui 
peuveKcore se sa^î* Jll'^ ^"«^tT religie^^ 
ment les moyeM X^T;.?^ '^ prendront difficile- 
Bernard TfcSrt Ti^f^^P*"" y réussir." " Balnt- 

rapp^îî^qS^ilTaTS^" •='-"* ^^"*«' " '«»* se 

mière grâce, coiZ^nt^wa tin J^^'' "^"^ ?"•«- 
antres t "^em pourra-t-on espérer recevoir les 

ss^np.ass!»s„-«™jî^ïï.s: 



t^xvML nATiqam di vooAnow 



«s 

est é^d!iSil«œ"™K'^''"* ",«>* '«^«t«. U 
et à faire he^nJ^d^uL^^^J^fénç^ti^e, 
est évident que celui-là Mt nïïi?^ l 'Eglise de Dieu ; il 

quoique cet Itat, Sdé?l eWmtf*°*^*f * **"*' 
conseil. "««laere en lui-même, ne soit que de 

«M ui«i) ^lus Haut 

«git certainement contre la -o-nin^V""!"-?^ ""wuaie, u 

est surtout md auMd il i^lfe*f ^^ ^«" ! ce qui 

ausrisonéternelŒd^'' **" temporel, mais 




li^ 



III 



OHAPITBB PEMOEB 

CELIBAT DANS LE MONDE 
NOTIONS 

VonrZtZS\tnl!^l%l^^l^ - .««nage 
celui des personnes aniZZi ^^^*^,^^ virginité est 

aimer Dieu davantairp o/»\™ ,P"^®*^ parfaite, 

paradis-propt^X^cS^a^ 'Suanïar * '^ 
sonnes qui asnirent an m»^ I:' *»"^"" aux per- 
intégrité parSL ZeT™^!, ""* «« ««"««rvant -ine 
ment de corps maL ne if'sï'n.''^/^^'^ ^^"^^ 
propterregnmcoelonSS ^^^ ''^ coeur-non 

qu'eUes ont pour l'une mim>„..i. ?*T ' """Imation 






i<A 



ii 



"• UAXVML nxTUixn oa toutiow 



OHAPITEX DEuzma 

EXCELLENCE SURNATURELLE 

«« Jft ^ï"*^ K, embrasséepar un motif de reUeion eat 
un état admirable, loué de ifieu et des SaintT 

de8 état^ TtZ^A "^' '"* ^^ '"> comparaUon 

H^?n+ tÎ?,- "°° **** peisonnes. Sainte-Moiique et 

neurs en perfection à Bien àes vierges dans le monde. 

On suppose également que l'on conserve dan» oM 
état une chasteté parfaite ; car aXTS nta.îî 
beaucoup mieux se marier qile de vi"^e dSiTu iLnce 

wejrisft;? f s^u^^etmLî-„«.rpt 
fcrde^'^e^ri^rt ^nv^sx sM^î 

tout ..t o«,rt, tout .st domé, a.e,t m S S£S' 



.i.i 



't» I 



<i ,1 



130 



MAirriL PBATiqvi vm TooAnon 



C'est que les vierges chrétienneu • in v'„..* 

les exercices puburâ à l'IirS^Xii „ <=o™n«»"?n. 
bonnes oeuvrw aTRVJ-^S ^ V™ ^"^ I»'» !«« 

-i« choses de Dieu et de iKit/X lîffin i. *"•"■ 

avec soin d'une auréole qKfeL'^.'te '" ^"'* 
pour^'X" 52e' Xs^'lr 'nirt".r'^^ qui fonnaient 

grand dî^ Bomains futTl^ '^'"' ^'* "'^«' '« P'"" 



t^.'v -«-.- .* 



UAttVML MATKJtm Dl TOOAtlOJI „, 



M 



tiii 

' 4 



^iffl 



OHAPITEE TEOISIEME 

SES DEVOIRS 

gieuae: habits, voiles, ^l^^-L^^^ ^ 'î* reU- 
ngoureuse, règlement Sfnntli *T P'"« »" «"oins 
usités au dehoM des r.n^.^*j^ ^^ parloirg, des 
Bégligé pour as^i-er avant t?^?"^".'^ etc xien'n'e^? 
server les âmes de l'esprit du l^oide'*"' '* P'*" 

reste^^^Z^ ^i^riôi^ror "^J^' 'l'^ » '^«01" de 
est de conserver St le tST*^' V^ ^"^ ^^^^^ 
doit en conséquence :lo Va? di. ^^« • ^*^- ^« 
tures à sa portée s'efforcfr de rnm^^T "î ^^ !««- 
en mieux les beautés et !»«.? comprendre de mieux 
2o renouveler de tem™ 1 f../^"*"»?^ ^^ 1« ^ginité- 
vierge ,- 3o se déft^^^^'l^^» ^««'««on de^î^st'e^ 
4o prier et veiUer • 'îo t^^^ ^ ,^* ^^ son coeur • 
cloître par uîfe «aide ho^^^'/ ' ^'' ^'•««"'tions du 
de tout ce qui p^ut «ZJ" k tT""^'' P"' ''' «^te 
frivoles ou^ daVreu^ thlâlri^"']'.»'»?* '«ctures 
reunions trop mondaS ^tn^' divertissements, 
60 porter des vêtemeSrnnt» ''"^ *!«ni"r«es etc ; 
ne doit chercherTffie7&Z''fe"^'"''"^« 

la rete^* tr4i-geSlti~*r^'' .* ■''*'°°" de 
vraie et solide piétf C« «!T ^'''''*°* J°^dre une 
de dévotion, ^ns m^tiDl,wTli?Tî de pratiques 
vocales, elles doivenT ce?pT,!f»„t ^î"^ ^^ Prières 
prière mentale e? vocalf atos^* 'nlS « «donner à la 
Ws ; 2o fréquenter assSJI'l'" ^^*^ lec- 
a^er les tabemlcles, L ren^fiii'" sacrements, 
publics; 3o faire pkrde d^\f!^'^T ""* "^"^ 
^ exceller dans l'aC^^Sai^r^sî^Zt^r^ 



134 



VAinrBL PBAnqci! db vocation 



amour fort tendre, généreux envers JésuB-Christ qui 
sera pour elle un besoin et une sauvegarde. 

3. Devoin d'état— Ce sont nos devoirs d'état 
bien accomplis, notre assiduité à mener une vie 
occupée et utile, qui font surtout l'édification du pro- 
cham glorifient bien par l'accomplissement de sa 
volonté et nous valent un accroissement incessant de 
grâces et de mentes. 

4. Les bonnes oeuvres.— Un des desseins de Dieu 

en créant la vocation au céUbat dans le monde, a été 
de trouver dans ceux et ceUes qui le pratiquent, des 
aides pour son Eghse, dans toutes les oeuvres de zèle 
et de chante qu'elle a mission d'accomplir. Que les 
vierges n oublient donc pas que leur vocation n'a pas 
pour fin de les rendre plus libres pour veiller seu- 
lement a leurs propres intérêts, soit spirituels, soit 
temporels, ou encore pour soigner les intérêts de leur 
famille, de leurs neveux et nièces. Elles sont les 
ouvneres du Chnst, elles doivent travailler avant tout 
pour Im. Leurs proches, certes, étant leur premier 
procham elles doivent faire tout ce qui est en elles • 
lo pour les porter à la vertu, les sauver ; 2o les aider 
de leur travail et de leur fortune, s'ils sont relative- 
ment dans le besou. 

Mais là ne doit pas se borner l'exercice de leur 
zèle et de leur chante généreuse : il y a les pécheurs 
à ramener a Dieu, il y a la vertu et la sainteté à pro- 
pager parmi les chrétiens, il y a à secourir les pauwes. 
Les circonstances, une attention fidèle aux inspira- 
taons de la pâce, les conseils d'un bon confesseur sont 
P^^V^^ler ce travail. Qu'elles donnent ce qu'elles 
ont de temps, de talent, de fortune aux différentes 
oeuvres : lo aux oeuvres de paroisses, officielles ou 
organisées, comme le Denier de Saint-Pien-e, Propa- 
gation de la Foi, Sainte-Enfance, confréries, patro- 
nages, congrégations etc ; 2o à leurs bonnes oeuvres 



iiiJi rfiirair 



HAITOBL PBATKJUB DB VOCATION 135 



CHAPITEE QUATRIEME 

UTILITE DU CELIBAT 

S^dZSTc^Ji'^'^r "«« d^n« le eiel, dit 

de la BioireZTh^etL%lJ^:^^Z ^''^1'''''' 
les yeux à tous les éclats Hp^ ««"tleniie, qui ferme 
toutes - espérances du rnnni ^T^'- ^"^ ''"«e avec 
qui dit . -. IpoSx ni enfeZ '• '^/frge chrétienne 
entre Dieu et mof p? n.t? t ' "\<»"eature quelconqu» 
cho^ étM^ 'nt\oAH ^''5* ses regards veAs 
gloire de ceruveraln Ta ît?ë\-f d?»!'^*' "' ^' '» 
lui et en lui.— Cette viarw Sf;.,^- *™°'"" 1"^ pour 
«aue à Dimi . 1,1 • J** «''«ite un magnifique can- 

ps'Xodl^g^o'riTnt'rfctr"^'*' esTS'^tZ 
seule est un h~ peroS' M'"?^^'''^ ^'^^^^^ 
Bpiritualisé. co=d^aTu*Stîrc^ot"c\é'" ""^^ 

afffigé,offip" CC^iH'"^;^™* ««* «délaissé, 
l'aident et e F^ disent Lnl f ^-^ ^""ï^^"- ^«» berges 

le consolent et leSissentFlfJT''' '* P"'^ ""«« 
fréquemment. pieuSn? «'.■,„™*\'? reçoivent aussi 

dans leur eoeûr^Tn'^^Sf/l'S^tr * ' '^ 
dévouée e?£aTfes"d/î^,?° f'' >«« «^es 

les âm^es ^e! SZlT^Z\:'l.%£Xl ''''' 
d. Benoit LaCd^V^^EÎ^fâe'^rt ïfS 



^immstMfm^^mm^. Ȏ. 



13* 



MANUEL PHATKJUB DE VOCATIO» 



Sans doute, toutes les vierges chrétiennes n'ont 
pas le même éclat, la même fécondité apostoîkue n 
en est amsi dans toutes les vocations : tous le^nanea 
ne sont pas des Ke V, tous les évêques ne^nt naŒ 
V^rt**" I^guori tous les curis ne sont Ts del 
Vianney, tous les religieux ne sont pas des Gérard 
Magella, toutes les religieuses ne sont pas des Thérèse 

ms Hr.--,^\?"^' *'r *«™«°«« pourtant ne fon? 
pas dans des sphères plus étroite et sur des théâtres 
plus modestes, nos vierges bénies, quand elles sont 
vramient détachées, pieuses, pures et dévouées 

nos éK^'d^Hn" '*"*Ç""J/"' Pauvres-foumissent 
nos églises de Imges et d'ornements— domient le 
catéchisme aux enfants et aux ignorantV-vSt 'es 
pauvres et prennent soin des malades. "^"^""""^ <^« 

^N„?w*^®® vieillissent dans l'humble mimst,>iv 
dmstitutnce de village, et se font les aides de leur 

E.ntT.r"î '"T""' ""« J^™^^''* chrétienne Souvent 
ïews exemples, leurs paroles, leur seule présence lont 
une prédication perpétuelle et efficace. 
„„ ?>"*''«s senent les ministres du Seigneur avec 
sZpfr!'^'""""''* •"«"«'•«We. jusqu'à leur deS 

n est aussi de ces apôtres, hommes ou femmes 
qui renoncent aux joies Tla fkmiUe, pou? s'ocZfer 
plus activement au milieu du siècle aux oeuvres de 

le sfvt^nt de'li T -t-^«»-. a-"^ coXences 
tions! eir ' ^""^ P»t«>n«ge«. au^ congréga- 

Pour la famille.— n y en a tant qui sont les sou- 
fil^L'^n''"" f'^^'^^ienent des vieux parents, des 
frères, des soeurs, neveux ou nièces, pour qui elles 
sont une seconde mère. ^ 

.«a„^'®«' P*'' «temple, un vieux père, une vieille 
mère infirmes à soigner. Se marier seriit les la sser 
seuls, les abandonner à des soins mercenaires ou peut- 



ment on trouve ÏSmri' '* ^ "'' ■*«" °" <î^"l«- 

heure, et, par là^^même, le Jut ItS. " '*''™'''^ 



5W«!S|e^A. ru™ 



l'ifV 1» K» 



*T» 



oBANnx aaqxjraa 

PEINES ET INCONVENIENTS 

maner •'. Le concile K?ni?«°™* ^^ "« P^ M 
«^ état a cependant ses croix 

les maladies et iStès *'"^»«°n«. les lab;uS! 

céhbat, d'autres fois Dofiri!* personne dais le 
d'agréable odeur, ?SheCt i? '*^ '"« ^««me 

ChmMui envoie ie.l.ttrtblMlSvr'' ''''^■ 

«ev£:i?ÏM:^,'| -aTer^s Jo, , ;t:; ,, 
%er-fS-ar-«e;nreÏÏÎ- 
-?^^=teSl^^fe^-^^«ou^ 

bie.^uS"^tax- S ^^ 7^/"":::: ou 

et l'u^gratxtude de leu« ^ŒX^' J^^rfa^ 



:^^ WM\ mir 



141 



HANuiL pBAnQtr» os vooàtiom 



misère, tant il est rare qu'une fille qui s'est donnée à 
Dieu dans la nrpnité ne trouve ressource et conso- 
lation dans ses vieux jours. 

Tentations.— Les dangers de cet état consistent 
en ce que 1 on contracte une partie des obligations du 
cloître, sans trouver autour de soi cette solitude, ce 
silence, ces exercices de piété qui font l'appui, le sou- 
tien et la force du religieux ; mais dans cet état, le 
sacnflce d'une volonté sincère, avec la ferme réso- 
lution de persévérer dans les voies de la vertu de 
vaincre le dén-on, le monde et la chair, obtiennent 
toujours des grâces proportionnées à la grandeur et à 
la samtete de l'entreprise ; car jamais le Seigneur ne 
se laisse vaincre en générosité. 

_ Avant de prendre le parti du célibat, il est très 
important de vous souvemr que la virginité a de nom- 
breux ennemis à vaincre au milieu du monde • 
ennemis visibles et invisibles ; ennemis puissants et 
çleins d astuce ; elle a de dangereux écueUs à éviter • 
ecueils des coutumes et des maximes du siècle, écueils' 
dans les lectures et les mauvais exemples, écueils des 
amitiés, des plaisirs et des sociétés. Il faut donc que 
1 espnt de Dieu préside à votre choix, que vous n'em- 
brassiez le célibat que par dM motifi dignes d'un 
chrétien, et en vue de votre fin dernière. Il faut une 
ferme resolution d'éviter les dangers qu'on rencontre 
a chaque pas, et d'employer les moyens nécessaires 
pour s'en préserver. 



iî; 



^^^m^m^^Ê^rr:^^^ 



OHAPITBE SIZIEia 

dIONES DE VOCATION AU CELIBAT 
I. Vnda ligne». 

pour'la^e reiiSeuse IfT^i "■" '*!'* """"" «««it 
tireplusouS mis^npl/î?'""^' '? »«ri«Se l'at- 
d'un esprit réfléchi Êup » »n p**""'''''' "° ««"« droit, 
les misses du monde l'ir*«i^î'-^*'î''°? <*« constate? 
humaines, les croTx dtVa^ t diffi-H^^^'t*"''^ 
un choix heureux en fait d^é^ix fÎ? "*. ^\ ^'"* 
responsabilités d'éiwusp ii 52 > Elle redoute les 

outre que par ce^taKislsWiorS*- ^' J"8« «" 
son caractère, il lurse^^SÎ °"!,!'^ T ""e"' «* de 
d'autres de se sauver et ?p ?i ^i"^* ^"'^ Weu 

confesseur la déterminp i «» J *? difficile. Le 
attr|SS;rS^^>^î^^.u.un 

un atet''rr^uVS;i:*^s^''^u^& ^«^• 

SeVerS ~« P-Sinc?to^u"ttLr 

pour1a'"cha'Setr4ii^-fP''°'^A"« «'^^««. ««* attrait 
Weur du mariaC^hi/.^''"'*" "* s'affermit. On a 



144 



MANCM, PIATlqn Dl VOOAnOM 



mentY"" ""*"' ""''"*' "' t™„quille, sans passion véhé- 

ni,i nZ t A^^ P«f8?nne8 qui aiment la viririnité et à 
?e^ Sautés !:?'n'""'"^'"'î '^* «"«'"• «t quf n W pas 
vou&ar VéLt rMlt""'""* '•'"P'^ '«» conditions 
d'esprit.Te'ca?acîèrli'^'"'-P''" '^'^^^'' '" *«"-«« 

voloniétt^"" •^"•"^ 1^ -diquent la 

ic, indiquée b,en elaireme.., .a%irginité dansTe monde 

rf» l'w ^T^ ^"S f* «»*«"* «nique ; ou par le fait 
iwif JLr*^^ ses frères et soeura dan; le mfrial ou 
1 état religieux, eUe reste le seul soutien et la seulfl 

la porte à se dévouer à eux. Les années B'éenv^]ïr,fîl 
guand la mort lui enlève ces êtres E, elle est tron 
agee pour songer à embrasser un autre état de^e ^ 

cepen^rnfqrefqu^^inXrSi^^-in^^^^^^^^ 

et ne sent aucmi attrait pour la We religieuse "^S 

les années s'écoulent, sa jeunesse se pas^e et 'aS 



forte^^S.CV"'"'*'' P*'?' '"«**' ""« profonde «t 
louabirlt^l!"* ^ ^"^ '^''^'''' P^ot-êtref mais bien 

le deuil rXuTdelfr EUe '^if H*^"?'*'»^"*' 
un neu retirée, laborieuseTdévo^e iLtr^M """''* 
qui la connaissent un apn+irnlr,* j ' "^Pl^^ant a ceux 
avec religion ce veuvage K,^: "''^'' "* ««<Ja"t 
n. Faux dgnes. 

Les caprices d'un coeur déçu. 

«atioX^i^nTfefa^tt^^-rdTr ^^ ''''"■ 
Un r-siour tout naturel de son indépendance 
ToBt autre motif que la passion dicterait • 



MWi: ÉÊrj^-^ë^M 



i: 



148 



itunuL piunQVB os vocation 



La Jaloiurfe et le dépit de n'avoir pu se marier 
avec eelm sur qui on avait jeté les yeux, et on se dit : 
je ne me marierai jamais ". 

Le dédain pour un mari qui offrirait toutes les 
garanties d'honnêteté, de travail, même de fortune 
mais qui n'a ms une éducation en rapport avec celle 
mSaSi'*'^* " '^""'" • • • et eUe dit : " Ja n« me 

Chaque homme doit avoir son utilité en ce monde, 
et ceux qui ne gardent pas le célibat par amour de là 
cnastete, se condamnent à une vie presque inutile- 
vie tôt ou tard synonyme d'inconduite ou de mauvaise 
Tie. yue dire de ceux qui restent seuls pour se livrer 
avec moins de contrainte à tous les plaisirs de la vie » 
Certes, la paasion ne sera jamais une marque de voca- 



"^mwui^w. 



im 



OHAPITEE SEPTIEHE 

DANGER DE RESTER DANS LE CELIBAT 
CONTRE LE BON PLAISIR DE DIEU 

de sa di^e volonté ^" *** l 'accomplissement 

rester'S^'re'^S^K Ë^r "^ "'fT "«""' ^ 
fassion, peut avoir^^lesX'SavL .'' "L,?!' i^^'i"? 




compagne, s'établîrdansC^^étl soIideTZ^' ^ 
eût assuré son salut, et eût éte*^^DmJ h,1 ,',„! """T 
perfection, mais auiiilieu du moSâroùll ««t J"'" ''^ 

ora-i-u T t^uels penlt courra sa nurpt^ t a „.. 7 
affadissements ne va pas aboutie V^ecLteZ^ 
Et qm sait s. là où la société pouvait a^tent^^'^^e 



Ha- MmJêi. 



148 



HANBBL PBATKJUK DB VOCATION 



de famiUe noble, dévoué, exemplaire, elle ne va nas 
trouver un " vieux garçon " à îa réputation doutere; 
et à la vie inutile ou sans grandeur î 

Exposons un autre cas.— TeUe jeune fille, bonne 
pure, pieuse, ne se sentait pas appelée au mariage • 
des motifs nombreux et sérieux et l'avis de son con- 
fesseur lui prouvaient que la volonté divine ne la 
voulait pas dans cet état. Elle éprouvait en même 
temps un attrait marqué pour la vie religieuse 
mais comment quitter le monde, qui est loin dé 
lui déplaire et lui fait bon accueil î Comment 
qmtter surtout des parents qu'elle chérit avec une 
tenib^e profonde, des frères, des soeurs tendrement 
aimes î. Comment se résigner à perdre sa Uïieité, 
et à s'ensevelir dans le cloître comme dans un 
tombeau t. . .Puis, qui sait t sa santé peut-être ne 
supporterait pas cette vie sédentaire, renfermée, aus- 
tère t Enfin, on lui a dit que tout le monde n'est pas 
parfait en religion, et que l'on rencontre parfois dans 
les couvents des caractères difficiles à supporter, des 
supérieures rigides ; et la pauvre enfant a grandi dans 
la paix, les tendresses, etc., etc. Tout cela l'effraie 
outre mesure Elle ne dit rien à son confesseur, 
craignant qu'il n'incline vers la vie religieuse : et 
sans examen sérieux, sans consultation sincère, elle 
décide, mue sutout par la nature, qu'elle restera vieree 
2?^ .'* ,T^!^*- ,^"^ partagera son temps entre le 
travail, 1 église, les oeuvres, quelques bonnes lectures : 
eue ajoutera a cela quelques réunions agréables 
quelques paisibles amitiés, et le programme est fixé 
le siUon est creuse à cette vie. Jeune fiUe, c'est là votre 
plan ; SI ce n'est pas celui de Dieu, serez-vous heu- 
reuae dans cette vie î. . .D y a lieu d'en douter. Cer- 
tamement, vous ne goûteree pas la centième partie 
des joies que Dieu réservait à votre coeur virginal 
mais dont il avait caché la source bénie dans l'ombré 
du cloître.— Et puis tant de grâces que Dieu aurait 



jflFkCAii 



'^..:^' 



149 



itil^ML ÏTUTKJUB DE TOCAHOW 14, 

n'aUezMsvousmeKL.^' ^"?'' '« ™«"<le, vous 
le fait CSKl*^"" ™« ^"'e de perditiJn, p^ 



mi ^tm. 



%^ 



. ^tk 



CHAPiniE PBEMŒE 

LE MARIAGE 
NOTION 

mdissolSkSfi'hô^STe tr^'"'' 'T*^« «t 
Notre-SeigneuriTT^^^étL^S.''^^'^ P« 
. ExceUence. 1. Son inatitution divin» t 

grands génies du christiaidsmr U ^T^n H^' ^^"^ 
amour pour l'homme l'asaoH«. i =^ ^- ' °*°^ *°'> 
et proT^dentieX m^' Jf fl i-^*"* *<=*»<'n créatrice 
huiSah. Le^S.w'^t.r^^^P^^'' '«« générations 
c'est une socilté^? Il teTiT* noble vocation , 

q«e 1. lien «oitS'Sii,Tse]y4!*°^.^''^f»l' 

élevé\*]'a'^,-^t*T'* •««"mrat-Jésus-Christ l'a 

SES' ^â-^PH 



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:;!;i 



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HAirDXL PBAnqm sa TooAnoM 



profondément reUgieux de Saint-François de SaUe« 
lui inspirait non-seulement un grand respect pour les 

Êretres et les reUgieux, mais une déférence particu- 
ère pour les personnes mariées, par respect pour le 
«acranent de mariage qu'elles avaient reçu. Xlti mar- 
chand de Paris de sa connaissance, étant venu à 
Annecy, il voulut qu'U logeât ckez lui ; et chaque soir, 
après le souper, il l'accompagnait jusqu'à sa chambre. 
Oet homme, confus de tant d'honneur, l'ayant supplié 
plusieurs fois avec instance de s'en abstenir : "iton- 
sieur, lui dit le saint, êtes-vous marié t "— " Non, Mon- 
seigneur, et je ne le fus jamais ".— " Oh ! bien ; répli- 
qua-t-il, puisque tous deux nous sommes garçons, 
3 agirai désormais plus familièrement avec vous " et 
on vit ensuite que c'était le respect du sacrement de 
mariage qui l'avait porté à traiter ainsi cet étranger. 



'MW'n^\ 



cHAPiTBE Dvuxaaa 

DEVOIRS PRINCIPAUX 

I. Enren 1« conjoint 
ments airréablfw On «r,^ -^^ , "*^ commence- 



N, 



1S4 



KÀNDEL PBÀTiqni Dl VOCATION 



plus accablante des croix". Or, le mariage exige 
cette persévérante fidélité jusqu'à la mort, quelles que 
soient les circonstances. L faut s'y préparer par l'aus- 
tère devoir. 

c. S'aimer d'un amour chaste et chrétien.— 
L amour conjugal est la grande loi des époux, comme 
1 amour de Dieu est la grande loi des chrétiens : c'est 
le précepte du Seigneur qui les a unis, et il suffit, parce 
qu il rend facile et certaine l'exécution de tous les 
autres. C'est l'amour qui a d'abord rapproché et uni 
les coeur», c'est lui qui, toute la vie, les tiendra enlacés 
de sa douce et forte chaîne. Comme l'amour de Dieu 
encore, il commence par être plus tendre et plus sen- 
sible que fort, pour se tourner à la longue, en habitude 
plus solide, que sensible et tendre. Comme l'amour 
de Dieu, il ne doit pas être un instinct, mais résider 
dans la volonté et la raison plus que dans les sens, afin 
de pouvoir lutter contre les épreuves et les dégoûts, 
n faut qu'avant de cesser d'être un attrait ou un 
charme involontare, il soit devenu ime vertu. 
, . d. Supporter mutueUement leun défanU et leur» 
J™™"*"-— C'est la vie de l'amour vrai et vertueux 
qm jouit moins qu'il n'endure, et veut toujours plus 
donner que recevoir. L'amour conjugal doit être prêt 
a souffrir et à supporter beaucoup : support des 
défauts qui ne se corrigent qu'avec le temps et la 
patience, que la contradiction aggrave et irrite • 
support des infirmités de l'esprit et du caractère, qui 
s atténuent quelquefois, mais ne se guérissent guère, 
et avec lesquelles il faut savoir vivre et mourir ; 
support des infirmités du corps qu'on doit traiter, 
soigner et endurer avec résignation comme les siennes 
propres. 

n. Envers les enfanta. 

(a). Pourvoir à leur» besoins. C'est l'entretien. 
On entend tout ce qui est nécessaire à la vie, comme la 
nourriture, les vêtements, l'habitation, les exigences 



Son C*'êo^a':'^n:l^-7-i'le dc« enfanta 
■ontunecon8éque2c;iiat^d^^„te^'' ""* 5°'»°*» 
le. parents à c2ux à qS?Kt doi.?l°Tor '"'"""* 

«««îl^Cr^Sgrûo^r**""^. «- «alblease. 

^b)^LMélTTchrtti.nnem.nt: o-wt l'édncUon 

Htu.i1^cfelf te ?e S"^âr. «'HK.r.l ou .p,- 

profitât S"<UtTénéll'~'' ?""P*«- "'^ leçons 
Tes démener pJ^?Sau^t'').r^PK^ ^«^^t 

S^^u^&àt^iiB^-' 1- er«ffi 



':i 



OSAPITM TRouzna 

AVANTAGES D'UN BON MARUGE 

tr'wder, 8e soulager daM^es ««?-= ^ -•"'*''* "'«"- 
embarras de la vie, dTfacon T^*' 'PV^i^tions. les 

lement ainsi leur fiiidernilre il. oT*^! P^»" '««- 
n'Mt pM bon que l-homm. L* ^'l* étemel. " H 
»ide ■Smbl.btoTlul "^' „?" ""^ 'alioni-lul une 
l'auguste Marie avec 'Sai^fch'' TT** '"^'°« «J* 
fin qu'une tendre et rédp^^i^ssistence ^'''' '^'""*^" 

P-ul''c'rr»erSirr^'l"« P- Saint- 
raisonnable et facile contrele ^o^^f^ ™ ""M. 
qui entraîne la damimtion H-nr..**^ IWntinence, 
monde : A oanae^fo^lX," «^^« Pa^ie du 

^ 1). Le mariaee insHtiirtSTr».- ","*" • (1 Cor. 
nocence pour irjfrôpaeation t ^^^^o l'état d'in- 
«nsuite à lloninfe Seîe remèffi:' ^^*■* "'"'°'<1« 
pale occasionnée par l^ahéoS&f^" plaie princi- 

««n£"noriiê„Tda4' le V//"r' "»« «X**" 
famille humaine mais ht^^^f ^^*"^ <*« perpétuer la 

Dieu des héritl^^de se^'^"orr*Pr^«'^e'-à 
qu'avaient surtout en ^eTesSsTfW ^^* J'^ «« 
formation du lien conjugir C?ft,r*"*'''î'«,« <ï«n«la 

l'unique fin del'institu&^SeduSgl'""^*' 






m^r^:'mÊÊHFm3Êm 




OHAPITBI QUATBIZia! 

SOUFFRANCES ET PEINES DU MARIAGE 

c'est que le mariLf ÏmiÏÏ J >• ''"«™t"/« mondaine, 
Majojne, où Ton »à%frs"ÎC«r ?^f /eS 

nous en assure ra disiat : " ToutefnT^U ®**"*-P«"l 
auront les tribulati^de la S " ^ ^ personnes 

<-m^. « p«™W3'ï,ïkt ;Si ST.. ta' 



M^ii«ifiàii /• ifsLjyr 



IM 



MANUEL PBATiqVE DB VOCATION 



prévisions sont pessimistes ; elles s'attristent de tout, 
et c'est d'elles qu'il faut dire avec le Psalmiste ■ 
qu'ilB se sont forgé des frayeurs où 11 n'y avait ancnn 
sujet de craindre. (Ps.l3, 5). Leur humeur anxieuse 
pèse de tout son poids sur ceux qui les entourent, la 
maison devient triste, ennuyeuse, désolée. 

D'autres ont un fonds de susceptibilité qui prend 
ombrage de tout. Cette disposition engendre les frois- 
sements, les chagrins secrets, les soupçons pénibles, les 
cruelles inquiétudes. 

La seule diversité de caractère et de moeiurs qui 
se rencontre souvent entre les époux est un lour"" 
fardeau. Le caractère, cette manière de sentir, t 
penser et de juger, particulière à chaque personne 
et se manifestant très souvent malgré elle dans ses 
réponses, dans ses conversations, dans sa tenue, est 
la source la plus ordinaire des peines entre ceux qui 
vivent ensemble. On trouve rarement des caractères 
parfaitement semblables, et c'est cette différence dans 
la manière de voir, et d'apprécier, qui occasionne les 
mécontentements si fréquents qui troublent la vie com- 
mune. " Une barque sur l'eau, a dit ingénieusement 
un moraliste, voilà l'image de la famille." Tantôt le 
calme, souvent des bourrasques, quelquefois la tem- 
pête. 

Que de défauts à supporter I Or, dans ces rap- 
ports de tous les instants, ces défauts se montrent 
davantage. Souvent, bien que chacun des époux ait 
des qualités sérieuses, les défauts saillants de l'un ou 
des deux, créent une situation féconde en chocs sou- 
vent pénibles. "Les mariages les plus parfaits, dit 
La Roche, sont les moins imparfaits, les plus pacifiques 
sont les moins orageux." 

2. Les affections du coeur : L'auteur de l'Lni- 
tation l'a bien dit : " On ne vit point sans souffrir quand 
on aime ". Sine dolore non vivitur in amore. Est-il 



.OF^ÊL 



KANUBL PBATIQrB DU VOOATtON ,g, 

les aSectiomTlncontvlr7jîvr°^°''^^^ d'un côté, 
moins relative C/d^hln^"*'^' ""'' ^''^'^eur au 
coeur de llo^resaLiirif'-r^V* ^'^ •^'^'••' ' '« 

çait sur l'hoS'rittattS^e''^''-'^- ^^^^- 

reste'so^ven?'r?robîrme ""oTr^ 'T ««""««^««o" 
que de journéerau Hnn wi i ÏT '^'^ """*" ^*°s sommeil, 

sa joie, et le seul soutien de sa nombreuse f^e. 
l'if.f * *o?tes ces croix et mille autres, inhérentes à 

11 



163 



MANUEL PBATiqini DB TOOATIO» 



(EemMrquM. 1. Il est quelquefois des mariaees 
réellement malheureux, et la cause de ce malheur, qui 
pesé sur toute une vie, est avant tout : 

Dana l'absence du sentiment chrétien, qui seul 
peut donner au mariage la part de bonheur que Dieu 
réserve sur la terre à ceux qui le servent fidèlement. 

,,, V'*" d»ns un ménage, Dieu servi, Dieu obéi 
n éloigne pas to-' i les peines, mais il les allège toutes. 
n donne la fo 'e les supporter, de les sanctifier 
toutes ; et on pt^t dire que, dans ces ménages pieux, 
la somme des jours heureux est plus grande que la 
somme des jours malheureux. 

La cause des mariages malheureux est aussi dans 
la précipitation mise à former une union que la mort 
seule peut briser, et dans le peu d'attention apporté à 
la sympathie qui doit exister entre les âmes et les 
coeurs de ceux qui veulent s'unir.— De là : 

.,. ^^ mariages de simples convenances, convenance 
dage, de fortune, de relation, de goût. . . .et c'est tout. 
On ne fait nulle attention aux convenances d'idées et 
surtout de convictions religieuses. 

Des mariages de raison. L'âge est venu ; il faut 
en fimr. 

Des mariages d'argent D y a là une belle fortune, 
un avemr brillant, une position éclatante ; c'est folie 
de laisser échapper ime si belle occasion. 

Des mariages de passion. On se voit, on se plaît, 
on est epns l'un de l'autre, on dit : nous nous aimons, 
et avec ce mot, tout semble dit. 

n. niusions à dissiper et à repousser. 

1. La vanité : Je serai toujours flattée et par con- 
séquent heureuse. Vous êtes flattée par celui à qui 
bientôt, vous allez vous unir, par vos compagnes, par 
tout le monde à peu près. On ne voit en vous que des 



mimm!'. 



MANUEL PBAnqOE DE VOCAnON 



183 



tttfbXnra ïuatei^T'^? -« "«-« où 
éclat, une heure où, peu à LT t^'^'^"*' Perdront leur 



""^""'SfSl^SS 



1—*' ivjuo lit; Xcl 

vous faites, ces aeiauts aup tnnf /i„ * • — -"""o que 
vous a reprochés et «iTi! "" ^'"«' votre mère 

admirera t^ujÔuw f'* "^ «royez-vous qu'on vous 



cachS ^r*dlœ;rt'^-J-« -ntentez pas de 
«noms; vou8lepou;rezSa&etmer''^ ""^ 
toujim Si?'?ÎJ%-;Je »e^^to„jo,« approuvée, 
approuvée à cette We't^l^""""- Vous êtes 
bfen, tout ce que voS^ diies "st ton^T 7"^ '""«» ««* 
touchez de vos mains devient bwSf'/i'"* "^ <ï"« ^°"« 
voulez est parfait ; il vous semR *""* *'^ '"« ^o"s 
jours une Belne, qui n W «..V^ ''""^ '«'«^ *<>"- 
être obéie, qu'à voXir p^^Vssélr'T^*"*'*' P*"»"- 
desirfr-mais viendra une K^f f *°"* î« ^"'e«e 
désirs se heurteront à la Darol/p/°' ^T'^^ «* ^"s 
autre; une heure où san» Sn^ii ""J? •*««"■« d'un 
on vous contrariera ' ^ù l^n '^ ''^'^^ directement 
torité vous éS^^^tXTr"**'*? I"* 1^"- 
Preparée, vous mïWerez vous «IT "J^*«« ?«« 
de révolte, vous vous "S m«fi, ^""^'^ ^« ^«"éités 
temps encore, assoupS vSr^ ^^T ^ «»> ««t 
supposez pas parfaitr<Utes vous 't*'/*'."* ^«"^ 
sache soumettre ma volonté' à la vol'nn*?^'""* que je 
Un mariage est toujours ,5^ jJSgT"'""*^ ** "» ««*'*-- 

imâ S^ «Séq.fe'^aîSS!'"^ ^' "«^ *<"^«>-«> 

Périel^e" : '^' D r-^imTt^Ht W '"" \°"^« ''«- 
cependant, dans un temna 1)1 ^® ^ *^« ^^ " ' Et 
ne l'aimerez plus^oSvo^riwT""T «^'^ ^°"« 
annera plus comme ^uI''Zi''T,.I'^^^l^^, 



U4 



MANUEL PBATIQUE DB VOOAHON 



I un et l'autre et l'un pour l'autre, c'est l'excès de 
1 amour ou plus exactement peut-être, c'est le matériel 
ce 1 amour ; ce qui, dans l'amou. mpressionne les sens 
et tend, par sa nature, à s'affaiblir et à disparaître 
comme tout ce qui est humain et seulement naturel 
li amour naturel, dit le P. Monsabré, se laisse prendre 
a des charmes fragiles, que la main crueUe du temps 
n épargne jamais. Chaque jour, cet impitoyable rava- 
geur de l-humame beauté fait son oeuvre, il efface les 
radieuses couleurs de la jeunesse, déforme les traits, 
nde les fronts, courbe les corps, détruit, l'un après 
?" f'i S «ttraits qui parlent aux yeux et l'on n'a 
plus, à la fin devant soi qu'un^ ido!e défigurée qui fait 
regretter au coeur trop épris, ses folles adorations." 

L'amour naturel, si bien fondé qu'il soit sur le 
respect et l'estime, ne résiste pas toujours aux sou- 
mîmes révélations qui nous montrent des imperfec- 
faon», des défauts et des vices auxquels nous n'avons 
pas songe 

4. La volonté : Je suis prête à tons les sacrifices ; 
je sois constante dans mon affection : je suis forte, je 
»*«fa» tout supporter— et je serai heureuse ! Admi- 
rable disposition que celle-là ! Mais prenez garde i 
Ce n'est pas un sacrifice que demande le mariage, mais 
c est une suite de petits sacrifices. Ce n'est pas un 
acte héroïque qui se présentera une fois à votre 
dévoui^ent ; c'est une suite, à peu près quotidienne, 
de petits actes qui ne sont que de menues contrariétés, 
mais dont l'ensemble forme une série de sacrifices à peu 
près continuels. 



iwmmm %' 



OHAPITEB CIHQUIEIΠ

DANGERS SPIRITUELS • 

trois choses diâcUes à concilia ^""°"*'' ""««">"« 
La <^as?eté"esrntee^s^K !Z ^f' ^!f ?"-'"• 

êtes unie, au préiudiop â^ i^ Hav^ '' laquelle vous 
Dieu preiùèreS * ^**^''*' '^"'^ ^""^ «J^^e^ à 

f^ï'lp? • "' •'"'*.* î^'"" "'««* ?"« fo«Se à garder Se 



IM 



MANTIK. PRATiqra SI VOCATION 



Les paroles de Saint-Paul se vériflent trop sou- 
vent : Oanz qni venlent ■•enrichir tombent dams U 
tentation, .dana les pièges de Satan, et dans beaucoup 
de deiin inutiles et nuisibles qui précipitent 1m 
gommes dans un abime de malheur et de perdition. 
(Tim. 6, 9). 



■fBsjf : V* #^ 






OHAPITBE SIXIEME 

GRACES SPECIALES DONNEES PAR LE 
SACREMENT DE MARIAGE 

nouvel état d".*' *' ^^^^ spéciales à ce 

Tie c^i^etTursu™?"? les obligations de la 
parfois, de la'i^tSreœi'^ptr^tr " '""^^^ 

supp^^ftes^^c^SlC de% ,T^'"'^f^\ * 
pemes de la vieillesse Pt «a nL ' ■ "ifi™ités, les 

aux co«H.„?eSrd1 mererrf«r' ^''''^ 



dit le^ràeile deX^fT"*'"' ^^''^^^ " Jésus-Christ, 

l'amour naturel des éoSi^^ 9-. Pour perfectionner 
indissolubleTuI exfste^entr^ ^^Z if,™'' ''l^'»' 
parl'accompfissementdeaXv^^' f^ ft les sanctifier 
toutes les c&constences de Ir^? % i^""" ^*** '^^'^ 

votre fin dernière nW-fî^ atteindre plus sûrement 
qui ont afiZhlufdet^"d'e'4*i^te?^%*/t^"'*^^« 
cet état ne met point d'Scle a^^lfu?! ""''*'"* ''''' 



.#• . .<* 



m 



ït*»Xr»L PBATiqTIX DI TOOAnOM 



iij 



D y a plus, Saint-Paul déclare qu'une mère chré- 
tienne se sauve par la bonne éducation de s enfants. 

«l„^*i'*"*/?7*^' P**"' '^» ^«« fidèles, une source 
léconde de mentes, un moyen de salut. 

i„ J^V^^"""^-!"*,"""'?*^'" '«8 saints qui ont gagné 
le Ciel et mente le culte de l'Eglise en suivlnt 
cette voie t Sainte-Fe^icité, Sainte-Perpétue, Sain^ 
Monique, Samte-Elizabeth, Saint-Louis, Saint-Isidore, 
Haint-Joachun et tant d'autres ont trouvé là des 
moyens, et non des obstacles pour arriver à une émi- 
nente sainteté. La vie commune, toute périlleuse 
qu elle est, n'est pas un état de perdition, et les âmes 
ïl^^^f \* vertueuses ne sont '^pas nécessairement 

™?W^L ^J*^/"-,f°°i*5 " '""*' «" contraire, 
pour fonder des familles chrétiennes, des jeunes gens 
profondément honnêtes et religieux. 

Oui, disons-le pour votre consolation et votre 
encouragement, époux chrétiens, vous pouvez, dans 
votre état, devenir des saints. Vous pouvez faire, cent 

^;^ • 1, "'^'î"^ """^^' ^^^ «ctes de chasteté qui, 
parfois 1 emporteront en mérite sur ceux de la vierge 
chréfaenne. Vous avez mille occasions dé supporter 
le support mutuel dans lequel Saint-Paul vous fait 
voir 1 accomplissement d'un des points les plus impor- 
tants de la foi de la diarité : " Alter alte^us o£era 
porf'^te et SIC admiplebitis légem Christi ". 

Vous pouvez, comme époux, comme parents, pra- 
tiquer a toute heure la loi de renoncement, de l'oubli 
de vous-mêmes, de la patience, du dévouement, du zèle, 
de la chante jusqu'à l'héroïsme. L'ouvrier qui tra- 
vaille chaque jour huit ou dix heures, avec un esprit 
chrétien, pour soutenir sa famille, peut mériter autant 
que 1 austère Trappiste ; la mère qui veille au chevet 
de son enfant malade peut être aussi agréable à Dieu 
que la pieuse Carmélite qui, à la même heure chante 
les louanges du Seigneur dans le sanctuaire ; des époux 
qui subissent courageusement, les revers de la fortune 



Parfoù, difficile ; poiSteSt auS,Tn^"f"î ' "« ««« 
«nei^que volontrdTî^X 1.*'° ^**. <"«"« d'une 
«P«?de patience pour suroortèr îf . ♦T'f*l. ^* <*'«"e 
«hwr cette condition We n'ei? !:?I"^"««°« de la 
-c^ paix de la conscielïe X &TreX? 



^/^K\/' : 



v*^ 



"^ 



OHAPITHB 8BPTIMΠ

SIGNES DE VOCATION 
I. ffignei poritlf», 

lo. Une bonne santé. 

penJ^eYdeÏÏKLf"'"' "' P"""»»"- P«"« '«• 

nencfsSoT^et'i^'Sî!^,^;/»-^-- '» «'-ti- 
de8 tentations, mais auLf^l*.*"*'"/'""^^'»^"' P" 
vaises habitude Le maria^j/r '","*"' *!* ''«« ™««- 
une vie fidèle à Dieu ^^ "^"""^ ' ««Po»' de mener 




laïque. ««rcice d une profession ou emploi 

je«n?hoÏÏnVe'['*uSrier'flll'* ^'''P"'"'"^ ^^^ ™ 
parents. C'est Cu%Se^p|VireS:ta^res'^' 

chrétien YrdeTs^tvanCe;'»''''^''^^"''* ^^ ^^^g- 
1^^ «e préoc^cS^îenV^^MTt ^^ 7^^ 

n. Signes négatifs. 

de vie pl^'parfait."""""*'''" surnaturelle pour un état 

Ience%e^a'^^y"Er:L?r*"'i."*'« «"^ l'^ce'" 
Jésus-Chrisr^omprele^f ' *r' 'IfP''*.^ ''«^«" de 
seulement ce'nx à «S M^^\' î^^l «''r' '"''*« 



ira 



HANDCL PRATIQUE DB VOCATION 



I' 






3. Absence d'inclination vers une vie exempte des 
B0UC18 du monde, et adonnée à la prière et à l'étude de 
la venté. 

BEMABQUES 

1. Que celui qui reconnaît en lui la présence de ces 
signes se marie sans aucune hésitation, surtout s'il ne 
se sent pas la force de pratiquer la continence. Qu'il 
suive alors le conseil de Saint-Paul : Quod si non con- 
unent, aubent, melius est enim nubere quam uri : 
n vaut mieux se marier que de biûkr du feu dea mau- 
vaises passions. 

i i^ ^' ®' ?° "*' ^'®"* P** employer les moyens de chas- 
teté dans le célibat, tels que la fuite des occasions de 
péché, la tempérance dans le boire et le manger, la 
pnère, la fréquentation des sacrements, alors, le 
mariage est non-seulement de conseil, mais de précepte 
de charité envers soi-même, comme remède à la concu- 

Siscence, et comme moyen nécessaire d'observer la loi 
e Dieu et de sauver son âme. 

3. La vocation au mariage étant la vocation ordi- 
naire et par conséquent celle du plus grand nombre, ne 
**ii 1 P^s.sentir aux premières années de la vie ; c'est 
petit à petit, et même sans qu'on s'en préoccupe, qu'elle 
se développe ordinairement. 

4. Le mariage est la condition conmiune. La Pro- 
vidence appelle au mariage la majorité des hommes. 
La plupart j sont destinés. Pour beaucoup, le mariage 
est nécessaire, parce qu'ils ne pourraient autrement 
pratiquer la vertu, supporter les charges de la vie; s 'ac- 
quitter de leurs devoirs de famille ou de société.— La 
fréquence, la presque universalité des vocations à l'état 
du mariage permet de ne pas se montrer difficile pour 
les conditions à réaliser. Il faut pourtant y regarder 
avec soin, parce que tous ne sont pas faits pour le 
mariage. Cet état demande une vocation toute parti- 
culière. H est des caractères, des constitutions, des 



l^tniKL PBATKJUl Dl VOCAnOK 



m 

1 ■ "'aria?!. On .^ur^f H^°* P"" f* ™*'-'''- dans l'étet 
P'.« acof a Plir les dcvol™'"'"^ '" "?'^""'*« ^e n'en 

^^-«1 mn,..' d ne nas voî« f^"" *"*/« ^*''* ' «'««t le 

,,.•■, i,aéo.-KSe" donc la na'JSrdr*' f*, ^'"I? 
d^tf j-minp it votre choix nature des motifs qui 

niais'^ors'futLTufttf^rr'^^^^^ 

vous servir la fortmlt ^ '"'"*' * '1"°* P«"* 

I«eu^e1-»^-rapSj^/^-î^.es autr..- 

-ioï*JSs;Sorsiiire K^^^îéT'rr-^ »'- 

«nieSîûffiv'^^iriirenXer '"i'"P''Ç»«- '»''° 
les mêmes remèdes '^ ^^ '^^ memesliabits ou 

pas mauVl en soi °ûi °u^^^^ ne soit 

soutenue peut être iCl""® affection ancienne et 
moins quand eUede^ëntdJri''* vocation; néan- 
passion%l]e nous enlève toutrlT'* '*.""" ^«^ 
choisir un état iiCuIble sous 1^X° '* "i""' *«" 
inconstants désirsVnn. t» influence des plus 



J. 'n^ 



174 



MANUEI, PBATiqini DB VOOATIOK 



Le d<«ir d'une position sociale.— Sans amour pour 
les devoirs du mariage, qu'on se réserve d'accompl& ou 
de violer a son gré, on ne recherche qu'une position 
sociale de convenance,— communément imposée par 
les usages. 

De vaines promesses.- Partout on vous montrera 
des fleurs, des avenues riantes ; mais attendez, les 
épmes ne tardent pas à se montrer. 

I* dépit et le caprice.— On a été souvent contrarié, 
on a éprouvé une déception ; on se jette là par étour- 
dene et comme pour se venger.— Ou bien, on veut se 
soustraire à la vigilance de ses parents ; sans mesurer 
la grandeur des obligations qu'ion assume. 

Le plaisir, le bonheur purement humain.— Combien 
se persuadent que la vie commune est leur voie, tout 
sunpléiment parce qu'elle flatte davantage leurs pen- 
chants, leur amour des faux plaisirs du monde. 

La jeimesse est naturellement inclinée vers le 
manage ; mais cette inclination naturelle, même jointe 
a 1 aptitude pour remplir les devoirs de l'état conjugal, 
est lom de prouver une vocation surnaturelle à cet 
état. 

La crainte d'un sacrifice passager.- Pour aUer au 
couvent, il me faudrait faire tant de sacrifices. . . Je me 
mane I 



Ifî 



■MMM-^r^M:"^ 



*< ■ 



DANGEB D'ENTRER DAKS LE MARIAGE 
CONTRE LE BON PLAISIR DE W^ 

qui eftte foreeï-eT foS'J ^^/.\-n P^re 
dot convenable dom mahî; »?™* tout d'abord une 

accorde les dons lès 8œou«„n '"'Je"^"- «" «We, et lui 
tances. ' ***'*"^ ^''^ reclament les circons- 

ieunefiUeouunjeCehoJm^a ""'^J!'»?!- Quand une 
i-dire en t^Z':^i'Z.l Z voTntI ~" *^' ■= '««*■ 

tudes'' «r dH^tls^tlTonr «i^''"'^ «^'''P"- 
remplir le rôle d^D«,iT^^z^ sont nécessaires pour 
imposé. ^"^' ** ^P*""« «t de mère qu'H lui a 

.péc&MS'doZ«T?er^^ '^'*«^ r"" 
besoins, l'heure de iSeâwe^TunT'"' '"'?" ««" 
eUe a sonné cet énnii^ „Jïr^ - ' °® '* détresse vient— 

sWesseTà s^n teék3te pTw' ««"^?>è^e peut, 
dire : " Mon DiwT fe «.« «,^if *°"** »™Pli«té et lui 
volonté, vo,wK4 avTr.*™??-"'.''^« ^"t^ 

?ante se^^xa^S ,A^Z ^^ttu^tr^ ^«-^^^■ 

•teElS<5^^aS^»tS? 



■-^^imi!mFmmmém^^M 



176 



UASVn, PBATIQUa DI VOCATION 



1 avait pourvue des aptitudes voulues pour remplir 
cette piace ; mais peut-être lui avait-U refusé plusieurs 
V ?""^f*8 «* dispositions nécessaires pour bien rem- 
plu- le rôle d'époux, d'épouse et de mère qu'elle prend 
de son propre mouvement et contre la volonté divine, 
«^ette tille, par exemple, sera donc dans la société 
comme un membre qui n'est pas à sa place. Mariée 
sans vocation et sans les aptitudes voulues, elle ne rem- 
plira ses devoirs qu'imparfaitement, et là où d'autres 
n auraient point rencontré de difficultés, eUe en ren- 
contrera de nombreuses et qui la feront beaucoup souf- 
mr.— Il est bien des personnes mariées, par exemple 
qm eussent conservé leur santé et auraient été heu- 
reuses dans le célibat laïque ou dans la vie religieuse 
et qui, dans le mariage, se traînent jusqu'à la mort, 
avec une santé bientôt ruinée, souffrent beaucoup et 
font souttrir les autres. 

Supposez cette personne douée d'aptitudes natu- 
reUes suffisantes pour les fonctions et les devoirs 
ordinaires de sa vocation usurpée : elle a la santé 
1 Mprit, le caractère qu'il faut. Dans les moments 
difficilee pourra-t-elle prier comme celle qui est dans 
sa vocation t Aura-t-elle droit comme celle-ci aux 
attentions spéciales de la Providence t Evidemment 
non.— Dieu ne lui refusera pas tout secours ; mais il 
en sera plus avare et la fera attendre souvent plus 
longtemps. 

Dès lors, le saint même devient plus difficile et 
fort incertain ; ces personnes commettront facilement 
des fautes graves, tantôt e!n excédant dans les joies de 
leur saint étet, tantôt en n'en remplissant pas les 
devoirs si graves, d'autres fois en ne sachant supporter 
les croix pénibles qui leur échoient. 

Nous allons plus loin et nous disons avec tous les 
saints et d'après de nombreux témoignages d'expé- 
rience, que Uen des fois la colère de Dieu éclate contre 



MANUBL PBATKjra DB VOCAHON 



177 



'^^'f^tnÙe7,^Z^'>'''ri «t qu'il leur envoie 

poursuit d'ordinaire eeuv mîft- i-^'^f"'®®' «« Justice 
sa volonté, et arasent "n un noî^J'^'"*'**' rechercher 
ses desseins étemels ^ '°^ ^"^'' «™^e contre 



U 



SACERDOCE 
OHAPITEE PBEUIEB 

SPECIALE 

de B™U°'S^^MfZ'« P°f ?uide l'éminent évêque 
^^^ K», jttgr Malou, dont nous résumerons la dîw- 

mais^in W"r&^r:^f^ '^l*»"*^^ les vocations ; 
les vocations Sia^auZ V** "" l'"" «P^"^' «""^ 
le sacerdoce ^ommrXdi^?? T^T^ «^instituer 
ministère sacré dont I^JÏ^*^,.*".'"*^' com^e un 

ce '^^rr'^:'S''^l^ï,f^^-J^^^^ 

<AaatrfSeTréteiénf ^v'?*î '«» P-«'»ie"-néH de 
quil'exereaient e^ offïL^* Z^'^^^^i" sacerdoce, et 
disant ^Trièrls dS,™' '"''?^'^^^^" » !»«"• «* «« 
peuple assemblé P""'1"«* «» '^^^ et au nom du 

r^'7âi^tZ^âf^t^l^^^'jt,^o^^ le Sei- 
le sacerdoce, quoique L^ S? ^fli* P?,"'' «gercer 
Jacob. Dan^?ettetrihnn H?* ete le troisième flls de 
honorée dn)uveraiSpont&%V'^'" l"» «erait 
la personne Z en sTraU ?S' f * ^"^ -f "« '««^e 
ceii^ion du s^cerd^eTses Hfv«^ 2 Première. La suc- 
à ia descendi^ce^turelTe te^îil!:!'' '".* attachée 
restera perpétuité déMsitAi^.T^.^^'x'l'^ devaient 
et consacréerau «Pr^Ti o^* ^^ 1 «"torité sacrée, 






ISO 



MANUEL PBATIQVE DE VOCATION 



leur consécration, la forme des sacrifices qu'ils 
devaient offrir, tout fut déterminé par le Seigneui' 
lui-même, avec la dernière précision, afin que tout ftlt 
divin dans cet état et dans ce ministère. Ce sacerdoce 
dura jusqu'à la venue du Sauveur. 

3.— L'institution du sacerdoce par le Sauveur bi ille 
a toutes les pages de l'Evangile. La Tocatioii solen- 
nelle des apôtres est un des faits les plus éclatants de 
1 histoire évangélique. Saint-Marc raconte qu'avant 
gravi une montagne, Jésus-Christ appelle à lui, parmi 
ses disciples, ceux qu'il avait choisis mi -même, et qu'il 
en établit douze pour rester avec lui et pour prêcher 
l'Evangile. 

Comme il appelait à l'apostolat ceux qui ne 
1 avaient point cherché, il refusait d'y admettre ceux 
qui le demandaient. Luc 9, 57 et 58. 

Afin qu'il n'y eût jamais aucun doute à cet égard, 
il dit à ses apôtres en termes exprès ; ce n'est pas vous 
qui m'aves choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis. 
(J. 15 et 16). 

Et pour que persomie ne méconnaisse ses droits, 
le Sauveur lance de terribles anathèmes contre ceux 
<)ui o.seraient usurper le ministère sacré. Il les appelle 
des voleurs et des larrons, qui entrent dans la bergerie 
par la fenêtre et non point par la porte, laquelle est le 
Sauveur lui-même. Il les menace de son courroux au 
grand jour du jugement où il leur dira, lorsqu'ils lui 
rappoleront qu'ils ont prophétisé en son nom : Eetirea- 
vons, je ne vous connais pas. (Mat. 7, 22). 

Aussi Saint-Paul établit-il cette règle que persomie 
ne peut s'ingérer dans les fonctions du sacerdoce do 
sou autorité privée, mais il doit être appelé de Dieu, 
conune Aaron, par une vocation spéciale. (Heb. 5, 4). 



OHAPITEE DEUXIEME 
LA VOCATION A LA PRETRISE EST UN 
GRAND HONNEUR 

<ien£a1tt«1î-V?,^| ;>- 'a divine Provi- 
contrediUe plus noble et, TplislS"''^ est, sans 

deme^UrfuHa teSeln^/:' T '««««ation, avait pu 
'«.fi" des siècles"! tût ItTÏ^p'^'^t'"^^^^^ 
"Mversei de tous les fidèle tJ""^^"^" ^* '« P«tre 
ciel pour être awis à ]Tf^ii "5*'^ '^^^*°t monter au 
néce^e qu"l délUât^^n J' T ^«'«' « « étt 
Ministres investis K^dlZ^H'/^" ^ ?" ''«1« «^e 
ses pouvoirs. C'est Zir«m«u If V"*""** «t de 
JésM-Ohîtot sur la tP?^o « ""Plw« Notw-8*|gneur 
docedesCmeschoSs-^X^"" "PP""* «""S 
l'oeuvre de la rédSfon Ja P?"' «««"ttouer ici-bas 

calvaire. C'est en ce sens a. riMt-r"*."'""^* «""• 'e 
de tous les prêtres de r'ÊJse.VoP^i';*/'^*'* '«>'" 
gués de Jésna-Chrlrt • et Dl-n ^^ wmmes les délé- 
notre ministère. Mission su Wi^T """^ ^"'^ P« 



, é^ -^-Jt. 



lit 



: .rfK . ff '".[f 



\^è^^.. 



OHAPITEÏ TBoisma 

LA VOCATION A LA PRETRISE EST UN 
ORAND BIENFAIT 
1-En raiBon des grâcM dont l'élu est comblé. 

S'âces les plus efficaces ït^^Zf■^^• "^ '*f <"^« ^« ^ 
vines, a&i que les vertï.V^hriï^' «^ P",<^^^ iafluences 
eux, et que les ^ces y ^LutonSL"'' «^«"«'«i^ent en 
à leur ange gardien de vèSer lu^,!; -^ •"»°«««>«>de 
les soustraira aux pièee? au« if J! ' "^"«ence et de 
sèment sur leure dm TI ^«1^ ^^^°^ ^* 'e monde 
chrétiemief eH^u? tospSe K^T ,"°' ■^•'""«««'^ 
croissent dkns 1 wïrSS «f'^l^^ '"*^*«'*i- D" 
de salut en leur tem^. ^ ' ®* P**"^^"* '«» fr»"*» 

v^tiLTd'St^Sa^Se,^^^^^ 
coeur, et les portent vfr^meuVJ^ilT* {"^ L*™ 
gneur en victSe de sW^e oZ,r !♦ i ^^''^ *" ^- 

la mère dS son Ris seft ôh^if^** ^^"ï»* ^ 'f^^e"*' 

*uquâ il iM destine II n^J^ "^^^^ '''' «^t **«* 
1 ies aestine. U prépare leur esprit, leur 



184 



IIANirSL PBATiqCK DI VOCATION 



mémoire, leur jugement, toutes leurs facultés, pour lui 
servir d instruments dans la grande oeuvre de sa misé- 
neorde, et en fait des hommes selon son coeur. 

Lorsque l'élu correspond à ces avances de la grâce, 
Il progresse rapidement dans les voies de la perfection 
sacerdotale, et reçoit sans cesse de nouvelles faveurs. 
Le prêtre placé à la source de tous les dons célestes, y 
puise le premier, et à discrétion, toutes les richesses 
quil désire. Disponsateur de toutes les grâces, 
nunistre de toutes les sanctifications, il a le droit de 
s en approprier les premiers fruits et de s'en réserver 
la fleur. Aussi voyons-nous une foule de pi *tres du 
Seigneur s'élever sans efforts aiï plus haut àti^ré des 
vertus chiétiennes, et répandre dans l'Eglise la bonne 
odeur de Jésus-Christ. 

Non, il n'est aucune classe de fidèles à qui Meu 
fasse de ses dons surnaturels une part aussi grande 
que celle qu'il accorde à ses prêtres. Les prêtres sont 
les premiers-nés, les aînés de sa famille, ses enfants 
de prédilection, les amis de son coeur : c'est assez dire 
qu'ils trouvent dans leur sainte vocation, toutes les 
grâces qu'un coeur chrétien puisse désirer sur la terre. 
D'où il s'ensuit aussi que leur vocation est réellement 
le plus grand bienfait que la volonté diWne pût leur 
départir. 

2.— En raison des consolations qu'il obtient. 

Il se voit choisi de Dieu à l'effet de remplacer ici- 
bas Notre-Seigneur dans ses divines fonctions. 

Il acci-oît sans cesse le peuple de Dieu, en recevant 
dans l'Eglise les enfants regénérés par le baptême. 

Joie à la vue des pécheurs convertis et repentants. 

Bonheur de dire la sainte messe. 

Espérance d'une grande joie dans le ciel. 
3.— En raison des mérites qu'il acquiert. 

La plupart des hommes consacrent la majeure 
partie de leur temps et de leurs foi-ces aux affaires du 



..f^. #. 



■iècle, aux besoins du coros anr »,;„ 
famille, soit de l'état. lS nr^L. *^^°"*' *°" <*« 1« 
«acrer tout entiers aux choses^l^t.P^"^?* «« con- 
âmes à la «rande affaire du ^luf 1 ' "V^ '"'«°^'' <î«8 
«mples fldiles emploient à «ir„; ^^ ^^"'«« ««e les 
le négoce, une fonction publiaue le n^f'*',''° '"^"«'. 
A adorer Dieu, à sauver des Si^*'"* '^" ««"P'oie 
même. Quelqie occupation qSif f *T*^*' '"i" 
jamais de la sphère siCatnrâ^. li *' ^ P^^^'e ^e sort 
«on l'a placé ; p„ c3"nl ,f ""^ '"^"«"« « ^o<»- 
c^on de plaide à KeûTfa^e S« ^^ ^"^^ ''««- 
d'augmenter le trésor d^ s^ Sm "*" '"'"^"' 



^Z'MEirLt^MJmikrjmM 



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lt«ti«t«r, N» rorii 14B09 USA 

<T1« +82-0300 -PhonT^ 



OHAPITOE QUAi-RIEBIE 

SIGNES DE VOCATION A LA PRETRISE 

ne se destine au seAce des «,St? "P^*'^ ^^ ^i«" Vd 
sance pour ses pSs o™ î '*"^. P^"" <='»»P'ai- 
par intérêt, ou ^ Sti^ ^"°'"' "^^ ''' ^'«««' °" 

parlerV^yi\P'^°»«4P°'f^ f* état.-^ 'entends 

se détermine dans le choivT„i^?a*"i *?'"l'i? °" ^ o» 
Signe manifeste de'^v:Sà"^4^t* tS^^^ "" 

Saos nos écoles Pt T,f^^- enfants qui reçoivent 
vraiment ^étiele on ii*f^L"°l^'*?*'''*î''° ««"de et 
leur innocence nsllnrirr^"^^?* ^"^ conservent 

Heurevx dit-il, lansiSnp^"*-," *«"J«^, habité. 
, u, uans son iivangile, ceux qui ont la 



188 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



coeur pur parce qu'ils verront Dieu. Voir Dieu et en 
être regarde avec un oeil de complaisance, c'est le pri- 
vilège des vierges et des coeurs innocents. Cette qua- 
lité, eu égard au grand nombre d'enfants dont 
1 innocence est ternie de bonne heure, est si peu com- 
mune, SI rare même ; elle est, en outre, si propre au 
sacerdoce, dont une pureté parfaite de corps et d'esprit 
est, pour ainsi dire, l'essence, qu'elle ne semble con- 
servée par la Providence, dans ces âmes choisiss, que 
pour les préparer au ministère des autels, au service 
spécial de Dieu. Cette parfaite innocence, si d'ailleurs 
les autres qualités essentielles ne manquent point, est 
^nc un signe certain de vocation à l'état ecclésiastique. 
Heureux les jeunes gens qui ont conservé pendant leur 
adolescence, leur innocence baptismale. Cependant 
que l'on se garde de croire que cette innocence si par- 
faite est absolument nécessaire pour accepter le 
fardeau du sacerdoce. La vocation ecclésiastique est 
compatible avec un passé malheureux, mais généreu- 
sement réparé. C'est aux directeurs à juger si les 
anciennes plaies sont guéries ; si les mauvaises habi- 
tudes sont corrigées ; si la vertu enfin a pris assez 
d'empire sur l'âme pour dissiper les craintes que pour- 
rait inspirer l'avenir. 

4o.— Un quatrième signe de vocation à l'état ecclé- 
siastique, c'est un amour sincère pour Jésus-Christ. 

Ce signe nous est enseigné par le Sauveur lui-même. 
Au moment de confier définitivement à Saint-Pierre le 
souverain Pontificat de son Eglise, il lui adressa à trois 
reprises ces touchantes paroles : Simon, fils de Jean, 
m'aimes-tu plus que ceux-ci ? Et Pierre lui répondit : 
Oui, Seigneur, vous saves que je voua aime I Alors le 
divin Maître lui dit : Pais mes agenaux, pais mes 
brebis. Jésus-Christ ne dit point à Pierre : Es-tu plus 
prudent, plus zélé, plus savant, plus courageux, plus 
habile que tes frères 1 II ne lui fait que cette question : 



MANUEL PBATFQUE DE VOCATION ,gj, 

M'aimes-tu da^antaire ? vt- «„* 

confie aussitôt ses ânLufeTlVTZ''''''^^^^ " l"i 

tout sou troupeau. * '*'' ^'"'^'^' c'est-à-dire, 

'wt^S''j?strh";fsfe'stt^^ «»- «ï- 

pasteurs et que la possède" à un ^Jf"^" F^P''^ des 
porter en soi un siiUe manifeste deln^"" f?^'"^' «'^st 
sublime charge ? Si un iennffl ^a ^0344,,,^ ^ 

sincère Pour Jésus Christ et^oZ!: '"^^! '^'•"' «'"«"^ 
flammes divines au S de son co^.t '°"' '*"™«°* «"« 
de la Crèche, du Tabernacle Hn r«? •' "', ^^« mystères 
l'émeuvent; et que neWr^-i*''^"""^' ^« touchent et 
de Jésus-Christ elvêrs lui e7i" '°"7^°''" «ïe» Montés 
il s'écrie souvent? Oui Semeur ^°"' '*' *"'«^««. 
vous aime ! Ah n'en^n,Wo ^ *^' ^""^ savez rue je 

conditions s'yjoirent^a??e' T'^'' •!"« ^'' «"très 
l'attache à Jp^arTs"^,^^J„%f«~ l'attire et 

«astfc7?^sî'Sâ'SSfd1l?e%'o'^^^^^^^^^ 
Notre Seigneur Jéiurchri«? ÎTî ® **'i** <*«* âmeg._ 
nous, et pour notre salut^JeLIft""'*" ^ '''^ P°'^r 
feu sur fa terre, dit il et aue d?««T^" 't^^"'''* '« 
B'en^nnne . " ^oilà E' ^*odTe dtSlVs^a^^X^' 

homiequiZKrfct-l "" ^^'?* é*»*. 'e ïeune 
Les champs qui blan'hissent^fi'-P""'' 'l'"'"* ^es âmTs 
ont frappé sJs yenT nTde^,^T'>'\^^ '» '"oisson 
de pouvoir être compté paimnpA.rP''" ''« ^'''^^^ 
eront ses gerbes La vue de tantT*''-''l" "•"="«"- 
Ignorent ou violent la loi ^1 TV *^® Peeheurs qui 

reuse d'un glaive de ioS'î^^'^^^^ f "' ^""' g^"^- 
éclairer ou à les converti t^ lïZ'^* ^r^^'^'"^'' ^ les 
feste aussi dans un Teu,^; .if ^^'^ <1«8 «mes se mani- 
fréquentes et soutenCs ,ers l'kn':," 'f f? ««P^'-'^tions 
soit au milieu des nationlnl!.-;- ^ '*°^^' catholique, 
i'^<lMes et les iZ^^^^^^^^^^^rni les 



" «Lr-I 



190 



UANUEL PBATiqUI! DE VOCATION 



M. 



di 



Un jeune homme qui a de telles aspirations, est 
vraiment animé de l'esprit qui fait les prêtres du Sei- 
gneur ; il est bien certainement appelé au sacerdoce. 

60. — ^Un sixième signe de vocation se manifeste 
par une grande estime pour les fonctiona ecclésias- 
tiques, et par un ardent désir de les exercer.— On 
remarque parfois chez les jeunes gens un attrait par- 
ticulier pour les cérémonies de l'EgUse, et pour tout ce 
qui concerne le service divin. Us aiment à s'occuper 
es autels, des ornements du saint temple ; à figurer 
dans les offices ; à chanter les hymnes du Seigneur. 
Les rites sacrés les charment, les captivent ; ils y 
trouvent un attrait particulier. Cette inclination ne 
vient pas du hasard, elle se rattache aux inspirations 
intérieures de la grâce qui prépare les vocations ; elle 
fournit un indice, qu'il est impossible de négliger, 
lorsqu'on cherche qu'elle est la volonté du Seigneur à 
l'égard de cette âme. 

7o. — ^Un septième signe de vocation se déclare dans 
un sincère et vif amour de la perfection sacerdotale, 
dans les aspirations fréqu<;ntes aux vertus les plus 
sublimes. 

Un coe'ir animé de la crainte bien vive du Sei- 
gneur, d'tme aversion profonde pour le vice, d'une 
horreur constante pour le péché, se trouve évidemment 
sous l'empire d'une grâce spéciale, et se sent sponta- 
nément entraîné vers un état, dont Dieu a écarté la 
plupart des dangers spirituels que l'on rencontre dans 
le monde, vers un état auquel il a attaché une infinité 
ûe grâces pour conserver ceux qui l'embrassent. Cet 
amour de la perfection est donc un pronostic dont la 
signification est certaine. 



■i 



likA 



OHAPITBE CINQUIEME 

DES SIGNES DE NON VOCATION A L'ETAT 
ECCLESIASTIQUE 

appelédemeuàm^!t-*'<5^"'o*"' "'est point 

par la rendre apieTcet état In l,^/""*''*". «««"mence 
convenables et^en Itd foiCL ,T* ^^ '"«"^t*" 
porter les charges, d'en Sî^il? i *^;i '^"^^'^ d'»" 
sence de l'une ou dé l'autre ouTK*^ ^^"^^ ^'"''- 
pour remplir ses fonction St^«?f^'''''!?.»"P^t'e 
vocation. En conséquence ^^ ''^'^'*™ <*« "*"> 

1. Du côté de l'esprit. 

cible^ElSe^Se^^S'»"**^"^' ^'"^^^ ^^- 
des facultés o^dtaLirr™?^'^"? "^P"* «-^^«rt, 
l'étude. ""««1res, et une certaine aptitude à 

eUeà5iS?fi*f^%^"*«»»««ère de piété, car 

qui aboài^STen diSe^Slltt^ *^»^«I? '^'«^P^ 
devoirs essentiels, ou aKlt^^l?,,*" ^î?"^* ^^ 
et inconstante. ooutades d'une piéte aveugle 

car Su?reX^oretT'^Pî""'^-«"P"l«-. 
prêtre fonciè^m^'^^Culeux T-"'^., devoirs d'S 
nn sujet naturel d'inaîîiFh,^» ?«?«°dront pour lui 



in 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



ses ministre à suivre ses traces, se nomme lui-même la 
vente. . 

L'orgueli développé et dominant— Celui qui ne 
sait point obéir n'est point propre à commander. 
2. Du côté du coeur. 

L'impureté. Un jeime qui a été adonné à l'im- 

Êureté, s'il a à se reprocher des chutes graves, des 
abitudes invétérées, compte parmi ceux qui ne com- 
prennent point le conseil de Jésus-Christ, que tout 
prêtre doit fidèlement suivre. La tyrannie de ce vice 
sur ceux qui sont devenus ses esclaves, est terrible. 
Rien aussi ne paraît plus contraire à la sainteté du 
sacerdoce que les souillures de cet esclavage qui 
dégrade l'âme, émousse les bons sentimentn et enlève 
complètement le goiit des choses de Dieu. Sans doute, 
lorsque la volonté est puissante, et que les grâces 
paraissent grandes, tout espoir de guérison n'est 
point perdu. Mais les saints Canons exigent avec 
raison, que celui qui accepte le joug du sacerdoce ne 
soit plus esclave du vice honteux ; ils veulent qu'ils 
soient parfaitement libre, de cette liberté des enfants 
de Dieu, qui, avec le secours de la grâce, rend la vertu 
chère et facile. 

La paresse et l'indolence. Un caractère apathique 
ne fera jamais fructi'ier le talent que le père de famille 
lui a confié, mais il l'enterrera comme le serviteur 
infidèle dont nous pa le l'Evangile ; il n'arrachera pas 
la zizanie qui étouffe le bon grain, et, semblable au 
mercenaire qui prend la fuite aux approches du loup 
affamé, il laissera égorger ses brebis et ses agneaux, 
au lieu de les protéger et de les défendre. 

L'inconstance, qui est ordinairement unie à ime 
grande légèreté de caractère, est un danger permanent 
de chute dans un état stable, permanent, perpétuel, oii 
les obligations sont nombieuses et les combats de 
l'enfer incessants. 



•**. 



MAIfUBL PBAncjCB DB VOCAnOM ,„ 

qu'une mtentfon p^,/ent bS^t f '"? '--Want 
motifs temporels. Dès oT.'nn^^*' ."*''<'« «"r des 
P eine connaissance de ca^,"seo/^' '•°'^«> «^«'' 
Illusion, dit en lui-même ou mr ^ "^i".'« '"'««"* 

quelIe"L"sort"dS.;s'"re.^î^H"^*'^"°''/-««o'>. 
mités colUridéraWes quTlui8ent*f l^"/"-"!;*^ ^î' ^'>'' 
sonne, les infinnités et les Si r ^^-^^ "*« ^^ Per- 
fonctions du saint n^stèrnh""' "l"' i-endent les 
ement impossible^^f m,l?S^"*'"'''°î^^* °» "»«- 
es accès excitent de ia craiSe ou df, Jts'^^^^'^T <'<'»* 
le Seigneur afflige de pp«Î^5 ^." ^egout. Ceux que 

chercher dans lILrcice dTr.'-r''"P°'f"f«' ^"^^''^ 
gnation chrétiennes des rnL-?.^"*'*"?? ** ^« 'a rési- 
dans une sainteVocation V^t ^"6 d'autres trouvent 
naturelles qui sont ne^Sa^esZr'î'^""^ les qualités 
doee, Dieu témoigne Si^pn^f 1 exercice du sacer- 
pointàcesaintétet! ''" "^ "« '«« «PPeUe 



13 



1- Sa dignité. 

terreïtre : elle /ft„^^f-« est „«, digtité 
des peuples ; elle est fondée^ur 1» H*'"i"t ^e^nporels 

ÏÏ^r« ^''''^•'^'^ "'-^^^^^ ^* 

«sises de l'Eglise cSttoinTe'^'Ld'J' '!*¥''"• ««^'es' 

ehacun et la «ûretl^uLte ^^'^ ^J^itsd, 
doute, mais il est moins nobîl „«! l^^'f ^«»"> «ang 
qui a pour but de procuî^ lelSLii? '•"."«•«Jocek 
hommes, de veiller à leSTintérfî^'^f*'* ^P»^*»®! d3 
Œulguer et d'exécuter îe^oSdr™»*''^^ "^o P"" 
à tous une féUcité sans to. ^*''' ** **« Préparer 

leur diguité, et re^bî^nt^^'f ' *° '"r'J^t, perdent 
sujets. Le prêtre' 1^ confit» ""^ '" '^*™«' ^e leure 
dotal et sa âignitl p^nda^Sf^?^ ^caractère sacer- 
il est prêtre fom^^^ ^ ^*'"^t« to«te entier?, car 



IM 



HANl'KL PBÀTiqUE DE VOCATION 



Ji 



1). Cette dignité, à certains égarda, dépasae auul 
celle des anges. Les anfrcs sont supérieurs à niommo 
par leur nature ; mais ils ne sont pas supérieurs au 
prêtre par leurs fuuctinns. 

!/Esj)rit-Saiiit imus dit que les angos sont envoyés 
dans le ministère pour protéger ceux à qui Dieu destine 
l'hcritage du salut. 

Les prêtres initient les âmes ù la grûee du salut, 
les y entretiennent, les y ramènent, et les introduisent 
au ciel. Piiur sauver les unies, les auKcs exercent une 
surveillance anxieuse et continue autour des fidèles, et 
ils en écartent le: pièges du démon. Dana le même 
but, les prêtres opèrent une fouie de prodiges, par le 
pouvoir surnaturel qui leur est donné. Je dis prodige, 
parce- que le prêtre n'exerce jamais le pouvoir sae(>r- 
dotal, sans opéier un miracle dans l'ordre de la grâce. 
Soit qu'il absohe les pécheure repentants, en leur res- 
tituant leur droit au paradis, soit qu'il appelle sur nos 
autels le Dieu trois fois saint, il apparaît à nos yeux 
un vrai thaumaturge. 

2. Pouvoir sur le corps réel de Notre-Seigneur. 

Son pouvoir.— Il possède le pouvoir le plus éton- 
nant Je plus merveilleux que l'on puisse imaginer, celui 
d'offrir à Dieu le Père, le sacrifice de l'agneau sans 
tache, pour l'expiation du péelié et pour le salut du 
monde. A la vue de tant de puissance, chacun doit 
s écrier : " Dieu tout-jjuissant, comment a-t-il pu 
se faire que vous, le Créateur du ciel et de la terre, le 
Maître souverain do toutes choses, vous, qui tenez le 
monde suspendu à l'extrémité de l'un de vos doigts 
vous qui commandez à tout l'univers, vous daigniez 
vous humilier jusqu'à obéir à la voix d'un homme, 
jusqu'à vous incarner, en quelque sorte d'une nouvelle 
manière entre ses faibles mains 1 Quand le soleil 
S arrêta à la voix de Josué, la nature entière fut stu- 
péfaite de ce que Dieu, son auteur, sut obéir à un de 



HANTJIIL P»ATI<jr« Dl VOOATIOIf 



«7 



lorq^'^tel.t^œr '•»?«' 'f. -ses et les élus, 
deur et de g oTe deMendr! T^'"'^^! 1« ^'«" ^e gran. 
■on ministre, eT^e cS en J" ''^"*' ^ '" ^"'^ d* 
eucharistiques, p^ur v 'recêvof 'i^s h""" '*"' """«" 
hommes, et pour y nourrirTerCes'X saTh^ert" 
3. Pouvoir lur les fld«les. 

disai?„"?C*s"Te^ti" 1''?.*'/^»" »'•" -"l."» 
l'attribuer ce pouvoir Ëhbfen'îc"^*'""' ^^f^'-^^^t 
prophète, ce que jamais un nnL?J. * %"? •'"'"«'» "" 
[e feit tous fos jCre II hT» * ru'"'""*' '« Prêtre 

punflé. Puissance «Hmi^ki' ! J? .Pe«heur se retire 

fa terre décliZTsi'ltc *sé est inn'"'' \ ^'^'"^'^ ^' 
les prêtres rendent Sl»^ mnocent ou coupable, 

premiers punissent le criZ et îe«r TP"^'.": '"s 

pable et Di^^offe^^^ro^n^t^e JT?^^ 
4. Sainteté du «acerdoce. 

étemel de JW(ftt «a'nd"^'?"' '1 '« ««««''doce 
Melchisédech et pon«fe Sr^ 1''/"" ''î""'*'« «^^ 
l'es prêtres dp I'F,r)i;„ «""verain de tous les élus 

de NVre-SeiSeuSi Ul'" '°?"u'^" «^'^"«"^ '« Place 
sacre, bénit^TeuïmaSs "d^,"''' «"«»"*. «on- 
tère, ils sont pour aSsftoeiH^n.fi""' '""'^ '»^"- 
Sauveur. ''"^^ identifies avec le divin 

ParSlacr^mlî^l'^Orr'Te^'r ^ ^f <'°'^-^ 
à Weu celui qui le rec^t »*'* . sacrement consacre 

pouvoir surnaturel in?,; ' *"",* ™ '"^ conférant un 
Jour IwTer Sèment ' '""^^"^^ "^''^««^«» 



198 



HANVEI, PBATiqOE DB VOCATION 



t 



il> 



«„«?«"* ^* ^?" ■?" ""•*• ^ * été institué pour 
^^â ^ K^^'^t- ^^ °^«" ?*>• l'application des 
mentes de Notre-Seigneur Jésus-Christ. 

1» ..il.*'^"^* '^"* ses fonctioiis. De quoi s'occupe 
le prêtre du Seigneur i II adore Dieu et le loue au nom 
de son peuple C 'est lui qui admet dans la sainte Eglise 
les jeunes enfants, en leur conférant le baptême ; c'est 
Imqui absout les pécheurs, en leui- remettant leurs 
pèche. ; c'est Im qui nourrit les fidèles du pain de vie 
a la table sainte ; c'est lui qui bénit le mariage : c'est 
lui qui tortihe et console les mourants ; c'est lui qui 
sanctifie la tombe des morts. Répandre la lumière et 
la. toi dans les âmes ; implanter les vertus chrétiennes 
dans les coeurs et en extirper les vices ; rameuor les 
brebis égarées au bercail ; préserrer les agneaux de 
m aent des loups ; nourrir, guérir, conserver son trou- 
peau ; agir tantôt en père, tantôt en médecin, tantôt 
en juge ; reconcilier le ciel avec la terre ; sanctifier 
la teire afin qu'elle devienne digne du ciel ; offrir à 
i^eu les pneres et les mérites des fidèles ; demander à 
Uieu ses grâces les plus abondantes pour ses enfants : 
telles sont les principales fonctions du prêtre. Tout v 
est pur et saint. ' 

n est saint par la sainteté qu'il procure à celui 
qui en est revêtu. Le prêtre de la nouvelle alliance est 
vraunent sanctifié dans toute sa personne, en vertu de 
son samt état. Par le sacrement de l'ordre il reçoit 
outre un accroissement de la grâce sanctifiante, une 
apti;ude surnaturelle à exercer le sacerdoce de Jésus- 
Christ. Son corps aussi est sanctifié de plusieurs 
manières. Ses mains sont consacrées par l'onction 
sainte, et reçoivent le pouvoir de bénir, de sanctifier et 
de consacrer. Ses lèvres sont destinées à prononcer 
les paroles sacramentelles, sorties de la bouche du 
divin Sauveur ; ces paroles qui opèrent des miracles 
dans l'ordre de la grâce, et qui pénètrent par leurs 
effets jusqu'au ciel et jusqu'aux enfers. Sa langue est 



MAiniK, PBATIQUB DE VOCATION ,99 

la parole de Dieu et annoncer ses oracles à l'ÉgS^ 

ayis même qu'on lui demande avec siLXité et con 
fi^ce sont autant de stimulants qid™ font avaZr' 

venir à un haut degré Se'Seté lÊfL^c doce^l"; 

Sil^ZfeSr *°"^^« l-épreuve?Ct*eri:S 
Jucï^de^r^^s'^d^^-^^^^^^^^^ 

lui a ete donné avec le sacerdoce, afi£ qu'U s„if l^f" 
même le consolateur de ses frères, ^quM W on de 
sa parole porte la patience, la résignation et la Daii 

StT .? ""T"'- ^""^^ P««t«« et co^e pTi 
11 jomt de la confiance et de l'amour de sa farnilir^!.' 
Bon troupeau, C'est vers lui qurie^malheur^et 1« 

a-t-elle permis une épreuve, le prêtre est le p3er qSi 



100 



MAirUBL PBATiqUB DH VOCATION 



:h- ' 



accourt pour adoucir le coup dont on est menacé ou 
frappe. Ce nmustêre de consolation a évidemment 
ses douceurs ; il est unpossible qu'un prêtre l'exerce 
sans y puiser pour lui-même une foi pure, d'abon- 
dantes consolations. 

ron,,???."^?^^" intérieur.-Je veux dire cette vie 
recueilhe et dévouée à Dieu ; ce désir ardent de la 
perfection sacerdotale, cette fidélité inébranlable à 
tous les devoirs du sacerdoce, cette communication con- 
tinuelle avec le ciel, qui constituent au fond, la vie du 
prêtre, et sont autant de canaux de la grâce céleste. 
C est unpossible qu'un ministre du Seigneur, attaché 

™i r*""^ T ''!?°^!^ P°*°* ^^ I^ieu d'abondantes 
consolations, et surtout, cette cçnstance et cette force 
dame qm font surmonter et mépriser toutes les 
misères et toutes les difficultés. 



OHAPITEE SEPTŒME 
DE LA VOCATION A L'APOSTOLAT OTT attv 

ET AU MILIEU DES INFIDELES 
3. H existe une vocaUon apostoUque. 

chrétienne, ne s'est S «î"?^'? '"^ "«>°de à la foi 
apôtres chargés de iCLut'î?*.^, ^^,'^°? des douze 
prodigieuse efficacité. '"""«"'^«'' «* d'en faire voir la 

accordées par le div^uveu^^f^^'*^' '^'^ ""* «té 
cessé à leur mort, pourne v,V^! ^°T^ ^P^^^'es. ont 
seurs de leur chef, de s^hit S."'"* ^'^'^ '"« «""««s- 
qu'ils avaient reçue d'aCon^.?'!'' ""^'^ ^ "'««on 
terre, leur a survécu e^C™ ^^^n^'le à toute la 
«ninistère pastorlî et dMsZ =^- ''r'^^'f «' dans le 
chargés par eux de la^nt^n ''*"'t*' ""^ff °°t «té 

•ontmué toujours dans le côSessièdJ'r^f"^^ a été 
âge de nouveaux peunles ont ^t/ siècles, et en chaque 

se sont rangé, sous &dard de r^"'- ' ''Eslise\t 
de la conversion des pafens et 1^ iJ^rT'^- I- «euvre 
de nos jours avec plus d'éclat et Vp 2^ -^' '' '°°**«"« 
Des milUers de iSssioma resm^f^f't 'l"^ •''''»*•«• 
pour les contrées païenne iLvnw"* '^^''^ ^™ée 
missionnaires sont diS'- iU nh- ^'T^" <^<'« Pie«x 
les appelle, à la forceTnf \J °^"ssent à la voix qui 
apôtres s'écrient avec lïin M"' V «es généreux 
evangeliKvero I ïfeW à Z, .7*f "^^ "' "o» 

contrées lointaiSrïl^T/o^P^rclFâ;^^^^^^^^^^^^^^ 



an 



KANUEL PBATiqUI DK VOCATION 



seulement l'ordre extérieur donné par Notre-Seigneur 
Jésus-Christ à son Eglise d'annoncer la foi aux infi- 
dèles subsiste encore, mais en outre que la voix 
intérieure du Père céleste qui rend l'accomplissement 
de cet ordre possible et facile, se fait entendre au fond 
des coeurs, et prépare les admirables vocations dont 
nous sommes témoins. 

2. Excellence de cette Tocation. 

Devenir apôtre dans l'Eglise, c'est .participer 
d'une manière particulière aux fonctions des douze 
premiers apôtres, et continuer l'apostolat primitif. En 
prêchant aux fidèles, on marche sans doute sur les 
traces des^ apôtres ; mais la conversion des infidèles a 
toujours été considérée comme «une oeuvre à part, 
oeuvre qui exige une mission spéciale de l'Eglise et une 
grâce extraordinaire de Dieu. Souvent cette oeuvre 
a été accompagnée de miracles, de prodiges, et cela 
non-seulement dans les premiers âges, mais encore 
dans ces derniers temps. 

A l'apostolat est promis dans le ciel une gloire 
particulière. Ceux qui instruisent les autres, bril- 
leront comme des étoiles dans le firmament, pendant 
toute l'éternité. Cela est vrai surtout des apôtres par 
lesquels Dieu fait voir pour la première fois les mer- 
veilles de sa bonté aux peuples assis encore à l'ombre 
de la mort. 

3. Motifs que l'on peut et que l'on doit se proposer en 

embrassant cette sainte vocation. 

Pour voir si l'on est vraiment appelé de Dieu à 
l'apostolat catholique parmi les hérétiques ou parmi 
les infidèles, il suffit d'examiner quels sont les motifs 
qui engagent à embrasser cette carrière, et quelles 
sont les dispositions que l'on apporte à ce saint état ; 
car ces motifs et ces dispositions sont réellement en 
nous des signes indubitables de la volonté divine. 



MAOTBl, PBATKJUB DB VOOATIOl» ,03 

IMeu'n"pTlfpa7^/«f"*Jt'« «««u^. d'abord, que 
ou pour des raiaoM Œs.^ ' ^^^ ""•*"■ tMnporeh 
n^issÊS^Vres^^^r^^^^^ 

changement ■ZpoirSCrTi'^' '" nouveauté et du 
nation vers les entreprises exVrL"?,— *!"'"« ^«^^ 




ou moins r^manesqTet iT.nt â^^^'''^' 'î" ^^P"* P'^s 
inconstance natSlë o/ ci'np'''' ^T' '^'^ ^^^^ 
sentiments, ni des disM8^Hn?f» •^°''* P°int là des 
base à une'vocation Œ ^"' P"'"'""* ««^ de 

Motifs douteux a Si i'n„ j-^ 

embrasser l'apostolat ni,. -!;;«•* *^ déterminait à 
suite d'un dŒr causé naf l« " ?«/. dégoût, à if 
différend pénible av^-wl! ? '^* supérieurs ou d'un 
de ces TeEeHéTet Tes soSf,' "° '^T^" «« ^éfiS 
forte épreuve : car de n« v^ * • ^^^''^ *°"t à une 
peuvent devenir î'octsW'lr'''°l*?"*=«'^- «* «"^s 
peuvent jamais en être lè motif ^'"'"*'*"' "^'"^' •>« 

tions^'tr^psuWteLffro'narH'i;.'* ^'^""""P- ^'^ ™ca- 
Esprit : ^le S-Es3 a^l tnf P"""" ^""^ «^^ «aint- 
mesure, et ne se trouv? nr£t toujours avec poids et 
bruit. 8il'onveurseia^°Z/*°« I'«gitetion et le 

préparation, tout à coud «n 'n^' '^^ '?^««'<»"« sans 
est prêt à tniii K,? P ' SI 1 on se passionne, si l'on 

son Ct; s l'onïwtePZ."T^\^«''^«t«'»ènt à 
chent l'exécution d^^nnZr '"' °''f^'='''^ 1'^ ««"Pê- 
•<iuis'.opposent?o'n^^:u7a^rïV/ru~ 



304 



MANUEL PBAUqUE DE VOCATION 



et ces désirs ne viennent pas de Dieu, mais de la chair 
et que l'on ne doit point s'y arrêter. ' 

fi.„„'^°' '"°^"- j^??'" ^"'^'■^ a^e" sécurité et con- 
fiance la carnere de l'apostolat, il faut s'y adonner 
IK)ur des motifs surnaturels, solides et réfléchis, les 
seuls que Dieu ait coutume de suggérer aux âmes qu'il 
appelle à une grande et noble mission. ^ 

Les trois motifs principaux que l'on puisse se pro- 
poser pour embraser la carrière apostolique sont : uu 
grand desu- pour travailler à la gloire de Dieu-un 

«on "h wî ^T '" '- "* ^'' âmes-uue sainte ambi- 
tion d imiter les apôtres et de participer à leurs 
travaux, a leurs mentes et à leur récompense. 
4. Signes de vocation à l'apoitolàt. 

j-*^?i^"i®f ^'F.®^®^"*»***»» est un grand désir 
de travailler à la gloire de Dieu. 

Tous les jours nous exprimons ce désir dans 
1 oraison dominicale, lorsque nous demandons à Dieu 
que son nom soit sanctifié parmi les hommes, et que 
son règne arrive. Mais pour que le désir ait la valeur 
d un signe de vocation divine à l'apostolat, il faut qu'il 
produise dans l'ame une estime profonde et réfléchie 
pour la gloire de Dieu, le roi immortel des siècles, et 
que Ion éprouve un ardent besoin d'y contribuer de 
toutes se-, forces et de tout son pouvoir. Un pareil 
sentiment ne peut venir que de Dieu. 

Le lèle pour le salut des âmes, lorsqu'il est vif et 
ardent, a la même signification. 

Les véritables apôtres sont pénétrés d'un senti- 
ment de profonde commisération pour tant de milliers 
dames qui ont le malheur de se perdre, parce 
qu elles ignorent Noti-e-Seigneur Jésus-Christ et 
qu elles se trouvent privées des grâces à l'aide des- 
quelles elles se sauveraient. Us aperçoivent cette 
vaste moisson que Notre-Seigneur nous montre dans 
liivangUe, moisson déjà jaunissante et mûre qui* 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION ,„ 

aSTbiXiTéell, -~ et on la voyant 

les pénètre de ptiretlZi^",X? '"^''f'^^ les touche! 
capabl^detous^iessSer/^ïrL^S^^^^ 

des infidèles, à la sanetTfication S«"''"T ^ '^ ««"^-ersion 
de Dieu à l'àpostXt cathoHaufp?n*"''î"'?' ««t^PPelé 
avec confiance. '^atnojique et peut s'y appliquer 

Seigneur et les apôSLsT^^^ft? ''^**"' ^"t"' 
de marcher sur leurat4?p«T ''''*"'' '*P°**^°'''l"''»' 
'Evangile, de contSuerieur oeuvrn\P'"^'"!f"?" ^^ 
leurs succès, à leurs souffr»^Lo • T "' "^^ participer à 
gloire et à leur "0^6 L.?;.''"! '?""*"«• ^ '™r 
que Dieu a prépa^s dans tl ^""^^ *'"°°^« spéciaux 
apôtres primitifs seront nno^^ P°"''.«''« «^^^^e 
honuncs apostolique 7u?leu^r ont fucc?/"' .^". '«« 
^ursuivi fe coui^ de leurs triomnhesT?' I.?"' °"* 
les suivre ici-bas nour in,TJ . ^ ^- ,1- ambition de 
l'auréole de l'Z'stolat Iw 7^n-^"^ ^^""^ ^« «el de 
Tellement de Tyocaiu,TJP]^' ^* <*^««"Ie «atu- 
soutiendanslestrlvâux Zh •''"f, ^"« ^«* "" 
grandes entrepriser des ^mn/J'^-* '^ P"'"'*P« des 
grands succès. Celui aufpf if* dévouements, des 



300 



MANtTBL PBATIQDB DB VOCATION 



™ .SKÏÏ^ Tii? i"?^*** •«•n««ll~ wqnl«M duu 
nu apôtre de l'Irangile 7 

n lui faut, d'abord, certaines quaUtés de l'eaprit 

En premier Ueu l'eaprit de fol. Pour annoncer 

t \îr ™"l** "''^ infidèles, il faut en être bien 

pénétré 8oi-même : celui qui a une foi vive, ardente 

communique facilement ses croyances. 

Il faut des connaissances suffisantes. Quoique 
Dieu ne cherche point toujours une profonde science 
dans ceux qu'il choisit pour instruments de ses misé- 
ricordes, il veut cependant que ceux-ci ne comptent 
pomt sur des inspirations miraculeuses pour annoncer 
la foi ; il exige qu'ils emploient les moyens ordinaires 
d acquérir la science sacrée dont ils ont besoin pour 
instruire facilement les autres. 

Ne sont pas non plus appelés à l'apostolat les 
jeunes gens naturfillement volages, légers, inconstants, 
qui se laissent émouvoir par l'attrait de la nouveauté, 
et <}ui suivent plus volontiers les élans de leur imagi- 
nation que les oracles de leur raison. A un apôtre de 
Jesus-Chnst il faut beaucoup de cahne, beaucoup de 
maturité dans l'esprit et de plus un jugement très sain. 

H luifaut les qualités éminentes du coeur, surtout 
cette cnanté, qui consiste dans l'amour parfait de Dieu 
et du prochain. Cette charité développée à un haut 
degré est vraiment l'âme du missionnaire, et sa vie 
C est elle qui règle toute sa conduite et toute sa per- 
sonne. Par un effet de ce double amour, il devient 
sincèrement humble, soumis de coeur à Dieu et à ses 
supérieurs légitimes ; obéissant comme un enfant 
doux comme un agneau. De cet esprit de charité 
jailht dans son âme l'esprit de sacrifice et de dévoue- 
ment, l'abnégation de soi, la patience à toute épreuve 
et que rien ne peut ni attiédir, ni lasser. 

.n. 3 'P* '•■ Ï^Wtudes de la vertu, mais surtout 
l'habitude de la prière et de l'union avec Dieu. La 



>«W7«L PBAn<JO» DM VOOAHOJf ,07 

apostolique. Cette^p r^°?^® préparation à la vie 
efun a^our sincèreTu ««„"■ L^-r ^î*" très-solide 
froideur dans l'exercice de hl Jl -'«'«"^ement ou la 
dn.it pour des ^nZi: ^J'^oï^^^rZ^^M^n 

doit Zt te SîLntt.a//nî-««-«'™t 

^tien. touteX"Si:^r d^-TÇosttrS! 

infaillible d'uE^ vérit^^.oS/rf.^^^^olar'^ue 

JésuSM??^édterrun"^^S^4»ede 

&^uSTttte-re iTffir ??A- - 
facilement aux travaux de l 'aSut 1i 7 ' .^^ ^'^^' 

cor^rellesné^esLïesà^^a^t^f^^^'" '"" "ï"'^«« 
exceptions que cette règle poumftZbir ^"^'' '"' 



SOI 



IfÀNUIL PBAnqUI Dl VOCATION 



&nî^tf^ ifPP"lP'"" ?"»»«»«*• Personne ne peut 
méconnaître l'avantage que procurent les consei&^et 
1 expenence des supérieurs de ces corporations, dont 
tous les membres s'entr'aident et se soutiennent. La 
règle de vie, les pratiques communes, la facilité de se 
retremper, préviennent bien des dangers, et procurent 
bien des secours, avantages auxquels les missionnaires 
isoles ne peuvent point prétendre. 

Cependant, on peut aussi s'engager dans l'apos- 
tokt aoiu U direction des évëquM et des vicaC 
apostoliques qui exercent une vigilance paternelle sur 
leurs chers cooperateur.s, et qui les aident et les sou- 
tiennent avec la plus grande charité. 



TROISIEME PARTIE 

La décision 

pas le chrétien à cette hpnr» Jîft- ^/"." ^•'«'"'onne 
en respectant sa liberté iHMnr.^t''"**'^*'.''' ^»''- Tout 
une certitude s^S Ia v„1f ^^^^* ^"' "«'"»'•« avec 
suivre. Nous nTs^ons aZe?t"r^nP*"î "ï.^"'" «1°" 
M matei. , pour now tZ« w *>"* '* ^^vidence 
de reconnaître ce aJvile iJ^^T ""^ "noyeM 
et immédiatement dp nnt™ *if"^de actuellement 
eUe oesseraitTe nous^^ouve^er'^^oV^ "»«• \''^"' 
donnerait à nous-mêmM rm^m. alors elle nous aban- 
paré dans une nuit StoZ r«? ^"^r" •^^''«»"- 
Dieu nous manifeste don^Zf- ^ •!■'" "^^''^ croyable t 
notre raison en soit illZin^f î évidemment pour que 
sa miséricorde s^nol""' '"" ^'^"'''^ éternels de 

étudi"de'SCds''trSSr ^^'''"^^' «*« '«»«"- 
voeatiÂr, . „>„ * travaux d'esimt pour trouver sa 

également pur et S^it;"" ""'"*"'» «* ''^«^ "'' «oeur 

crée dans nos âm^sTs"apâ'Jud« 'q^^^ ^Z Soill 
capables d'en bien remplir les devoh^ ^*'°* 

sorte^uîîctL^rtteS^^^^^^^ 

les obstacles, il prépare les secours ; il se tient nreW 

14 



«W MAMOKL PBATIQUl DI VOCATION 

METHODE SUBE POUR FAIBK UN BON 
CHOIX 
I- >ag«ninL 

Votre inie est-«Ue calme et entièrement lihr. a^ 

«wu queUe qu'elle wit, propoeei-vous l'objet de ™t« 
déteBunation ou l'état que v'ov^eongM à eSbr^^ 

iJwUâBt IMra; suppliez la bonté divtoTyKS 
îiîKt attentivement quels Moonn l'étet dont 
ÏÏmh^«ÏÏ^V*T*^'«' ^'»" y «ttendent : ^ ut-il 
jz^jT '* «nt»! compare* l'un et l'autre nartL et 
Dieu et attemdre plus sûrement votre fin demièrT 
le. Mftï^* '^^^^' ^^ ??* «^"ne". ««* de B'estimer 

H. Kn particnUer. 

Szamiaei-Tona rar les points snivaints : 



inM.^Jl ****/«;7e ine porte une certaine impnlalon 
intérieure, née du désir de sauver mon ftme et dT û 
sauver, de U sanctifler dans l'état où ÎT^urrai k 

.H,.9*° '^ comprend, U r 'est nuUement question ici d'un 
attrait sensible ou d'uiie inclination MtureUe • l'i^ 

Fa^l"!,*?'^"'"' •?*«'* - «'"P*' ««* tantôt Céilet^e 
U^t t'^\^^"^^ J^^^^^'^^ "^ 1* volonté, 
(attrait de sentiment) et tantôt, c'est le fruit S 



deux cas. c'art riinpnWton tat2i«"^ ' '»"» «««m iS 
choWr l'état de T/^^1 Intérlaur» qui noua porta à 

Dieu et «uvl'aûtS ^^^^^^ "^"«^«^ 
«on^^-VoiS des signes a^T^S ^pT if r:ï^ 

réitéS. «Ç,nd* m^n^ilSZiS*!'^''""'' ""«««mnent 
dispoaitîons'Xlues 5^?«ÎL* T *«'«»*»' * ^ 
a pour but prinoii2iI .♦.». r*'!®?' "* "" ">«»"« t«mpa 

mon«uu,j?rr;ie:^sAti^oï^«êi^f «-^ 

attrait pour tVrt:i%1ffi ^^'^l-J^XlS? '^•* 
ïoraq'Sje^Sgea^vaniWl'"" '"^*?**' "">» ««'•«'. 

pour^bLirrv^étî^l^"T^i^"LrJ«'^^^ 




dire à n,oiinê«e :^ leToKi^Sieu '^t^^?"' ^' '"*« "" 

sacre^m^R^vJ^'^tr"'^"^.* "I^P'^^^ez de. 
faites des oeuv?e?de p"été la ml'mf"' ''*'?'1"° ^<>"« 
toujours se présenter à v^n= i "^ P*-'""^*" «"evient 
vo.i éprouviezdes tentloonsT/f- T-""!"^ '»'"»«"«' 
qu -elle descend du ciel ° ** '*'-^ '^^"''^ contraires. 

des 8lUes%"„'etS"a?^'l^*' '^'^ «^"^ «" -«ren 
auxp5nt8 8uiv,SSr nw^iues, on aura recours 



^r4-' 



212 



MANUEL PBATIQUB 08 VOCATION 



-c^i^lt^'^y}^ ™^ coimais, avec mes bonnes et mes mau- 
vaises qualités, avec les grâces que j'ai reçues et cell™ 
que Dieu semble me destiner, d^s quel étirpoïï^aHe 
le nueux utiliser mes talents en vue de ma fin Sère 
persévérer dans la pratique des vertus chrai~ 'et 

jIsi^ ChrSt \T W r '" le Pl"« de fidélité l'image de 
Jesus-Chnst î C'est la, sans aucun doute, que i 'aurai 

nrf^i".- "^ Pi"' *''T' l^ """'l^e 1" Vlm évidente de m^ 
predestmataon au bonheur étemel. Car Jésus-Curist 
est le type de la sainteté, le modèle de notre prX- 
tmation, et comme le moule où elle doit être ?omée 
C'est ce que Saint-Paul nous fait entendre parcc«! 
paroles : Ôeux que Dieu a connus dans salTresdenM 

m 

. .Jésus-Christ est la voie que nous devons suivre 
amsi qu'il le dit lu^même : j'e suis la voie, la vérité et 
w!!+ ' ^' M^ ^'"^ ^?"'e m'apparaissait main- 
tenant, comme il me connaît parfaitement et qu'il sSt 
ce qui me convient, quel état me conseillerait-il d'em- 
brasser, afin qu'en marchant sur ses pas, je suive le 
chemin du vrai bonheur pour le temps comme pou? 
l'eternite î Pomt de conseiller plus sage, plus écfaW 
que l'Ange du grand conseil, point d'amîjlus dS 
i^f-t'.? f 2™"°* ^".e le Fils de Dieu : iS m'a atoé 
et il s'est livré pour moi. (Gai. 2. 20.) » »uno 

IV 

,'^f/^ "^ représenterai un inconnu, un homme qui 
s offre pour la première fois à mes regards, pour lequeL 
par conséquent, je n'éprouve aucune affection humaine, 
qui m'exposerait au danger de me tromper et de le 



"ANUBI, PBATIQra M vocAnON 



resolmnent ce que je lui d^-afs-'de toe""''"'"' '* ^^^^ 

-do„nÇc%st^%Sxae'itr''^ '^ ''^-ité bien 

ame, suivant ces paroles du l„!^ ^^^ '« ««!"* de mon 

*n.e en vous r,nd£.t aabl&^rEff3o'''2ir 

V 

tribu^auïïoSteti: S ^"'^P°'''t «l'être cité au 
avec quelle droituniVorH''"'"?,P"''«« de^ 
voudra -je m-être coidu t dans'lf cr'"*"?«"**^« «««^ 

te: 

d'( , 

mort. (înit.) 

face vSorciSti^"^^^^^ ---es en 
de quel côté les raisons w" ^ Y^^frd de Dieu, voyez 
«SBez l'état, qui, leZeîx d^eTnl''■J''•^'«"«« «t«ho^ 
votre fin demièrà Usuffit ont P '•''''■* ''''"« »»ener à 
raisonnable que tel e'tat est i^ ">"?,? "^'^^ manière 
Ensuite, avec une iustfi 1«^ meilleur pour soi. 
lumières, faites co^iitre à w'™" ^î ^"^ P^opre^ 
résultat de votre d^ibé^rati^nlf î^eb^^qu^Sii.^ 



tu 



MANUEL PRATIQUE DE VOCATION 



Bemarque. — L'usage de ces règles ne doit pas se 
restreindre au choix d'un p*at de vie, il faut, avec moins 
de rigueur cependant, !'• adre à celui d'une profes- 
sion, afin de prévoir l'av^^jr avec plus de lumière, et 
de se décider avec plus de sagesse. En effet la robe 
ou l'épée, l'industrie ou l'administration, les sciences 
ou les arts, la médecine ou les lettres sont des carrières 
entièrement (iistinctes les unes des autres ; elles 
exigent des aptitudes diverses, des dispositions diffé- 
rentes et peuvent avoir une grande iimuénce sut le 
succès, le bonheur et le salut étemel. Ainsi donc, si l'on 
se détermine à vivre dans la simple observance des pré- 
ceptes, il reste encore à examiner, suivant les mêmes 
règles, quelle profession on choisira. Or dans cet 
examen, le point important est d'avoir toujours en vue 
notre fin dernière, de mesurer tout sur la gloire de Dieu 
et le salut de notre âme. 

Donc, en résumé : 

1. Si les motifs qui vous portent à tel ou tel genre 
de vie sont des motifs saints et louables , si, par 
exemple, vous préférez tel état à tel autre, parce que, 
vu vos goûts et vos penchants, vous pensez y mieux 
assurer le salut de votre âme, y travailler plus effica- 
cement à celui du prochain etc, soyez tranquilles, vous 
agissez conformément aux intentions de la divine Pro- 
vidence — surtout si vous persévérez dans les mêmes 
pensées et les mêmes sentiments. 

2. Si dans le choix d'im état, on n'a que des inten- 
tions mauvaises, ou seulement des motifs naturels et 
humains ; si on se laisse guider par l'humeur, l'intérêt, 
le caprice ; si on ne prend pour règle de conduite que 
la volonté des parents ; si on se laisse éblouir p-i^ '-i 
perspective des honneiu's ou des richesses ; si on n'a 
en vue que de secouer ses chines pour vivre en liberté, 
au milieu des plaisirs, etc, etc, alors Dieu n'est pour 
rien dans le choix d'un état et la vocation n'a pas de 
garanties de l'appel divin. 



L'Exécution 

WANT A LA VIE RELIGIEUSE 
On .nlt toujours avec pW.fr j-^^^^^^ 

««Pe que Dieu ?oukattS^tT'*^î n'aUef^' 
attiré par l'amour, Dieu^H^f^ "'""^ ! Je coeur^ 
çhew avec douceii votoe cS dJ"*'* •*.*?"*' " *oT 
serez conduit non-seulemp^tt^' i**® ^^ère que vous 
P-^ Plaisir: rfîr,ÎSir|SîgC^-ur 

Dieu v"41"S:^a^i W^tauement «* «^ec joie 
coeur trouve plus de^o,fw '"«^«es pour que vX' 
J^ous n'en av^ m^S? à?.*"* ^^T-^^^'^ndelaw 
ionneurs et des Ces lu Z^'^i^''- Vespérancé âw 
^t 8aint-Thoina8,Œûe Dieu Fif*?^-,,^" «««^ 
IJbpmme, et lui fait cWSîtrtirV- "'^^^ ' ««Prit de 
objet il porte en S *tL^l'"^'' ^^^ renfle un 
voinn*^ ^ n.;__ . . uieiue temps, aveo ri-»„« , 



^>. , 



CHAPITEE PEEMIEB 

IL FAUT EXECUTER LE PLUS TOT POSSIBLE 
SON DESSEIN D'ENTRER EN RELIGIO? 

fique ol la foi, 1 ŒannP !? v '*''*"* "^^ **«*« «««Sni- 
palme. Or, cette e^ofr.?, ^'"°"" «" disputent la 
quittant le CKôuve^toruP'"''*'"'^ » Dieu en 
E8t-cequelaDromn«?,Tr I" procurer trop tôt î 

n'en auUeXpTle Jrirr lÔ*°S ^«" "° "on 
PM les lenteuri Ne^7''tlJ:*''Pîîtfaint n'aime 
BMctl gratta. ^* **^ molimlna Spiritm 

d'entTer*^n^%on"''KÛe;r ^'^T ^««^^-t 
teine. Il est Œtêstebip^"?, J?,*'^ ^"«««°n est cer- 
tification se fdtTieuf «„ T f""^* •'e notre sanc- 

Là. les moyens abZde^t chamf.V^"" '^*"\'« """"de. 
un progrès sérieux d«n, i.^^ ''*i"'''J'e"* '"«'quer 

embeV^tre couron ': aeAeUe ' CeV''^ '* ^' 
d'acquérir les fortnnp» Tît 1 . "ï"* » ™^e 
semaines, des mois des ann^tf-'*''^' tarde-t-il des 
tation de la veSe d''or au'ïl f^^^ commencer l'exploi- 
et veut exploiter % S'if a résoT„ Jt":^!: «* 1»:" Pe"t 
commerce Iroup sûr très I,.nr«H? ^ «"î^eprendre un 
sans raison, d'ou^CVeïLaSI' r"''"" ^ P'"« ^""^ 

Chrysostômè. ne ^TLt ''^""'"', ''^ Saint-Jean- 
lution de sTcCaC à MeuTchlf r "" ^'-^^ '''">- 
persuader d'en diS- l\xécLtfon '^finTr^ ^ '"* 
S^sSioL^ ir e^'s^F^r '4'u plfés'e'r- 
et fes «râeesr'^JtilârrneTadt Tl f S 



318 



MANUEL PBAÏKJUE DE VOCATION 



en faisant le bien, n a naiai • n t^„t i 

quant à tom, anivei-moi tout d^BxdtTnditun^^d 

^eront à faire q^^ S'X f^ula^S qSttTî^ 
monde, et bnser les liens qui vous captivent. Slit t 
de nouveaux obstacles peuvent sureir entr^t^™ 

re'use:"—.'.^"''"*?^' t« «i-«onsta!^es très dS 
dZ.IP^nT>,T*/^ présenter qui vous feront tomfc 

que de perdre le t^nips à dénouer les noeudlT' ^ 



OHAPITEE DEUXIEME 

• M0TIP8 SPECIEUX DE BETABDER L'ENTREE 
EN RELIGION "^""^^EE 

Dy en a quatre surtout- i i>a™ 
2. Le désir d'me plus lon^L j-iî?« P«" «^«neé. 
««inte de ne pas p^A" véreTi ?ll'*'««'«<>n- 3. La 
an contact des'danlew du siècle ^^P'«"^« Préalable 
I- L'âge pen avancé. 



fa profusion da^ ,L Orle ^Z^r^^l" ^"^ *^« 
& «^oit être précédéfd^„,l'^œ'enVr:"/e ^r^ 

tance de l-Esprit-S a St^fe-^hrist «* l'^sis^ 
tiens d'exigef davaXêe T.^*"*^ P**"^ ^^ chré- 
nombre delannée^^ ^ ^"^ " « Pas besoin du 

Samt-Hilarion nWient^n^ m^*®' ^a^nt-Antoine, 
dirent au monde ,n^+^ quatorze ans lorsqu'ils 
Calybite, sZ"lt^'*SU^?» ' S^t Jeaï 
avaient que treize^^^V 5?">t-8inieon Stylite, n'en 

et 8aintWCV'A?S-fc„.'»'^«''°t4a' ««^«^ 
personnes, Sainte-îSe Raf^i Parmi les jeunes 
Agathe, Sainte-Lucie StP-<^!^*^o?°^«' «ainte- 
de Pazzi, Sainte-jS eim^'^tt^fe ^^J^^rMadeleine 



aao 



HANUBL PBATlqOB DE VOCAHON 



formé^cSeTai,^''^*™!^^.? l'homme peut être 

fondateur et selou 1^ S'dnnn" ' "'P" ?'"" «''i"* 

direction du Saint-EsDrit^ A „*r^^ P**" '!?'• ««"8 la 

coeur pur reçoit «ans SSn» u -^"^ ^P".''"^ ^^ '» ^ie. le 

et en prend aTsSt fCbituHrPr''"""- **« '^ ^«^u, 

n'ont pas encore aca^fw h'- 'T P'»*»»'»'^. "« bien 

moins n'ont pu jeter dTnPnïLH''^'°IÎP®'"™*' «" du 

d'ardeur pou? "«-"sei^ce ^en^^^J^^'T '- "? " P'»« 

se donner à lui m^^Zr^l^l^ P^^^i" Çénérosité à 

volonté propre En uTmn/ ?.- "^ d'attachement à sa 

cetarbre^qul8ÔuDleetflp^?hii>'"l<*« 1 adolescent est 

laisseplieLia^^^S^Ser^if^^^^^^^ 

=e^r eVordTl^'rt"^ AenrpCX' ?^t 

2. Le désir d'une plus longue délibération. 

natu?e"'*r"'r *: ^f^ V?^ détei-mination de cette ' 

1 exécuter De tous les états de vie que la Prnvi 
dence destine aux fidèles, dit Mgr Xrlou V&ï^l 



aLacraintedenepaapenrtvérer. 

On dit • " T 'Mat I- • 
wcrifices à la natore ?"o''f ^""^ demande de grand» 

?« facile de rnoXer aZ ""*'''" ^^^«e. O^ U 
wjure à la sagesse eTà Th "î. '?"°'"ïen,ent fait 
pas vrai q„e èie„M« lppS\'f..^r ^'-' ^ 




l1^r'°îuÇ°««'*''« et même ffefr Y'^f^ «ecours, elle 
Impossibile est ; apudXnm . *^P"^ hominea hoc 

nera-t-il pas le pouvoir d wLf »"ï?^' "^ nous don- 

oM.':;"'^''""'^^ "CVS'- 

^fes ou les mois pass^; ^^2' ^^ P'"« souvent, l" 
qu^ e quittent ensurte «ont f^^"T*' ^""^ ««"^ même 
«t « l'abri des périls et deslSr'*' '"^ ""*''« «^^ ^«^"^ 



MHp-^d»ir 



332 



XANUn, PBATII)«m Dl TOOAnOIl 



4. '■'«Pww préalable »uconUctd«td4ngm du «lède. 

C'est ici le plus commun peut-être, et toutpfni. 

Ir-f. V7?* ^^ '^Sër. s c 'est au"coUTd 1: 
vie qu 11 faut éprouver une vocation religieuse: 

(h-, ceci est un calcul vraiment immoral, un conseil 
funeste qu'on ne pourrait même paT doSner à ™ 

Zr* r.''r ' °" "^T? ^ •^«'' ««rfante que c prêtée 
aimer. C'est une conduite indigne d'une âme hoMêt^ 

Parce que Pon expose ainsi grandement la voMtwn des 
enfants. On imiîe, dit ^nt-Thomas, la foUe 12 
ivv^***'"' I?"?' prendre l'art de a naviÇatiol 

éprouver la vocation des enfants, on les promène daM 
ces assemblées profanes d'où ils sortent toujours moiSS 
chrétiens ; on les force de se produire dans ceTsociétés 
mondaines où l'on ne vit que pour le plaisir • on W 
f^,n^f r'" "'* ?^ contagieux du siècfe, si fuke^te aw 
jeunes coeurs. Trop souvent, hélas 1 ils ne sont que 
trop dociles a ces leçons ; trop souvent, ils suivent ces 
conseils qui répondent si bien à la corruption de la 
«'1"/.".' '* V!\ '^^^r** ^'^ '* J«"°«««e- Si les vocation 

.In Jm^^'^ ***,^' °" "• P*"* ^^olr un» Idée viale 
du inonde. Dans la jeunesse, on ne voit le monde que 

médaiUe ^"" "" ' °" °® """"^^ ^"""^ ^® ''®''^'* <*« ^ 

ln„«wr«M'?^'f éprouver leur vocation. Ce désir est 
!^n. 1 ' * À^^''^ ,? reprouve si peu, qu'elle a prescrit, 
pour tout Ordre religieux, une année au moins de pro^ 



bation. C'est \k n..» i. • 

«ûrement Ce iCpwZr' V>' '«'^Kieux peut 
mener plus tard etE* *\*** '" ^ie qu'ii ^TA* 
ment ce à quoÇ' vluffib^L*»"- 7'-^^^ 
jours. Avant de s'enBai?«r a f. ^^ '® 'este de ses 
îait pour lui. qu'il /trouvera u'f*'"" *»"« ««* ^tet ^ 
et de puissants moyeï^del^lut ""•"' •** «onsolati^ 

formes à la fin qu'on /« miî,^'' ''^' ""o/ons con- 

dûment avertf par ses snLw P'^'ession, l'enfant 4rt 
et a i épreuve . Il v » ,«». * ^^ "me, a la tentaKnn 
1« éta£ de vie cblétieZ"''''"'''' ''''^"«"" d^Ss^oSs 

TocaîSfti^J^ÎÎ,^ P««t-être U '»« du mote. un. 
P«*««on%'Ï.ÏJa„f.Pg;|g«uyé., po-ïlW; 

^tetet"nX"?i^sr^^^^^^^^^ 

Différentes voies s'ouwent^vZ^* ^^" i'étemité. 
vons choisir une carr^lr! ^°*. °°"» î nous pou- 
autorisés par l-EeliBP t"^®' P*'™» 'es divers^S. 

l'éternelle Vcitf^lnaft f^lf* T? ""^^-ir^ à 
dweetement. plus ou mZ» «rt^ "™®"* P'"» "u moins 

«gne infaillible p^^cTnaÊr.'"*.- ^^"'e^-vous^ 
que présente chacunTdeTesvo^L ^'^^ d'assurance 
l'Evangile, celle que le ZIJ • ^?^^' '« ««"Jue de 
donnée. Plus la vofe e^t wl "/ '"^""'^'"^ nous a 
marche à son ais^pluf afc* '^""'T'^ P'»« «» r 
moins on y trouve rf W„tT ° ^ '=°"rt de danirers • 
«lut. Au coSe pKr f -^ '»°y«»« Po^ lé 
nous fait suivre dTpft ^^C^^^^ll plu^ ^ 



veur, plus 



M4 



UAKVML PIATiqVI ])■ TOOATIOIf 



aussi on jr est en sûreté, plus on y trouve de sanuities 
pour le ciel. 

Evidemment, quand on s'engage dans un chemin 
dangereux, la prudence exige que l'on proportionne 
les pr«oautloiu à la grandeur et au nombre des périls. 
Si, au contraire, le cliemin est sûr, si la sagesse de celui 
qui nous invite et nous y attire intérieurement ne peut 
nous égarer, les mêmes précautions ne sont pas néces- 
saires. 



OHAPITBE TEOISŒME 

CAUSES LKOITIMES QUI PEUVENT BETA Rn^o 
OU EMPECHER L'ENTREE ENR^^ar" 

obIig!s"oSPd-ku*trB, evMLr'*- '•^■«'t-'-'-nt 

libres de disposer dCuTW™-' **"' "" *""* P»» 
Religion. ^ ° eux-mêmes, ne peuvent entrer en 

Voici Ips piiiieipaux ras : 

én.VZ^ "it'SîLfruf ïa"* ':T -luis.c'est-à- 
fession doit être pi-écédéed '/m/ '''"'"'"• ^" P™" 
novieiat. i"eceaee d une année entière de 

un beso^" "^nlTssT'.t^'il^fr' «^ P^-^ts dan, 
tance doit être graVe un h;«nin «^î"°f ^- ^""^ ««sis- 
e'est l'opinion cŒine dir^, " °"'' '"** P"* ' 
dit Sai„t-Thom~„vent sans T»'''?"*®^ '^'^ P""'** 
enfant, vivre d'nno ™1v,-a ' i. ?.* ' assistance de leur 

un peu à l^loit i-enw'n.^'^ ''"«"u^- *»"* «" étS 
d'/andomierTs oeu4^*de 'l5''%.°"'Kl ?«•"• ««!« 

enfant, dans le doSteTonsvdti^îm *'"/• ^"'' •'^'''<ï"« 
"""^e- consulte un confesseur prudent, 
d. Si on a des dettes certaines à payer 

plustfe%?K?a?ds'"'LPr"*' ''} '^ -"*« 1« 
Bition n'est dictée auen«r ,,;-./".? "1™'"* ««**« «PP»" 
jeune homme, la jeMe^uè^nlr'^.T^ ^^«"?'«' «^le 
ne courent pas des risques^aTile nerH^ T^^^^*' 
tion, nous crovona nu'ifJ^t^ \^ perdre ]• y voca- 

l'entrée au Œnt? i prrVe^reZdPï:?^?* ^'^'^'^'^ 



ate 



itAUTOL PBAngua di vocation 



^^lT^ 'T® *^ premiers pas dans la sainte carrière. 

Quelquefois, les parents ont de légitimes motifs 
d'opposition, n est Ses positions dans lesquelC^ 
fÎLlTt ™^? °®. Pi"^«°* «« P^«er de leuri enfants : 
Ji'„f ^i^??. ^"^ "'flrnutés, la misère, des rapports 
rlT„?lî'™** exceptionnelle, de grande chagriiSre™ 
.?l^°*'*î* causes llgitimes qui peuvent faire ajoi^er 
une décision, et même la changer quelquefois ' "' 



CHAPITRE QUATRIEME 

CHOIX DE L'ORDRE 

de o^!^^eZ'^:T?z.'^^rÉ!'^-^ ''-po^-- 

embrasser l'état de D^rfpS i^^l'^î' ""^ ««* décidé k 
de la Congrégation eSfff"' ^î ''^"'^ de l'Ordre ou 
associations rieuses fo^Sf^^P''''^" *>"« *""*«« "es 
cuter cette résolution C'estTnn»* "" "'^^^" d'exé- 
Assez souvent, la ^ de 1'^^ V^^il^^Ke^euse. 
▼•rtu, et la mmI^^ÎÎ ^'"•'le progrès dans la 

des voeux de religion ^?i°° **!! préceptes ta pratique 
dépendance d'M sÙDérii.r Îf1«"?f« «ègles sous'l» 
des autres par k ta «Siè™ „^,n ^^''''* '«« »»« 
par la Mture des moySS^'iî! S •' P«'P<'««''t, et 

ouenve.leprocSn%XVSreS^^^^ 

part touTàfeS^^^Sn"e'aJ." ""? -^r»* -« 
pratique de l'oraisra T« Kf "•^^'^''^ divin, à la 
P8alm'odie,lap™°rem^^«t*"^f« f""'"^*'' '» divine 
de la jourAée SS reliS et «i j?'"? P^"'^^ P^^ie 
leurs forces conwre ifa Pt 1,!* absorbent le meilleur de 
d'une vie plusSe du monH*"'"?". ^«"'^'"i ^^^i>t 
un ensemble de rèSTes q^T, n''' °°* des austérités et 
sèment vers la 8aŒ,&„ST* ^""^ V^""''*"- 



â 



m 



MANUEI, PRATIQUE DE VOOATIOK 



1 oraison et de la vie interieure-c'est toujoui-s et pour 
tous la meilleure part— mais une moindre portion de 
leur temps, pour réserver surtout leurs heures et leurs 
torces aux oeuvres de miséricorde corporelle et spiri- 
tuelle. Ce sont les ordres mixtes. La vie mixte com- 
prend donc l'action et la contemplation. C'est la vie 
mixte qu ont menée Jésus-Christ et les apôtres Le 
divin Sauveur en effet, persévérait dans la prière pen- 
dant la nuit, et prêchait pendant le jour. 

.< -,®"PP"«""''' que votre Directeur vous ait dit • 
Mon enfant, je crois voir elairomnt que le hon Dieu 
vous veut a son service, vous renoncerez au monde et 
vous entrerez en religion ". Est-ce que l'étude de la 
miestion est réglée ? Non, car il reste une partie secon- 
daire encore bien importante à décider : Où serez-vous 
en religion î Sera-ce dans la vie contemplative ou 
mixte ? dans 'es oeuvres d'éducation ou de charité 1 
Les missions lointaines, les hôpitaux, les asiles des 
pauvres, les malades à domicile, les écoles, les collèges 
et les pensionnats, soUicitent en effet le zèle et récla- 
ment de très nombreuses vocations. Toutefois ces 
questions sont beaucoup plus faciles à résoudre que la 
question fondamentale de la vocation. Une fois qu'on 
est résolu a quitter le monde, le choix du sentier à 
prendre peut être vite fait. Beaucoup de communautés 
ne se distmguent pas entre elles par des différences 
bien profondes : partout" la profession impose les 
mêmes vceux, la Règle établit les mêmes exercices de 
piéte, les supérieurs exercent la même autorité les 
sujets sont tenus à l'écart du monde et de ses foUes 
jouissances. Tous les trains de vie religieuse se res- 
semblent jusqu'à un certain point ; discuter trop 
longtemps celui qui nous portera, ce serait perdre du 
temps et nous exposer à manquer le voyage. 

Cependant, il est juste que chacun choisisse la 
société qu'il préfère. Dans le milieu qu'il aura libre- 
ment choisi, il se sentira plus heureux, et U pourra aussi 



-ANUEL PRATIQUE DE VOCATION „, 

dans le religieux qufpo"i','aifdP^°d"/r^^^^^ m. joV 

cette société où je souffre, c'est au'™ . / •'/ ^"î" «^««^ 
mes attraits." Bien dIus Vnrt „ ^* , \^^^^ violence à 
religieux qui vit dansTlieu a"'-?/'" '? ^^^^^^on est le 
choisi. . . '® "^" 1" " a aiind et librement 

noviclrqud"cLÏ:.Tes1^^^^^^^^ vers un 

elles sont la cause là nlua nr^^ -^^ T* dangereuses 
de temps à autrî^fSënt IttnXl"' «^^^tions qui. 
communautés. ™^ *"™*«r les supérieurs dS 

connfirKautîSJt^SiJr '^ ^«^^ ^ 

gnenfseî;ViîSu:yeWt?^l?f«VV'^r «"«*- 
ces aptitudes, surtout s'il" Zi',f *~<^^^^"™" «t 
d'ordinaire une indicati^a^r «^ T^^à^^^ 

surno^e'^dSl^"-*""»» 1"' P«rfo'« influent 

plus!î^S"^;;;t^*^*t^;«--Ilfaut un goût 
l'Ordre dans lequeTon a^^rp f T'^^'^J^^ P«"""it 
ordinairement Sides^mnl?^*^'"- ?" "^1™"* 
«ne disposition nat^lle on v l^™" ^i'*^"^'^ "^ » 
mentjlWupationpllît- pmIJ •"•''^ ''," «"«tente- 
aide à réussie Le ieunp h„m^ P."?' ''"'"' ^ t^o^^» 
goûts Personnels^S p&en^^Sr ^' ^ 

pension de nature ve^ll'Z ^ eTre«^'°^ r" 
pourra trouver une certaine V^^t'^e^HeTu^. 



SM 



HANUEL PBATKJUB DB VOCATION 



être spirituel. Le véritable attrait a des vues plus 
élevées : c'est conmie un besoin de l'âme d'être à jfs™ 
sejd de le conteWer en s'occupant dTlui, en vivfSt 
seul avec Lm, en priant et en s^immolant avec l2 

Si, étant encore dans le monde, la jeune flUe nar 
exemple, a cet attrait intime et su^nat^ïelT si eîle^" 
réalise dans la mesure de sa grâce et des circonstences 
avec un vrai profit spirituel, on peut la considérer 
comme appelée à la vfe contemplative. Po^ le con^ 
fesseur, découvrir cet attrait dans une pénitente et en 
juger, est plutôt dit le P. Surin, affLe d Wo^ 
de science de patience, de vigilance et d'union a vm 
Dle^ que d'action et de parole. 

, I«B apatude8.-La vie contemplatiye requiert un 

eepnt plus pose, moins dominé par l'imagination un 
coeur plus vigoureusement détacté, un vrai déeoût dS 
Sn'.Tir'* *** bonne.humeur, ^t de coXrf uSe 
eertame tendance marquée vers la prière, sous tintes 
tetéri^T^' r ? *^'^* ««"-açtérisé pour la mortificatiol 
intérieure et extérieure, enfin un grand fond de religion 
ravers DieiL Un caractère un peu timide et quelque 
peu concentre, n'excluant pas la rigueur intérieure 
envers soi-même, n'y convient pas mal ; mais il ne faut 
pa« de mélancolie. Ce qui est suri;out nécessaire, pour 
enteer dans un ordre contemplatif, c'est une volonté 
arrêtée de se donner totalement à Dieu, à l'oeuvre de sa 
sanctification, et de la rédemption des âmes. 

La vie religieuse dans les ordres actifs et mixtes 
demande un caractère soumis, souple, un coeur conci- 
h^t^ généreux; enfin une âme, décidée, entrepre- 

Eemsuxiues : 1. Toutes ces quaUtés et ces attraits 

S «nffitT .^^ ^*? ^^^' "" ""J^*- <ï'"8 ™ l'a"* degré ; 
Il suffit de les constater ; le noviciat et les secours de la 
▼le rebgieuse les développeront et les affirmeront 



^f^wrai. PBAnqra va vocamoh 



2 r» '^^ 

lités ou bien par un excès d'l,™;it;"T5 *"'" ««^ qu«- 

pour la vie active que^So^^ lJ^^'^\ P'"« <!« «"té 
peut cependant, co^p P^rff -^^ contemplative, on 
titutsle^Brouvc'renZbiinZ"^^?/* *»«« leslii! 
santé, fa prudencedes »,ml^ ^*'^*."^«« «ne faible 

de cette faifiesserordoSerLrZt^" ^*'°'' "«'»?*« 

~utX?"'^''''"*'^^'*""^^^^^^^ 
nîentX de^'voiS^qîR.-^,--' ^- l'accompW 
vigueur corporelle Onïl^îJ?® certaine somme de 
«iivine, si eKïlùe à^lLOTi.?»* ^ Providen^ 
une santé snfKuite tC «Î! ^ "^^P??® «»» accordant 
L'examen de iTsantéEn^^'l^'^P^ '«« devoirs. 

de la vocation/etSdrvni.^r^'^f^' *'«*''"« 
décidée, reste ik quSn Jf, T"*"*? religieuse est 

lequel on entrera. Wo^cesml"'^ *l^ ^'®"1«» dW 
vivre dans tel Ordre tandirnS"^"*!*"*-^*"» Ponr 
autre. La perfeS rf^ ^."'cUes suffiront pouTun 
qni n'est qu^^ufmoVTeVnTla «r ^'/^^ériU, 
gation de sa propre volonté 8i^' "'"i^ '**^« ''«l>né' 
les pénitences co^rlnes voua nnnJf «^^LPorté pour 
tiquer avec discrétion ' ^ ""^^'^ P""^»"* la pra- 

à touXl^^s*?eti;7aunr "^ '«^^^^^ «-* «^Pt^ 
spéciale, ifs peuvent s'Idftnti^-^^™'"* une formation 

dVcupAtions? oeuvres de cL^^ 1"«1 K*»'* 

Souvent, alors, la Kden.P «f t "" «"«"ignement. 



W im 






f*t.'^Jtejf ^^ 



332 



HANUEL PBATignB DE VOCATION 



supérieurs lui confieront,... mais il ne «nnnoîf « > 
çoimnunauté religieuse /ceÙ^qS l'a" levrn'est'u ^' 

Test l'enW ? tT 'T' 4"^« qu^aî^e t'^d^Tt 
/ii=t ^enfant 1 Tel autre enfant a de merveilleuse 
appositions pour les études, U veut être m"™'écT 
Pourquoi n'entrerait-il pas dans la phalange des édu 
cateurs qui ont façonné son âme 1 Un autre enfant 
aspire aux oeuvres des missions lointaines -Une^* 

S^n^>Z* r"'"' 'ï^;" «« '''»"« à la socWte' qu'S a il 
bonheur de connaître : à quoi bon hésiter lonetem™ 
entre les diverses sociétés ^e missionnaire f^^ 
Dans la réalité, c'est souvent ainsi que les choses 
se passent ; les enfants avides du dév2uem^t „t 
«eux entrent dans la communauté qui 1m a for^ 
fiiende plus juste : les sociétés reUg?euservitentS 
des fruits du champ où elles travalent 

Disons enfin que, pour ce choix particulier le direc- 
teur doit être consultr Lui seul p^t teZ^ eS 
en garde contre l'illusion, contre l'entrXrirtM^ 
sager, contre des enthousiasmes factices En f^t^^ 
vocation, je donnerais aux enfants comme règle d'w 
ieTrZJ""* = 'îf.*?*-*'* «""""^ démarche, surtout 
^tr^e'^Se^r'' '""'°° """^ "^^ consentement il 



j,.g,<':P"^}mr"m^ 



CaAPITBE CINQUIEME 

PREPABATION PROCHAraE A LA VIE 
RELIGIEUSE 

peut-être des aimées avanf 1^ attendre des mois et 

conduite doit^^te^r î n faS 7».« V^T ' '"«"^ 
pj.^^^^j^^^ lemr t u faut faire la préparation 

Elle consiste, en partlcnliar ■ t>o„o i- a m 
-Pléte ,ue possible^SSè efX t*:^^ 

lemeîr '" ^™*"'"*' '^^ ''^P»^* "« P^^e et de recueil- 

'ou^n^^-SJ-^i-sreCteir-^- 

boud?^d1s:Œt.taf^\t' -•^'-'"-eu, 
Heu^riîSiSdTSi:^. «- ^--*« «t -P^ 
tout SToïdr"'^"' '^ "^ '='""*^ --« frères, soe««. 

autaS^eksdtoLKrt,'"- '^''^^^^ P^^^^-- 
-ttent' l'esSe-^refaïrZSïSi 



. mÊÊmmm^',nmjÊ^-^-_ ^^ 



*>* MàNOTL PBATBJOT db tocatioh 

Toute personne qui se prépare à la vie relirieuse 
aevotion envers Jésus et Marie. ^^ 



I m 



S>S; 



^^' 



mÊm^mf9i7'«'. 



iiàt;]!»^:.^--^' 



MBOUnOH QUANT AU MAWAOB 

que Ï^SïSf"aT^c^^«/n^^ Ir '-^^'«' 
«onjes prudentes et désl^fl.; Jf «""««Is des per- 



OHAPITEB PEEMŒB 
DU CHOIX DIJK EPOUX 

gatîons qu'eUes XwCt* ri* ^"v^?."' «î^» »»>K- 
P««ats,p^ur sortir i^C*;.Pp»^.oMù- à leur. 

«e^eï^'^Kttl^ ^^^r '''' '^™- 
temps on l'emploie mX^GeSeC^f f ' ^*. P*» ^« 
l'acte de la vie qu'onfeit «^fT^ "^°* ^^ mariage est 
conme si l'on av^rprif à S« L P^"' d'in-éfll^on, 
j^g^ «"i pns a tache de se rendre malheu- 

Rechercher avMt ^2^168 nuXif "' ™P»rt«nte f 



33a 



MANUEL PBAKQUE DB VOCATION 



Je dis avant tout et surtout : car nous ha nriL 
tendons pas qu'il faille fermer les yeux entièrem^e^ 
8ur les avantages de la nature et de k fortSne NoL 
S'^. ■*§"'■•* '*'^« ^^ '"««"« qui ne répurae pas à U 
aamtete du mariage ; mais, demandez, a^nt^tSî.t ta 
bonne conduite et la religion. Ce sont des bieM n,« 

tout le reste, sans eux, ne serait rien. 



""«*■( i"m -'î^K;'*""-» •«. f .FI» II» "Wir 



CHAPITRE DEUXIEME 

DU CHOIX D'UNE EPOUSE 

gulioronient, selon ;,, perf.mnl^ " s'allègent siu- 

malheureux et en voie de se nJ-ri. '"" '"'*''' «« "e-ei, 

est celle que Dieu voufaZï^* "''''■ '"''"''-'"• Quelle 
J«tre complément et comm„ ?*'""'' P""' ^t'-e comme 
Quelleest celle qu^laT^? '"«"'•, de votre âra^l 

Car ,1 y en a une, Dieu iHonnaft ??"'''*"« à lui ? » 
connaissiez. Prenez donc pour cel» 'V'''"*,1"'' ^«"s 'a 
qu'il vous offre : ^ ""^ "*'» *""« les moyens 

cetrlsor'Se m.y'cteSet'a'ur"' ''K' -°-»t'er 
auquel Dieu seul peut voul ré2nr"' '"'•f'"^''' '""is 
1*8 maisons et ParMnt «L^T j '. '"''■ '' est écrit ■ 
gato la femme pmdmtwtï^L^^i P" ^o" Parente,' 
Priez-le surtout par vot^e pron?/' ""^ ''.'' Se&eur"' 
jeunesse régulière et chrétLZ ''°"'^"'?"' P*"- ""e 

2".^ .^^^'^^'fertw^Z-mMi' " •;«* écrit 
de vertu." ■'«euse se mérite par les actes 

mêm?itst«?liKr*|^^^-"« P-' elle- 
son coeur, pour ses vertus LwT^' ^^ ^°" «sP^t et do 
sa reliçorqui les garLti ïoÛt« * ''''''"'«''^' «* P»"^ 
beauté fragile et périfeuse Ln^^f ' "°P P""»" "ne 
teuse, instable, brillantfi f )<. P""'" ""« fortune dou- 
au toucher.-BeXrcW ^ ''"^' ""^^^ Pleine d'épines 
pudeur, la verru,t'5e8,ff;œt tout et surto^uTll 
éducation chrétienne f «héXz l» l ?^''^«t?re et une 
les limites et les convenance de voh.« P^^^i^oms, dans 
dition et de votre état ^ "«'*' ^e votre con- 



■W«..mv,a,dl«<l«,t.u.«iprl,». SSA 

réciproque, une inviolable SdéUté. le 80 l,m^;3° 
ses enfants la sage administratrôn dTla mirn" k 
seneuse application à tous ses devoirs. Orrcef qualités 
précieuses, m la richesse, ni l'éclat de la ni ssance ^ if 
beauté du visage ne les sauraient donner : ce wiue^ 
fruits d'une soSde piété, d'un jugement droK eÏÏ W 
bonne éducat on lî est donc évident que, dam le S 
Z dTl'a'vertri î'^\^' '""t '««««ier avanUout à S 
de l'âme. ^ ^^^^ ^^ '" "«nduite, à la beauté 

Oh ! si les mariages se réglaient d'après ces consi- 
fe^nfi "T^^" ^' changements danslelar^Xi 
En^ ? ' ?, ^ ^" " 1"^ '•«'«*«"* méconnues dans k 
SîL'^ *f™^"^' P^r?" •>"'«"«« "'ont ni fortune; S 
^ertÛrto^ftlT"'""' •'i«n,<l"'°n leur recomiaisse Ce 
vertu à toute épreuve : on les rechercherait bien davan- 



fXJSd?KU"sT&;.''°»' la tête n'«,t 

«"««"T ne connaît que vfmt/nt H- ^« «* de rien», dont 

trouvent facilement à seX^»- diM«pations, mais qui 

it heureux : an nnn?.» i?5 '.?« P" moins, sont 

nitié naît H'«ii,^ 



sion aveus 

«renient heureux" «n"^r„?"'"* ''^** pw moins, ânnt 
même entre ég^ux.' aL?" M^S' ''"^«^ niSH-X 
je «aurait-elle être niteu I'i«*« •«"".«. à n^T. 
de vous. ' "* "'«" «u-dessous, ni bien au-dessus 

I- «^ule'ttftrde'tLt''^'''"'» «»• cmoti- 

^rc.iirî^5S^"tr&ai2'^ 



quand s'est éteint IV^tif^ '*^ ^«fléchir. pZ 
«-- 1 ^e -«ret,VX^Sœre;7^-| 



Z^-'' 



'iiM 



MO 



MANTEL PBATIQUE DE VOCATION 



reproches et les aigreurs : toutes choses qui rendent le 
joug du manage insupportable et accablMit. 

Conformité donc autant que possible, et ressem- 
blance en tout. L'état du mariage est un état d'affec- 
tion et de confiance mutuelle ; or, l'affection et la 
confaance ne peuvent subsister et se maintenir ordinai- 
rement qu'entre personnes égales. 

, R'fin ne nous fait mieux comprendre l 'importance 
J un bon choix comme la sollicitude de Dieu à cet énard 
Notre (hvin Sauveur afSrme que la sollicitude du Père 
céleste a votre égard, va jusqu'à s'occuper d'un cheveu 
de votre tête ; combien plus s'occupera-t-elle du choix 
que vous devez faire d'un époux, d'une épouse, quand U 
vous appelle a l'état du mariage. 

La sainte Ecriture témoigne de la sollicitude de 
Dieu en ce point. 

1. Elle nous le montre tout d'abord donnant à ses 
enfants, comme un bon père, des avertissements pleins 
de sagesse sur les inconvénients d'un mauvais choix et 
les avantages d'un bon choix. Nous citons quelques- 
uns de ces avertissements : " Il vaudrait mmx 
demeurer sur le toit d'une maison, exposé à tontes les 
intempéries, que d'habiter avec une femme querelleuse 
dans une maison commune." (Prov. 21). " Heureux 
celui qui habite avec une femme de bon sens mais 
vaut mieux demeurer avec un lion et avec un drason. 
que d'habiter avec une méchante femme. (Eccli 25) 
I^ femme qui ne rend pas son mari heureux, est l'affai- 
blissement de ses mains et la débilité de ses genoux ■ 
c'est-à-dire, que les peines et les ennuis continuels 
qu eUe lui fait éprouver, éloignent de lui tout plaisir 
de s occuper de ses affaires, et lui ôtent toute l'éneririe 
dans l'action. (Eccli. 32). * 

A l'encontre. Dieu dit le bonheur d'un bon choix : 

La femme vigilante et vertueuse est la couronne de 

son mari." (Prov. 12). La femme sage bfttit sa 






II:, m%^ 



MANUKL PBATKJVB DE yocA„ON 



pin» PrtcienM Wôr. ^ccli*?)!* "• « »o«»««3?",S 

de la terre pour la trCeV (R-'v li^)""'"»" e»»»»"» 

et vertueux. (Eccli. 7). "«"^ge a un homme sensé 
pasà^o'S^e^iifgt^Pt^^Uede Dieu .e se borue 
Pirer aux jeunes leÏÏe plus /™ *h*''-'^?«*^«« à C 
choix d'un épouxTou d'i^eér^^ "^^"""^ ''^'"' ^ 
dmger ce choix, d'e divers f^ ^^ •'"*•'"'« 

Ecoutons encore l'Ecriture Sainte ■ 

richeBs^rS^'^.^,*" donnent les maison* et le. 
donne M'kom^^el^P^^nWe ^, * 5 

épou^Vrttu^'^^'^-t -iire la méme^o'e ''un 

content, et la jo!" m™ In îi^J'!™'' "« »»«>« le K 
(Eccli. 26). cilSj q^rt^^L**""!" «" '""» 'S^ 
trouvé un'trésorTet'ÏÏ a ^^1 SSL^""' *J»»~^ 
de joie sainte. (Prov 18^^ Beignenr nae source 

16 ■ ^' 



^..ll^'^l,- 



■w* 



241 



MAinjBi, PBAirqtJK ob vocation 



Et M Dieu est prêt à donner une bonne épouse au 
jeune homme rertueux, a dédare que sa providence 
permettra que l'homme vicieux ait en partage une 
f^™î! ™e«l»ante ; tonte maUce, est-il dit au livre de 
l^cclésiastique (25) est légère au prix de la maUce 
dune femme; qu'elle tombe en partage au pécheur. 

ta lecture de la Bible nous montre, par les faits 
pliw Tivfflnent encore que par les textes cités, avec 
qudle sollicitude Dieu s'occupe pour ses enfants, du 
chouc d un époux ou d'une épouse. Témoin l'histoire 
de Bebecca et celle de Sara. 

Souvent, aujourd'hui comme aux temps anciens, 
une épouse vertueuse est une récompense accordée à 
la chasteté, et à la piété d'un jeune homme ; comme 
aiusi, im époux méchant est, bien des fois, le châtiment 
mnigé a la jeune fille volage et sans moeurs. 



*-lr • 4M * •!» 



p^-*, 



.# i 



OHAPITEE TBOISŒiœ 

COmVTTE PENDANT LA FREQUENTATION 

tout chrétien et Moi C c w à t^°^ '^^J^ P»"^ 
Saiat dit : " Qui aime la Slrti ,♦ ^ *°"^ 1"^ l'Esprit- 

« dangereuses pour toutk moT,'^» i ''f «ccasiona 
rement pour la jeunesse tf «ni^' i^ f "?,* Par«culiè- 
songe à i^établir. ' ^* ''"^°''*' * l'âge où l'on 

tropS^Tstlt'Snlr^^'^",^' '«« ^'-i°"« 
que souvent elles ont UeuH?^''''^'',,'^" «"''•«ea teUes 
tête dangereuTles rendez tZ ?'" ^>S««' ^«^ t^te-à- 
surtout, les fréquSiomZirP"''^t"^ «* ««^out, 
réserve. KumqW mC inT.^1'/^"^/ ^^"^ «* ««» 
seul. L'abandJndecet+^Jl^ "."^ = •^"™«'« seul à 
fautes ineaIeuIabl^/erd*'/mXU"4:l^« ~ «^^ 
'nent^St?™^'-' •^^^a-t-on-Oui, mais sobre- 

. C'est la coutume.— H nv . ,>». j 
puisse prescrire contre ravano?ipPT« coutume qui 
avec ses maximes et ses cout^«'. it ""«"de passera 
reste éternellement. C'est I«Tn.?f' ^* P*'°'^ <î« I«eu 
de tromper les autres IwIrH"*™"^ "''«« ^e voler, 
Phémer,'ke négliger sVpS de TT""' ^^ ^^ 
le monde ; cela voua «nt^^î f'-,-^ "^ ^^« que Pour 



,J=f^JI 



M4 



MANtJBI, PBATIQUB DB VOCATION 



"*1°^^?*P'««" pied de l'auten^t%ritéTl?^ 

quentations seul à seul telfes qu'elles sevrltiauZtZ 
peu partout, mais surtout à la campagne » ^^"* 

A se mieux connaître î. . .Dans ces rapDorts 1« 
jeune honune et la jeune fille se montrent-iktels qu''i^ 
sont i Leurs âmes, leurs coeurs, leurs caractères «^ 
ces rencontres sont déguisés : tôutesleiin, fltHtt.Hf? 
toutes leurs paroles sont des 'trompe l'oT • ' i flulf 
se connaître avant de s'épouser, dit Couturier voSà 

^"T ";ie'''%%r/^ •=""*''"'*?' unTngageme^ 
iwur la vie. 11 faut se connaître I HélaH I sa 
connait-on dans ces circonstances où tout est aveugle- 
ment déguisement, attraits, artifice, intérêt, où Tm 
les défauts sont enveloppés sous les dehora 1™ « nf 
séduisants î Le caracte^^e se fait coil Jtoe plus vit^'^? 
mieux dans le cours de conversations, de soirées passée 
en famiUe, alors qu'un plus grand nombreTe peKS 
sont assemblées. Donc, une jeune fille ne deZdt 
jamais rester complètement seule avec Li Se 
homme, elle ne devrait même pas lui parler à l'insHe 
ses parents et hors de leur présence, eScorTmoiS ^er 
seule aux veillées. C'est surtout dais ces sortes de wo- 

iTpIufsœir^-^^'^ ^« '»""^^'^-* «*^^--t 

direffi^S^sT^or^tntsStellf^^^^^^^^ 
conduite, nous risquons fort de ne pas trouver d'^i« 



:»_iip 



i 1 



4- 



HANTEL PWnqra M VOCATION ,„ 

o'^^SelSnTleS^.' «* -- -X»- que 

tiens seraient resprifasLz ^fi^?^!. ^•'°™«» «î^^- 
«baissé, ils auraient des âme«i-'- "-""^ "''"^ 

pour dédaigner des jeunps^iol *^^ P^" chrétiennes 
-ent selon^lenr f oi^ar SâTe ^eS» "^^ 
par^rde'i^^dSî^enn^^-yezdes fleurs toutes 
la violette, dérobez-voM a^f^îl» /^^^'^'^^ '" "«««ne 
on saura bien vous dl^r^^î^We t^TvS^'^^' 

confit::Ss e?f^^ rsSp:Te''PP^"«-r ^'^^-' 
«'otre avenir avec DlusHpo^^f ^<.^ J""»' »! veille stir 
terrestre. Entout cas Lp ï."*"'^'.-'»"" ^"^^ P^re 
seule assurer ^^^rTèe ^LZl^,''*T^'^^^^ F"t 

enaS?tr;^-KSde.ouv^^,.rti 

Bi -u"n^e\re?e'£Tà%"^f ifa^Â? ^"^^ --«on ; 
votre devoir de chrX\fT,t<?r *"* °*^" -"s appeUe 
de chercher avant tout^f' J°"^ P^'f ?'^ ^*/°"« ordonné 
Or, ni les dang^,^ ni"es s^^ir""* la volonté de Dieu, 
ni les rendez-vous ilLfWnr.?-"??^^ "^ '^ *^^^*'«' 

valses ne peuvent voi«»™L fréquentations mau- 
qu'à fairedhoix °^ t^t^,' ^""^ -«"^ '»«"'««'. 
selon Dieu ^ ' ""* ^*^°° -« Po^^ons et non 



-..f f:...A. 



TABLE DES MATIÈRES 

PBEMIEaE PABTIE 
DE LA VOCATION EN OÉNÉRAL 

CHAPITRE PREMIEB.-Hotioiu. ^*^ 

1. Vocation 

2. Etat de vie chrétienne. . . . . . 9 

3. Kombre des états de vie.. f 

4. Dieu destine à chacun un état'de vie in 

5. Combien il est important de choisir l'état 

que Dieu nous destine 

6. Principal obstacle à un bon choix." 25 

7. La meilleure disposition à l'étude de la 

vocation 

CHAPITRE DEUXIEME.-lïoy«B.deooDnaît« 
■a vocation. 

I 

IiA PBIEBK 

1. Sa nécessité pour le choix d'un état de vie 37 

2. Sa pratique ' ' ^ 

—des Retraites de vocation .".. ^ 

— ^Prières .. 

* *4 



"*• TABLE DB9 MATIERB8 

n ^•8« 

LABETLEXtON 

1. Elle fait souvent défaut.. . 4^ 

2. Pourquoi la réflexion. ... J? 

3. Son triple objet: 

1. Notre fin „ 

2. Les différents états de vie . . . . . . . . .' . ' 52 

— des signes de vocation 53 

3. Nous-mêmes ,/_ gg 

m 

LE COHSEn. 

1. Il faut demander conseil. . . 57 

2. A qui demander conseil ia 

fe^èiL*""* **^^ conn^tre à ' son ' conl 

O^ 

Th' I I ■ . ' ■""" 

DEnZIEME PABTnS 

ÉTUDE DES DIFFÉRENTS ÉTATS DE VIE 

ETAT RELIGIEUX 

CHAPITRE PREMIER.— Notions. 

1. Définition a» 

2.Fin8 ^ 

3. Formes '.'.'.".'.'.'..'.'. gy 

CHAPITRE DEtrxiEME.-Devoin 69 



f 



I 



l. 



TABLI DM KATmn ,4, 

1. Pour Dieu 

2. Pour soi-même. .". .' 2? 

3. Pour les autres V.". .'.'.".'.■'. In 

OHAPn^^ QUATRIEm-Arantag..' «pW^ 

86 

85 

CHAPITRE SIXIEME.-SignM de vocation: 

1. L'attr&it Bnmaturol. 

a. Notion 

^ A!.*4?"-i*® sentinientllde raison! .' . '. ^ 

c. L'attrait est nécessaire. ... S 

a. Ses qualités.... J^ 

'■ ^S!". .'"°"*' " ''^" " P'°d'^ent ■ cei ^ 

i ra^.Ta^^ '"'^?'^ oùhuiiiiis; ; ; ; ■.■;;• m 

mo«ft.i"-^°'^**'°'''l"^''P<''^Pri^epeun 
2. I.'^^S"™*°*«"™«*'^1 .... 107 

a. Notion 

b. Sa nécessité. .. JJ} 

3: le^d'î^â.ïl^Œ^'^^-^^euse:::: ÎÎJ 

a. Des attaches du coeur i, > 

b. Des péchés de la vie passée .'.".■.■. '.'..'. '. \ \ [ \ ^5 

CHAPITRE SEPTIEME.-Orâce d« la vocation : 

1. Beaucoup sont appelés n» 

2. Tous ne sont pas appelés ".'.[[^ [ \ \ JJ| 



ISO TÀBLB BM MATinn 

8. Gratuité de la vocation ^ 

4. Inconvéaient à entrer au eouVàit 'sana 

' vocation joi 

6. Gwveimprudence à ne pas 'suivre "l'appel 
de Dieu dûment constaté ..,, 122 

OIUBAT OAira LE MONDE 

CHAPITRE PBBaOEai.— Notioni. 127 

CHAPITRE DEUXIEME.-Bxcellence miniata- 

"•" 129 

CHAPITRE TROISIEME.- Devoirs 133 

CHAPITRE QUATRIEME.— Utilité dn OéUbat : 

1. Pour Dieu 107 

2. Pour l'Eglise .;.;; jâf 

3. Pour la famille .'!.'!!.!.'.' 138 

CHAPITRE CINQUIEME.— Peines et incon- 

Ténients j^q 

CHAPITRE SIXIEME.— Signes de vocation : 

1. Vrais signes I43 

2. Faux signes .....'. 145 

CHAPITRE SEPTIEME.— Danger à rester dans 

le célibat contre le bon plaisir de Dieu ... 147 

LEMABIAOE 

CELAPITBE PREMIER.— Kotion et Excellence. 151 

CHAPITRE DEUXIEME.— Devoirs prindpanx : 

1. Envers le conjoint 152 



M 

t 



^"^wÊ ^M^ 1^ li^*è ^itif^- 



j 
i 






TABLB DM MATnUS ]si 

Page 
2. Envers le* enfants 154 

CHAPITRE TROœiEME.-Av»BtagM d'un bon 

nukriagv obrMra _ . . . . . _ 157 

CHAPITM) QUATRIEME. -BoBftMwet et 

P*^ 159 

CHAPITRE CINQUIEME.-Dai>gOTsplrlti»li. 166 

CHAPITRE SIXIEME.-Orâoes ipédalai m 

CHAPITRE SEPTIEME.-Sl«nes de vocation : 

1. Signes positifs 17-1 

2. Signes négatifs ;;; ;; 171 

CHAPITOE HT7ITIEME.-D«nger à «ntrer dus 

le muiAKe contre le bon pUirir de Dira. 175 

LE 8A0EBD00E 

OHAPIT^ PREMIER.-Oette vocation vient de 

Dieu d'nne manière spéciale ." 179 

CHAPITOE DETJXIEME.-Blle est nn «and 

nonnenr "^ joj 

<^'H^™^™OISIEME.-Hle est un «rand 

lOv 

CHAPITRE QUATRIEME.-«gnes de vocation 
an sacerdoce : 

1. Pureté d'intention 107 

2. Goût prononcé pour cet éùi. . ... .' .' .'..'. 187 



••• TABLl DM tUTlMMWB 

8. PureMdeeoeup.... ^ 

4. ^our dncère pour Jàiuslchriat." ." .' ' ' iS 

6. ZMe pour le «lut de» âme. Jg 

8. Estime pour les fonotioMeoclédMtiques' IM 

7. Vif «mour de la perfection saceST; m 

CHAPITRE CINQUIEME. -Slanes da .an 

woatloa à l'eut ecolWiiS;?.. !^. . T." im 

CHAPrmB SrxiEME.-Motif..t obligation d. 

■nlTW la vocation au laoer^oceL^ . 195 

CHAPITRE 8EPTIEME.-D, la rocation à 
1 apostolat aux miaaiona lointaines : 

1. Existence d'une telle vocation.. . . 201 

2. Son excellence Z^ 

3. Motifs que l'on doit se " projK.ser "en 
fflnbrassant cette sainte vocation. . . 202 

4. Signes de vocation à l'apostolat. . ' 204 
0. QuaUtés requises dans un apôtre. ' ' 205 



^' 



TBOISŒUE PABTn; 
LA DÉCISION 

CHAPrniEUNIQUB.-Méthode à suivre ponr 

faire un bon choix 209 



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TABLB on UATinu -j, 

QVATSma PABTOE 
L'EXÉCUTION 

— <Ju«nt à la vie religieuae.. 215 

Mt poMlble le d6.«te «Tété d W?" 
•^ 217 

1- L'âge peu avancé oio 

2. Le dé8ir d'une plus longue délibération;..": 220 
à. La crainte de ne pas persévérer 221 

^fcnd?''"!""«.»"«-t««td«d*"gers ^ 

CHAPITOE THOI8IEME.-0auM. légitime, qui 
PMwnt retai-der ou empécherrîSSrt^'en 
^^ 225 

CHAPITRE QUATRIEME.-Oholx de l'Ordre 227 

^^^e^^^r«^;^^--.p- 333 

—Quant au mariage 235 

CHAPITRE PREMIER.-DU choix d'un époux. 235 

243